15 mai 2014

24 députés européens FN sur 74, 0 sénateurs et seulement 2 sur 577 à l'Assemblée Nationale!



Même si vous n’aimez pas la télé, ni les chaines d’état de la pensée unique, il ne faudra surtout pas rater la tête de Pujadas annonçant le raz de marée du Front national à 20 heures le soir du 25 mai prochain. C’est bien la première fois qu’un tsunami peut être annoncé à l’avance et pas seulement en France, car les partis souverainistes vont être les vainqueurs de ces élections dans la quasi-totalité de l’Europe. Les présentateurs, mis en place par les  régimes UMPS, vont faire grise mine car il est prévisible que les eurosceptiques vont arriver souvent premier ou en seconde position dans de nombreux états européens. Il faudra aussi surveiller la bobine de nos politiques plutôt que d’écouter leurs discours éculés de soirs d ‘élections, car comme d’habitude les Fabius, Rama Yade, et autres Copé, vont encore nous prendre pour des imbéciles. Ils vont nous expliquer que les pro-européens sont majoritaires au Parlement, que la démocratie est sauvée, pour cela ils vont associer les socialos, la droite et centre droit, pour nous expliquer que l’on a eu chaud, que c’est un avertissement qu’ils ont bien compris, mais qu’il ne faudra pas recommencer. Comme d’habitude, on laissera à  Marine le Pen peu de temps de paroles, bien qu’elle soit la grande vainqueur. Quant aux socialos, ils vont nous refaire le coup des municipales, qu’ils auraient dû mieux nous expliquer l’Europe.... La dictature est en marche. 

L’étendue des dégâts risque d’être impressionnante, si on en croit les sondages :
-          En France, un sondage vient de donner le Front national en tête avec 25%, suivi de l’UMP avec 21%, le PS, 16%, les verts et l’UDI/Modem avec 8% chacun et le Front de gauche à 6%. Tous les autres partis sont à moins de 5%, donc non élligibles. Le FN pourrait donc avoir 24 députés, suivi de l’UMP, 19, le PS au nombre de 14, suivi des Verts et de l’UDI/Modem avec 7 députés chacun et enfin le Front de gauche en totaliserait 4.
-          au Royaume-Uni, l’UKIP de Nigel Farage, est crédité de 30 %. Cette élection devrait permettre à l’UKIP d'accroître la pression pour la tenue d'un référendum visant à faire sortir la Grande-Bretagne de l'Union européenne. Le grand perdant de ce scrutin devrait être le parti conservateur de David Cameron.
-          Au Danemark, le Parti populaire danois est en tête des enquêtes (25 %).
-          En Autriche, le parti frère du FN (FPÖ) joue lui aussi la victoire (21 %)
-          Aux Pays-Bas, l’allié de Marine Le Pen, Geert Wilders (18 %), occupe aussi la tête des sondages.
-          En Hongrie, le score des anti-européens (partisans du président Orbán + parti Jobbik) sera probablement largement majoritaire.
-          En Grèce la gauche Syriza et Aube dorée confondus sont à 40 % dans les sondages.
-           Les démocrates suédois, et leurs homologues finlandais, battront quant à eux certainement leur record.
-          Même en Allemagne, cœur de la citadelle euro, le tout jeune parti Alternative für Deutschland, dont les affiches et les coups médiatiques détonnent, fera une entrée fracassante. Les sentiments anti-Union européenne se sont intensifiés tandis que de plus en plus d'Allemands dénoncent la "sur-réglementation" imposée par Bruxelles. Et puis certaines questions européennes font débats, notamment l'immigration en provenance des pays les plus pauvres de l'Union européenne.
-          En Italie, le parti 5 étoiles de Beppe Grillo qui veut, tout comme le FN en France, sortir de l’Euro, est crédité de 27% dans les sondages.
-          En Pologne, pour ces élections, Droit et Justice (PiS), le principal parti d'opposition de tendance eurosceptique, s'est allié au Prawica Rzeczypospolitej de Marek Jurek. Ils sont donnés favoris par un sondage et obtiendrait 32% des sièges, soit 10 de plus qu'en 2009.
Si les mouvements anti-européens confirment les pronostics, cela pourrait bien secouer les crânes d’oeufs du monde politique bruxellois.

Elections européennes: en France, tous perdants sauf le FN?
A quelques semaines des élections, les divisions à l’UMP, la chute de popularité de Hollande et de Valls qui tombe sous la barre des 50% un mois après sa nomination et la multiplicité des listes (25) font que tous les parties en présence sont en baisse, hormis le Front National. Le rêve de Marine Le Pen de faire du Front national "le premier parti de France" en se classant en tête d'un scrutin traditionnellement très favorable à sa formation politique va être certainement atteint. Toutefois, ce scrutin met en lumière la disproportion avec les élections nationales en France où le parti ne dispose que de 2 députés sur 577, aucun sénateur et seulement 11 maires de villes de plus de 10 000 habitants. Le Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui avec les Communistes espéraient bien se hisser au niveau du Parti socialiste vont faire choux blanc. Il devraient réussir à dépasser la barre des 5% en faisant 6% et pouvoir conserver 4 députés européens.
A droite, comme à Gauche quand on regarde les têtes de liste, ça sent la naphtaline ou bien les placards dorés pour ceux que l'on veut doucettement mettre à la retraite. Nos députés européens sont complètement largués, Ils sont reconnus comme perpétuellement absents, sauf pour aller toucher leurs salaires. Pas étonnants que l’Europe se fait sans nous.

Qui veut s'allier au Front national ?
Il y a beaucoup de partis euroseptiques en Europe, mais comment rapprocher le Front National et le parti conservateur britannique. Ils sont pourtant tous les deux anti-européens, mais pas sur le même sujet, le FN est contre le traité transatlantique alors que les anglais sont les meilleurs amis des américains.
Aujourd’hui les députés européens d’extrême-droite siègent sur les bancs des non-inscrits et n'appartiennent donc à aucun des sept groupes politiques du Parlement. Pour créer un groupe politique (il faut un minimum de 25 députés d'au moins un quart des Etats membres, soit 7 pays), c'est l'assurance, grâce à ce statut officiel, d'être plus présent dans les rouages des institutions et le jeu politique, donc, pour les anti- Union européenne, d'être davantage en mesure de « bloquer la machine ».
 S'ils arrivent à former un groupe au Parlement européen, ces partis nationalistes pourront parler d'une seule voix ? Mais la partie n’est pas gagnée, tant il existe quelquefois des conflits insolubles comme entre les Belges francophones et néerlandophones, entre les Italiens et les Autrichiens, les Allemands et les Polonais… la Grande-Bretagne et le reste de l'Europe. Pour l’instant, le Front national est allié avec les partis de la liberté autrichiens et néerlandais, le Vlaams Belang (Belgique) et la Ligue du Nord (Italie). Le nombre de députés devraient être suffisant, mais il manque encore 2 pays.
Pourront-ils bloquer l'évolution de l'Union telle qu'elle est aujourd'hui ? Qu'ont-ils finalement en commun d'autre que le rejet de l'UE ? Seulement la souveraineté des nations et pas seulement par rapport à l'Union européenne, mais aussi par rapport au mondialisme.
Mais même avec un groupe politique, il est peu probable que l'extrême droite pèse d'un grand poids au Parlement européen. Et même s’ils occupaient un tiers du Parlement, les populistes devraient se cantonner à «un rôle de poil à gratter » des institutions.

Quid du traité transatlantique
Il est clair que même avec 1 député sur 3, les partis souverainistes ne pourront pas empêcher l’accord sur le traité transatlantique. Celui-ci devra être entériné par le parlement français ou peut- être, c’est notre dernier espoir, a t’il quelques chances d’être repoussé s’il y a une forte mobilisation de la rue et des défections à droite comme à gauche. En effet à gauche, seuls les Verts (18 députés), les Communistes et le Front de gauche (15 députés) s’y opposent, à droite le Front national (2 députés). A gauche, l’aile gauche du PS est contre, tandis qu’à l’UMP, Henri Guaino et Laurent  Wauquier sont les seuls à se battre contre ce traité, mais ils devront attirer vers eux de nombreux collègues pour arriver à faire une majorité. La France, comme d’autres gouvernements, n'ont pas reçu mandat de leurs peuples pour négocier ce traité, pourtant, ils ont donné leur accord. La solution, forcer la main de Hollande pour qu’il organise un référendum.
Et puis que viennent faire ces deux personnages (Schulz et Junker) dans un débat en France, en plus ils sont d'accord sur presque tout. Juncker souhaite que le traité soit conclu tandis que Schulz veut suspendre les négociations pendant les élections. Ben oui, on en parle trop en ce moment, ça commence à être gênant. Les couillons d’électeurs auraient oublié ce traité, si les négociations avaient été suspendues le temps des élections.
Si les français n’ont pas compris ce qui va se passer, le meilleur exemple date de cette semaine. Le ministère de la justice américain veut faire condamner BNP-Paribas à une amende de 3,5 milliards de dollars du fait que certaines filiales non-américaines  de la banque ont fait des affaires entre 2006 et 2009 avec l’Iran, Cuba et le Soudan, pays sous embargo américain. Pendant ce temps, les sociétés américaines, dirigées par les amis d’Obama,ne se privent de commercer avec ces 3 pays, l’état leur élimine la concurrence à coup d’amendes records. Et si BNP-Paribas ne paye pas, l’état lui retire sa licence de banquier permettant d’exercer sur le sol américain.
Voilà au grand jour ce qui attend toutes les entreprises et les états européens si le traité transatlantique concocté par les traitres de la "komission de bruxelles" est signé. Pourquoi ne condamnerions-nous pas la banque américaine Goldman Sachs qui a truqué les comptes de la Grèce afin de les faire rentrer dans l'Euro ? Une amende de plusieurs milliards, et l'interdiction des marchés européens n'est-elle pas envisageable ? Bien sur que non, cette banque dirige la BCE.
Et que fait Culbuto pour défendre la BNP ? Rien, il se repose de son voyage au Caucase.  

Le PS fait appel aux socialos européens pour ses meetings
Le PS n'a tiré aucun enseignement de sa déculottée aux Municipales, il doit se préparer à son explosion le 25 mai. Ils ont tellement peur de perdre qu'ils ont fait appel à leurs kamarades socialistes européens pour tenir les meetings à leur place. Que voulez-vous, même les sympathisants socialistes ne veulent plus entendre parler du "gros de l'Elysée". Certains pensent que ce qui aurait été idéal, c'est qu'il reste en vacances en Géorgie chez ses nouveaux amis du Caucase.
Les sondages sont si mauvais (le PS en 3ème position, derrière le FN et l'UMP) que certains craignent même que les écologistes leur passent devant.
C'est donc Papa Schulz, le président socialiste du parlement européen et candidat au poste de président de la Commission européenne qui est la grande vedette des meetings du parti socialiste en France. En Bretagne, il était accompagné de deux autres personnalités, le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka et la numéro 2 du Parti socialiste ouvrier espagnol, Elena Valenciano, qui n'a pas eu de chance, son intervention a été interrompue par des manifestants qui ont déployé une banderole : "l'austérité en Europe est aussi votre erreur". Sept autres meetings PS sont prévus d'ici le 25 mai dans les sept autres circonscriptions, dont Lille, Nantes et Lyon.
Le PS n'est plus socialiste depuis longtemps; il n'est plus de gauche et fait la même politique que l'UMP. Au Parlement Européen, le PPE (droite)et le PSE (gauche) se partagent la présidence tournante depuis de nombreuses années et bien qu’ils se critiquent, les deux groupes votent ensemble à 97% les mêmes textes (un score digne du Soviet suprême). Selon une étude réalisée en 2008, les deux grands groupes politiques PPE-DE et PSE n’ont été en désaccord que pour 18 votes par appel nominal sur 535 (3 %).             
On se rappelle aussi l'attitude du PS sur le référendum français du traité de Lisbonne, contre lequel avait voté la majorité des électeurs de gauche, et malgré tout imposé par Sarkozy grâce au renfort des députés PS. C'est pourquoi le discours du PS pour "une autre Europe", brandi seulement pendant les campagnes électorales, ne peut pas tromper grand monde.

Qui va être le nouveau président de la Commission Européenne ?
Il y a le choix entre la peste et le choléra ? Qui va gagner entre le libéraliste économique PS allemand Papa Schulz et le libéralisme économique de droite luxembourgeois Jean Claude Junker (le patron du paradis fiscal qui donne des leçons à la France). Ils ont tous les deux un point commun : ils n’aiment pas la démocratie. Ils vont vite en besogne, Ils ont déjà proposé leurs candidatures et sont même sûrs d’ être élus, alors que c’est le nouveau parlement qui sera élu le 25 mai prochain qui doit désigner les candidats à la présidence.
Plus grave, ils refutent tous les deux que leurs partis respectifs proposent un autre candidat qu’eux. Pourtant d’après les règles, c’est le parlement qui propose et ensuite le Conseil de l’Europe, c’est à dire les 28 chefs d’état qui doivent désigner président, le candidat du parti majoritaire du Parlement Européen.  Pour la première fois, le Conseil Européen s'est engagé à choisir le candidat issu du parti majoritaire. Il n’y aura pas de parti majoritaire, mais si les partis souverainistes arrivent en tête, ça risque coincer sérieux pour désigner le prochain président. Comment vont-ils justifier leur choix entre Schulz et Juncker qu’ils ont déjà placé comme archi-favoris avant que les élections aient eu lieu.
« C'est très bien, vous avez voté mais nous n'en tenons pas compte », nous disent les chefs d'État. Ne vous faites pas d’illusion... le livre est déjà tout écrit. A part une bonne claque le jour du vote... Rien ne va changer pour nous.
L'Europe va devenir de plus en plus une dictature et nous n'avons plus rien à dire.

Ou va t’on ?
L'affaire snowden ,l’alignement militaire servile , le contrôle du niveau de l'euro par Wall street , l’atlantisme général au sommet de l 'UE , l’élargissement aux pays pauvres de l'est pour satisfaire le maitre US , l’Allemagne protectorat militaire US ...qui ose croire à une souveraineté et une indépendance

de cette colonie américaine qu’est l’Union Européenne. Cette Europe à 28 est devenue un monstre ingouvernable. Aujourd’hui, les européistes nous affirment que l’Europe a apporté la paix, mais ce sont les mêmes qui viennent de mettre au pouvoir par la force un régime néo-nazi à Kiev pour satisfaire les visées d’extension vers l’est d’Obama.
Au nom de la "sécurité" de l'Union européenne, on pourra relancer l'économie du continent, soit en allant chercher notre autonomie énergétique (ce qui suppose d'investir massivement), soit en faisant une course aux armements avec la Russie. Tout est dit dans cette phrase. Les français qui n'ont pas compris le rôle de l'Europe dans la crise Ukrainienne, vont enfin comprendre. Cette Europe est capable du pire. Y compris de nous jeter dans une guerre avec la Russie, pour le bénéfice de quelques banquiers.
La trahison des élites européennes n'a pas de nom, une honte .
Le seul point positif dans cette affaire est que l’on assiste certainement à un réveil des peuples.

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