29 mai 2014

Le diner de cons de Bruxelles



Mardi, deux jours après l'élection au Parlement européen, les 28 chefs d'état ont organisé un diner à Bruxelles. Chacun a eu 4 minutes pour prendre la parole. Notre François Pignon a été mis au rencard par les 27 et son discours n'a même plus amusé ses collègues. A Bruxelles, notre Culbuto a enfin trouvé sa place, jusqu'à son départ, ce sera lui le con de tous les diners.

Il avait pourtant été énergique la veille à la télé, les 27 allaient l'entendre, il allait taper du poing sur la table. Mais à Bruxelles, son discours était tout autre. Il a essayé d'expliquer que la France allait faire des réformes structurelles et qu’elle souhaitait  qu’on la ménage et qu’on lui laisse du temps, mais peine perdue ! Finalement, ses collègues l'ont trés peu laisser parler et sont passés à autre chose, ils n'avaient plus envie de l'entendre, parce qu'à Bruxelles aussi, plus personne ne le croit.

Angéla Merkel, la grande gagnante de ces élections l'a même humilié quand elle a dit qu’il fallait répondre au vote d’extrême-droite en faisant de la compétitivité, de la croissance et de la richesse . Elle a ajouté que c'était valable pour tous, y compris les Français.

Culbuto lasse tout le monde avec ses discours creux. Jamais la France n’aura eu si peu d’influence et aussi peu d’autorité. Et Hollande a donné à la France sa propre image, ses mensonges, son manque de courage. A cause de lui, personne ne nous prend au sérieux. La seule réussite de Culbuto est d'avoir entrainé avec lui dans sa faillite l'UMP et l'extrême gauche.

Quelle crédibilité accorder à un menteur, fossoyeur de son pays dont le seul but est de gagner du temps parce qu'il pense uniquement à lui. Il se voit réélu en 2017. Dans les diners de cons, chaque convive amène le sien, hier soir, les 27 pays européens se sont mis d'accord pour n'inviter qu'un con qui surpassait tous ceux auxquels ils auraient pu penser. Nous, Français, savions que c'était un champion du monde. Eux n'ont pas mis longtemps à le comprendre.

Qui est le meilleur VRP de la planète?



Inutile de vous dire qu’au forum de St Pétersbourg la semaine dernière, l’équivalent russe de celui de Davos créé en 2006 par Wladimir Poutine, il y avait de nombreux dirigeants d’entreprises américains et européens. On voit bien que les mesures prises envers la Russie par Obama et Hollande ne sont même pas respectées, y compris dans des entreprises appartenant à l’état. On y croisait beaucoup de patrons français et américains. Patrick Kron, le PDG d'Alstom, Christophe de Margerie, le PDG de Total,  Jean-François Decaux, codirecteur général de JCDecaux, Jean-Pascal Tricoire (Schneider Electric), Henri Proglio (EDF), Jean-François Cirelli (GDF-Suez) et Franck Riboud (Danone) ont côtoyé Poutine sans oublier des groupes comme General electric, Exxon mobil, BP ou Mercedes. Tous ces noms de l'industrie mondiale n'ont pas peur de se montrer avec le gratin russe. Il aurait fallu prendre une photo et l'envoyer à l’Élysée et à Bruxelles. Depuis des mois, les médias nous inondent de fausses informations, ils emboitent fidèlement le pas de nos dirigeants pour dire que la Russie est au bord de la faillite, pourtant les grands patrons de l’industrie ne s’y trompent pas, ils savent que la Russie est un partenaire incontournable. Hollande au lieu d’aller dans le Caucase pour aller critiquer Poutine, ferait mieux de se tourner vers ce grand pays qui a autant besoin de nous que nous de lui. Pendant que Poutine engrange des milliards, du coté de chez Pépère de l’Elysée, cela va moins bien : Les quatre chefs d'état-major (des armées, de l'armée de terre, de la marine et de l'air) menacent de démissionner en raison des coupes dans le budget de la Défense, l’Unédic, ces vendus contredisent l’inversion de la courbe et annoncent une nouvelle progression du chômage pour 2014 et 2015, la SNCF a commandé 2000 nouveaux trains trop larges qui ne rentrent pas dans toutes les gares et enfin Culbuto prend une grosse baffe aux élections européennes. Mais, dès le lendemain, il nous explique que ses potes de Bruxelles vont l’entendre......

Alors que l’Ukraine vient d’élire un président milliardaire qui va pouvoir ainsi inonder l’Europe de ses chocolats et confiseries, les ukrainiens vont avoir ce qu’ils souhaitaient, toucher des milliards d’euros de l’Union Européenne. Tout cela va donner des idées aux autres états Balkans, Caucase, Moldavie, Biélorussie, ... qui souhaitent aussi toucher les milliards des contribuables européens. Et comme les partisans de l’élargissement ont encore la majorité au Parlement Européen, les « Kommissaires du peuple » de Bruxelles ont les mains libres.   

Hollande se lance dans le commerce « de détail »
Quelques jours avant les élections européennes, notre président a mis ses habits de VRP pour aller faire une ballade dans le Caucase. En Azerbaïdjan, l'un des régimes les plus autoritaires de la région,  il en a profité pour critiquer la Russie, dans ce pays dirigé de père en fils par la famille Aliev depuis plus de 40 ans. La Constitution vient d’ être modifiée afin que la famille Aliev puisse se présenter à l’infini à l’élection présidentielle. Ils sont tellement sur d’eux que le résultat de la dernière élection, il y a 7 mois, a été annoncé… la veille du vote ! C’est devenu un grand ami de Culbuto et l‘entendre critiquer un  référendum dans l’est de l’Ukraine, voilà qui est déjà cocasse. Mais quand il le fait depuis la capitale de ce régime autoritaire… ça vire carrément à la bouffonnerie.
Notre « représentant de commerce » français a salué, « les réalisations considérables qui font de l'Azerbaïdjan une référence pour la région et même dans le monde ». Hollande est prêt à bouffer sa chemise pour cet ancien satellite de l’URSS au sous-sol plein de pétrole, mais son régime, lui, sent plutôt le gaz. Pour éviter les questions sur les droits de l’homme et afin que sa majesté Culbuto 1er soit plus à l’aise, le régime avaient arrêté quelques journalistes. Il ne faut pas en vouloir à Hollande d'être médiocre, il n’a réussi qu’à ramener des miettes de ce voyage à dominance économique, quelques accords signés en vue de la création d’une Chambre de commerce et d’industrie Azerbaïdjan-France, la fourniture d’autobus à la municipalité de Bakou et la vente de 50 locomotives, pas de quoi sauter au plafond. On sait aussi qu’il a essayé de vendre des éoliennes socialistes pour essayer d'exporter du vent.
En Georgie et en Arménie, il n’a pas pu placer son couplet anti-russe car ces deux pays sont amis avec Poutine. Inutile de dire qu’à part montrer sa bedaine et être allé en Arménie pour assister à un concert d’Aznavour, notre président est rentré bredouille de son voyage au Caucase. Il a quand même agrémenté ce voyage par quelques blagues à deux balles qui ne font rire que lui.
Quel gros lourd !

Quand Poutine se déplace, c’est du lourd
Poutine a rendu visite à son voisin chinois et au contraire de notre président, il n’y est pas allé pour brasser de l’air. Il a en effet signé un contrat de fourniture de gaz entre la Russie et la Chine pour un montant de 400 milliards de dollars sur une période de 30 ans. C’est le plus gros contrat jamais signé entre deux états. 
Le russe Gazprom fournira en gaz la deuxième économie mondiale à partir de 2018, et le volume livré à la Chine gonflera progressivement pour atteindre à terme 38 milliards de mètres cube par an.

Poutine est en train de retourner contre les Occidentaux les armes.....du capitalisme et du libéralisme!!!! Ce contrat est colossal, mais surtout parce que ces ventes de gaz ne vont plus être payées en dollars mais en yuans ou en roubles. Car derrière la crise ukrainienne se joue surtout l’avenir du dollar comme monnaie mondiale et la domination américaine sur le monde (Voir : Il faut sauver le soldat Dollar ! ). Souvenez-vous de l’épisode du relèvement du plafond de la dette américaine, la Chine furieuse n’avait pas apprécié et avait indiqué qu’il était temps de désaméricaniser le monde…

Pendant que Hollande  ramène quelques petits contrats insignifiants de sa tournée au Caucase, qu’il s’occupe de l’Ukraine et de l’Afrique, Poutine engrange les milliards. Au lieu de s'occuper des affaires géopolitiques notre président ferait mieux de s'occuper de ce qui nous intéresse nous français à savoir le chômage, la sécurité et le niveau de vie qui ne cesse de se détériorer. L'armée n'a plus un rond mais on s'engage à droite, à gauche.., il va falloir ressortir les fusils MAS 36 d’avant guerre.

La Russie menace l’Europe de couper le gaz
Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev vient de mettre la pression sur l’UE évoquant la possibilité théorique d’une réorientation vers la Chine des exportations de gaz russe qui n’iraient plus vers l’Europe. La Russie a suffisamment de réserves pour livrer du gaz et à l’Europe et à la Chine. Mais si la situation avec l'occident se détériore, le gaz livré en Europe pourrait être envoyé en Chine.

Demain,  la Russie ne dépendra plus financièrement de ses exportations de gaz vers les pays européens mais l’Europe dépend de ses importations. Si l'Europe veut remplacer le gaz russe par le gaz de schiste américain, il ne faut pas oublier qu'il n'existe pas de gazoduc traversant l’Atlantique. Il faut donc liquéfier le gaz US (ce qui est en cours mais pas encore achevé) puis transporter dans d'immenses bateaux méthaniers. Remplacer le gaz russe par une flotte entière de bateaux prendra des années, et nous coûtera surtout plus cher.

Nous sommes dépendants du gaz russe, puisque les Américains sont incapables aujourd'hui de livrer l'Europe. Victoire de Poutine et évidemment l’Union européenne se retrouve encore être le dindon de la farce de l’affrontement américano-russe pour le leadership mondial.

Aussitôt, notre ahuri, président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, vient d’écrire une lettre à Vladimir Poutine en disant : « Tant que se poursuivent les discussions à trois, entre la Russie, l’Ukraine et l’UE, les livraisons de gaz ne devraient pas être interrompues. Je compte sur la Fédération de Russie pour maintenir cet engagement. » Ou encore « il est impératif que toutes les parties continuent de s’engager de manière constructive dans ce processus, et se mettent d’accord également sur un prix qui reflète les conditions de marché », écrit Barroso pour qui cela « relève de la responsabilité de la compagnie russe Gazprom que d’assurer les livraisons des volumes requis comme prévu dans les contrats passés avec les compagnies européennes »…

Mais nos technocrates de Bruxelles auraient pu réfléchir avant d’aller allumer le feu en Ukraine, et il est évident que Vladimir Poutine nous fera payer au prix fort notre alignement stupide sur les positions américaines. Voilà, au bout d’un mois de crise ukrainienne, à quel jeu la grande puissance économique qu’est l’Europe, en est réduite : supplier Vladimir Poutine de ne pas couper le robinet de gaz.

Le coup fabuleux de Poutine qui a fait gagner 20 milliards à la Russie.
Avant la crise ukrainienne, environ la moitié des actions des entreprises énergétiques russes appartenaient à des investisseurs étrangers (US et Européens). Cela signifiait que presque la moitié des revenus de l’industrie gazière et pétrolière n’allaient pas dans les caisses de l’État russe, mais sur les comptes des « requins de la finance »
Avec la crise en Ukraine et en Crimée le rouble a commencé à chuter fortement, mais la Banque Centrale Russe n'a rien fait pour soutenir son cours. Il y a même eu des rumeurs faisant état que la Russie n'avait plus assez de réserves de devises. Ces rumeurs et les déclarations de Poutine, prêt à protéger la population russophone de l’Ukraine, ont conduit à une forte baisse des prix des actions des entreprises d’énergie russes. Les investisseurs occidentaux ont commencé à mettre en vente des actions avant qu’elles ne perdent toute valeur. Poutine a attendu toute la semaine, mais quand les prix des actions ont atteint le plancher, il a donné ordre d’acheter rapidement les actions à tous les Européens et américains .

Le temps que les requins comprennent qu’ils avaient été roulés dans la farine,  il était déjà trop tard : les actions étaient entre les mains des Russes. Non seulement la Russie a gagné en ces quelques jours environ 20 milliards de dollars mais elle a aussi ramené à domicile les actions de ses entreprises. Maintenant, les revenus du pétrole et du gaz ne s’écouleront plus à l’étranger, mais resteront en Russie. Depuis le rouble se redresse de lui-même ainsi que la bourse de Moscou.

Leurs actions, qui rapportent des milliards de dollars, ont été rachetées en quelques minutes pour quelques centimes et ont laissé les investisseurs occidentaux sans revenus du pétrole et du gaz. L’histoire des marchés boursiers avait rarement vu une opération aussi brillante.

L’Union Européenne, c’est un suicide collectif.
Ce n’est pas une 2ème guerre froide à laquelle nous assistons entre les USA et la Russie. Elle n’est pas idéologique mais économique et les américains pour arriver à leurs fins ne font pas dans le détail. Ils ont financé depuis 2009 à coup de milliards de dollars des groupes néo-nazis pour s’accaparer l’Ukraine. Le dessein des États-Unis est en effet de faire main basse sur le potentiel gazier de cet ancien satellite de l’URSS qui fournirait l’Europe en gaz (complété par du gaz américain), à la place de la Russie, en attendant qu’eux-mêmes soient capables de livrer complètement leur gaz de schiste à l’Europe.

Pour arriver à leur but, il faut que l’Ukraine se mette rapidement à produire son propre gaz, en partenariat avec les majors pétrolières américaines, et qu’elle rejoigne le bloc européen. Les États-Unis ont accompagné l’Ukraine vers sa libération de l’emprise russe et vers son indépendance énergétique. L’Ukraine avait signé en 2013 des accords avec Shell et Chevron les autorisant à exploiter les gisements de gaz de schiste de Yuzovska et d’Olesska. La crise a débuté lorsque le président Ukrainien Viktor Ianoukovitch, a fait une volte-face politique en préférant la Russie à l’UE.

Mais depuis que l’occident a poussé Ianoukovitch vers la sortie, les affaires ont repris leur cours. L’Ukraine vient de  confirmer la prochaine signature d’un contrat de production avec un consortium dirigé par ExxonMobil (appartenant à Rockfeller) sur l’exploitation du champ pétrolier et gazier Skifska, en mer Noire, un projet de 10-12 milliards de dollars. Grande perdante : la société russe Lukoil, qui n’a pas été retenue. Comme par hasard, le fils de Joe Biden (vice-président américain) vient d’obtenir un poste au conseil de direction de la plus grande firme gazière de l’Ukraine !
Les pays européens sont en récession, croissance 0 aux USA, les américains mis en difficulté par la Chine, lorgnent maintenant l’Europe comme principal marché d’exportation pour leur gaz.

Comment déloger la Russie de sa place de premier fournisseur ? En cassant les prix, pour commencer, car le gaz russe est facturé très cher à l’Europe. Mais avant cela, il s’agit de couper le cordon énergétique entre l’Europe et la Russie. Pour ce faire, il faut que l’Ukraine se mette rapidement à produire son propre gaz
Tout comme en Irak, en Afghanistan et en Libye (et peut-être un jour en Iran et au Venezuela?), les majors américaines arrivent en terrain conquis là où Washington a préalablement déblayé le terrain en changeant le régime.

Hollande, l ‘économiste devrait prendre des leçons
Finalement, les accords de commerce entre l’Europe et la Russie sont à peine entamés par les sanctions prises par l’UE. Les entreprises françaises ne tiennent pas compte des sanctions que Hollande a prise, obéissant à son ami Obama. Ainsi EDF et Total coopèrent étroitement pour la fourniture de gaz avec Gazprom. Au forum de St Pétersbourg, Total vient de signer un accord avec Lukoil pour une nouvelle exploration du pétrole de schiste en Sibérie. JCDecaux vient de s’associer au leader russe de l'affichage, tandis que Poma et Recylex ont lancé des partenariats inédits en vue de construire des usines locales (de remontées mécaniques et de recyclage de batteries).

Parallèlement, Fabius a tenu le 13 mai dernier, à la Brookings Institution à Washington, d'étonnants propos sur la marche du monde. Il a souligné la nécessité pour l'Occident de ne pas se détourner de pays comme la Russie ou la Chine : « Ces pays jugent l'ordre international déséquilibré en faveur de l'Occident. Nous pouvons ne pas être d'accord, mais nous devons tenir compte de leur sentiment. »

Hollande et Sego viennent-ils de s’apercevoir que les américains voulaient nous fourguer du gaz de schiste, ça c’est pas bon pour être réélu en 2017.
Hollande se détournerait-il des positions américaines? On aimerait y croire. Aurait-il eu une illumination ?

22 mai 2014

Papa Schulz ou tonton Junker, lequel choisir ?



Hermann Van Rompuy, président du Conseil européen et président du sommet de la zone euro, déclarait dernièrement : « le peuple européen est contre l'extension de l'Europe, mais nous la poursuivrons contre son avis... ». Cela vous montre à quel point les technocrânes d’œufs de Bruxelles ne se gênent plus et qu’ils s’en tapent que vous votiez à gauche, à droite, au milieu ou pas du tout. Ils nous prennent pour des bœufs.... De toute façon, leurs amis, les partis de la gauche molle et de la droite gauchiarde vont être majoritaire au Parlement Européen. Comme cela a été prouvé à plusieurs reprises, ces deux camps se critiquent sur le perron, mais à l’intérieur, ils s’entendent comme larrons en foire et votent à 97% les mêmes textes. Donc que ce soit le socialiste allemand papa Schulz ou le luxembourgeois de droite tonton Junker qui est nommé président, la politique de Bruxelles sera la même et elle est déjà dictée à l’avance. Voici quelques décisions que ces messieurs de la Kommission Européenne vont prendre ou ont déjà prises en catimini et vous n’aurez qu’un seul droit, celui de vous taire et de subir. La plupart de ces projets sont inconnus du grand public, tout est fait en cachette. Voici ce qui vous attend.


Vers un élargissement de l’UE à 40 états
Rien n’arrête les technocrates de Bruxelles. Ils rêvent d’une grande Europe (comme certains rêvaient d’une grande Allemagne, ou d’une grande Serbie) et ils ont décidé, pour l’instant de s’agrandir vers l’est, vers les anciens pays de l'ex-URSS plus affaiblis en mettant de coté, pour l’instant, la Turquie en plein essor.... Il avait aussi  été question, un temps, d’intégrer les pays du Maghreb, mais les révolutions arabes ont tué dans l’œuf le projet. Mais tout ne se passe pas comme ils l’avaient prévu, avec l’Ukraine, où l’Europe a chassé le président élu démocratiquement pour mettre en place un régime fascisant, il y a un os, c’est le voisin russe qui n’entend pas que l’on s’immisce dans sa sphère d’influence. La semaine dernière, Hollande est allé avec ses gros sabots en Azerbaïdjan, en Géorgie et en Arménie. Qui peut croire qu’il ne représentait que la France ? On voit bien à ses discours qu’il veut profiter des relations difficiles de ces pays avec la Russie, pour les amener vers une intégration européenne. L’Europe outre les pays déjà cités espère attirer à elle la Moldavie, la Biélorussie et les états des Balkans (Serbie, Macédoine, Albanie, Bosnie et Monténégro).   
En 1973, un référendum avait été organisé pour savoir si les Français acceptaient ou non l'entrée du Royaume-Uni, de l'Irlande et du Danemark (c’était pour l’élargissement à 9). Depuis, nous sommes passés à 12, puis à 15, et enfin à 28 et tout s’est fait sans notre avis. Et après cela, Bruxelles veut se donner une image démocratique.
Le dernier élargissement date de 2004, avec l'entrée de 13 nouveaux États, pour la plupart issus de l'ancien bloc soviétique et cela n'a pas été forcément bien digéré. Ces pays sont aujourd’hui en meilleure santé, mais cela a été fait au détriment des pays payeurs, comme la France (qui paye en 2014, 23,8 milliards sur 135,5 soit 17,6% du budget de l’UE). Au niveau social, ils ont amené le désordre, comme par exemple, la directive concernant les travailleurs détachés.
Les politiques n’ont pas le courage de dire stop à l’élargissement de l’Europe. Ils n’ont qu’un mot en tête, l’Europe, c’est un marché de 500 millions de consommateurs, capable de peser dans des négociations commerciales. En tout cas, dans celle du traité transatlantique, on ne peut pas dire que le commissaire européen qui négocie profite de cet avantage, tellement, il s’est montré favorable aux propositions américaines. Cet élargissement fait surtout le jeu des américains qui n’ont plus qu’à traiter avec Bruxelles au lieu des 28 accords en place aujourd’hui.

Vers une Europe fédérale
Le mot d’ordre de nos politiques est « tout doit être fait comme l’Allemagne ». L’état est fédéral, faisons une Europe fédérale.  Daniel Cohn-Bendit  milite pour une politique étrangère commune aux 28. Voici ce qu’il disait pour plaider cette Europe : « Pourquoi a-t-on besoin de vingt-huit ambassadeurs européens à Kuala Lumpur ? Pourquoi on n'a pas une ambassade européenne, qui représente tous les citoyens européens ? Vous imaginez les économies qu'on ferait, avec tous les diplomates qu'on n'aurait plus à redéployer ? ». Honnêtement, je n’ai pas envie de confier la politique étrangère de la France à la pin-up Katreen Ashton. 
Le seul point positif que j’y vois est que nous ne verrions plus la tête à Fabius.
Beaucoup critiquent aussi Bruxelles incapable d’envoyer un contingent de soldats en Centrafrique, alors que les armées européennes sont fortes de près de 2 millions de soldats. Mais, la sécurité des états, ça ne se partage pas. Chaque pays tient à assurer sa propre défense et les interventions en Afrique sont le fait de Hollande et de lui seul. Il n’a, ni demandé l’autorisation au parlement, ni au peuple français. Il a encore moins demandé un quelconque accord à Bruxelles. C’est quand il a constaté, l’ampleur des bourbiers malien et centrafricain qu’il a demandé de l’aide à l’Europe. Aujourd’hui, viennent d’arriver 150 soldats des pays baltes en Centrafrique, mais ils sont obligés d’être accompagnés de soldats français, faute de parler la langue.
Bientôt, les chefs d’états européens élus n’auront plus droit au chapitre, tous les pouvoirs seront concentrés à Bruxelles. Rappelez-vous quand Arnold Schwarzenegger était gouverneur de Californie, le plus peuplé et le plus riche état américain, pensez-vous qu’il ait eu une quelconque influence sur la politique américaine. Il est vrai qu ‘avec le président que nous avons, peut- être que....

La confiscation des dépôts bancaires
En 2008, lors de la crise des « subprimes », ce sont les états, donc les contribuables qui ont renfloué les banques. Dans un document d’avril 2012, intitulé « Bail-out to Bail-in: Mandatory Debt Restructuring of Systemic Financial Institutions », le FMI a décidé que dorénavant, les banquiers pourront se servir sur la bête. En clair, si votre banquier, fait des mauvais placements et perd beaucoup d’argent, il est autorisé à ponctionner sur les comptes de ses clients déposants. Le FMI a donc choisi, qu’en cas de faillites bancaires, plutôt que de faire appel aux états, les banquiers pourront confisquer une partie des comptes de leurs clients.
Cela est présenté par le FMI comme une avancée, en effet les contribuables ne seront plus sollicités, mais uniquement les déposants de la banque. Que ce soit une solution ou une autre, de toute façon, on ne vous demande pas votre avis. Comme il y a plus de déposants que de contribuables, c'est en réalité une façon de faire porter la charge à plus de monde, parce que rien ne nous dit que les comptes des plus pauvres ne seront pas ponctionnés.
Mais cela évite surtout de poser la vraie question : pourquoi devrait-on sauver les banques ?
Mais me direz-vous, ma banque va faire attention désormais. Oui sauf que les banques sont toutes interconnectées, via les produits dérivés. En théorie, le risque est assuré, mais en réalité, si un des maillons de la chaîne (le plus faible) rompt, toute la chaîne suit. C’est ce qui s’est passé en 2008, la faillite de Lehmann Brothers a entrainé toutes les autres. Ce sont les sauvetages des Etats et des banques centrales, financés par les contribuables et leurs descendants qui ont renfloué les banques. Cela a augmenté considérablement la dette de la France,merci Sarkozy.
Vous croyez, par exemple que le sauvetage grec visait à sauver la population grecque, pas du tout, cela a été fait pour renflouer les banques françaises et allemandes qui étaient les prêteurs. Jusqu'à présent, vos dépôts étaient sacrés, mais la situation étant devenue critique, la solution préconisée par le FMI vient d’être rendue légale par les instances européennes :
Ce système a de nombreux avantages :
·         Les Etats n'ont pas besoin de sortir 1 centime pour sauver la banque !
·         La banque est sauvée, pas de contagion avec les autres banques!
·         La banque n'a pas besoin de vendre d'obligations françaises, ni d'autres actifs.
·         Elle peut continuer à distribuer de généreux bonus à ses dirigeants.
Bref, que des avantages pour les contribuables, mais pas pour les déposants et tant pis si ce sont les mêmes.
Soyez sûr que la prochaine faillite bancaire sera réglée de cette manière.
L’Europe a légalisé ce système (les bail-in), empêchant tout déposant de demander justice et réparation..., mais les médias ont été trés discrets sur le sujet.

Vers une privatisation de la sécu
Il y a 10 ans, le trou de la sécurité sociale cumulé sur plusieurs années atteignait 30 milliards d’euros, mais aujourd’hui et depuis 4 ans, le déficit est de 30 milliards par an."Un déficit moins important que prévu !" titrait le journal le Monde en mars dernier , mais tout cela est fait à coup de déremboursements qui s'accumulent depuis des mois et permettent de limiter les frais de la Sécu. On a simplement fait le choix de transférer les soins courants vers les assurances complémentaires, mais pendant ce temps, près de... 1 Français sur 3 ne se soigne plus et aujourd'hui la Sécu ne rembourse que 55% des soins courants contre près de 80% dans les années 1980.
Bientôt, la sécu pourrait bien prendre en charge seulement les maladies les plus graves et les personnes les plus pauvres, sans oublier les étrangers. Pour tout le reste, il vous faudra une complémentaire privée. En revanche, ne vous attendez pas à voir vos cotisations baisser.
Selon l'Euro Health Consumer Index, l'indice européen de comparaison de la qualité des soins, la France est passée de la 1ère place en 2006 à la 9ème en 2013. Et comme si la Sécu allait bien, voilà que le gouvernement veut généraliser le tiers payant. Quelle entreprise publique ou privée, proposerait des services gratuits à ses affiliés alors qu'elle peine depuis 24 ans à éviter la faillite ?
Jamel Debouze, ... Johnny,... Claire Chazal,... Valérie Pécresse où... PPDA, ne vont pas aux urgences pour se faire soigner, ils vont dans des hopitaux de stars, les plus chers qui soient... comme l'Hôpital Américain à Paris. A 6 000 euros le ticket d'entrée et 15 euros le potage, Room service, groom en uniforme, petits déjeuners avec jus de fruits pressés, repas végétariens, casher, halal... servis sous cloche, salon de thé, cafétéria, et même un restaurant, le Garden, donnant sur une terrasse très prisée aux beaux jours, manucure, coiffeur, soins du visage"...Ici dit-on, "on accepte la carte gold, pas la carte vitale".
Voilà l’avenir, Il y aura ceux qui auront les moyens pour se soigner dans cette nouvelle France des inégalités... et ceux qui utiliseront le service minimum, avec ce qu'il reste de Sécu. « Vous voulez changer 1 verre ou 2 sur vos  lunettes », « Dites combien je vous soigne de dents ? » 
C’est ce que nous promet l'annexe 16 du projet de directive européenne sur "la passation des marchés publics", mais que Culbuto hésite à mettre en œuvre. Reconnaissez que ça la fout mal pour un président socialiste d’appliquer une telle règlementation dictée par Bruxelles. La directive sur la « passation des marchés publics » est tout simplement de mettre en concurrence les marchés publics avec le privé . Pour les technocrates de Bruxelles, l'assurance maladie est une assurance comme une autre et doit donc être soumise à la concurrence.
La privatisation de la Sécurité sociale, voilà le dessein de l'Europe. Laisser un marché de plus de 600 milliards d'euros entre les mains du public, c'est parfaitement contraire à l'idéologie libérale qui préside à l’UE. Et Hollande en bon toutou sait bien, qu'il n'y a rien à faire contre les décisions de Bruxelles, mais plutôt que d’annoncer la vérité et d'en assumer les conséquences, il fait comme il a l’habitude, il cherche à nous endormir... et il gagne du temps pour refiler la patate chaude au prochain locataire de l’Elysée.
Culbuto a reçu des ordres : réduire les dépenses de l'Etat et notamment en matière sociale, relancer la compétitivité de la Zone euro en ouvrant les marchés publics à la concurrence. Il préfère cacher tout cela, prend des mesurettes, et fait beaucoup de langues de bois.
En septembre 2012, Bernard Debré et Philippe Even publiaient un livre: Le "Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux". Leur verdict est sans appel : 50% de médicaments sont inutiles... 20% mal tolérés...et  5%  « potentiellement très dangereux », et tenez-vous bien : 75% sont remboursés !
Les français n’ont aucun choix avec :
·         Une "Sécu" qui se désengage, les mutuelles qui augmentent leurs tarifs, et Big Pharma qui pousse à l'achat de médicaments inefficaces.
·         Un Président de gauche qui ne peut pas aller à l'encontre des traités ratifiés.

Le changement, c’est pour quand?
Vous aimez cette Europe?... Alors continuez à voter UMPS qui nous promettent, pour demain une Europe sociale et prospère ! L'UE et les partis qui la soutiennent ne se remettent jamais en cause. Il faudrait se demander pourquoi la population ne veut plus de cette Europe. Les pays qui veulent nous rejoindre espèrent nos milliards d'aide, c'est tout. La puissance la plus proche, la Russie, nous en faisons un ennemi.
Faut-il garder cette Europe qui a oublié ses principes fondateurs ? Comment accorder une légitimité à une commission qui se comporte vis-à-vis des états de manière hautaine, voire méprisante.
Martin Schulz, un des favoris pour la présidence de la « Grosse Kommission », nous expliquait, il y a quelques jours qu'un député européen est fait pour être pro européen, sans quoi il ne mérite pas sa place ni les frais qu'on engage pour lui. Il y a de quoi être inquiet, si ce Monsieur accède à la présidence de l’Union. Sachez Papa Schulz, mais c’est valable pour tous les autres candidats, que le Parlement est justement fait pour ça : pour exprimer des opinions divergentes, représentatives des contribuables et des électeurs européens qui ont envoyé ces députés au Parlement européen. Ces députés d'extrême droite ont été élus, et ont donc autant droit que les autres à une place au Parlement.
Quand à Tonton Junker, cet ex 1er ministre luxembourgeois, on peut compter sur lui, rien ne bougera sur la lutte contre      les paradis fiscaux. Il n’était pas favori face au français Michel Barnier, mais c'est Angela Merkel en personne qui l'a adoubé. Elle voulait un candidat capable de tenir tête à Schulz en allemand lors des débats télévisés en Allemagne. La chancelière se moque du résultat européen puisqu’elle tire les ficelles.
Ces deux candidats, outre qu’ils n’aiment pas les eurosceptiques, ne dédaignent pas l’alcool. Jeune Papa Schulz a sombré dans l’alcool, alors que Junker boit plus que la moyenne, mais, parait-il cela ne nuit pas à son travail. Ouf!   
Pourquoi voterais-je pour ceux qui sont revenus sur le référendum rejetant cette Europe mal fagotée.
 L'Europe a quand même réussi à uniformiser les chargeurs des téléphones mobiles et à imposer des normes de forme et de taille, pour les bananes. Une belle victoire.
Mais, trêve de plaisanterie, on aimerait que le parlement ait plus de pouvoir.