28 août 2013

Gérard Depardieu, le bouc émissaire


 En traitant Depardieu d’« assez minable », notre premier ministre a perdu une bonne occasion de se taire. Pourtant la plupart des médias tricolores avaient bien embrayé l’affaire derrière lui en brocardant l’acteur sur son départ en Belgique afin d’échapper à la taxation Hollande à 75 %. Mais, ils ont réussi une chose, c’est Hollande qui est devenu la risée de ses homologues et des médias étrangers. Or savez-vous que beaucoup d’entreprises françaises dans lesquelles l’Etat français détient une participation ont elles aussi émigré pour des raisons fiscales.

Pour le gouvernement PS l’exil fiscal ne concerne que quelques français essayant d’échapper à l’ISF . Or, il y a des départs beaucoup plus nombreux, ce sont les chefs d’entreprises (Pas d’ISF sur l’outil de travail) et certains expatriés (2 sur 10 selon une enquête de 2012) qui partent pour créer leur entreprise à l’étranger pour échapper au poids de la fiscalité française. Et tout cela est autrement plus pénalisant pour l’économie française. (selon l’Insee 57% des grands groupes français ont délocalisé contre 5% seulement pour les PME indépendantes) voir encadré Le fisc est laxiste envers les grands groupes.

En France, on endort le peuple avec les pertes d’emplois suite aux délocalisations, l’automobile notamment, mais aussi d’autres secteurs dont les productions se retrouvent en Chine, au Brésil ou au Maroc (Cela ne représenterait que 2 à 3% des pertes d’emplois en France selon l’Insee ). Ces délocalisations, détruisent des milliers d’emplois industriels chaque année, mais pour quelles raisons ne parlent-on jamais des transferts des directions ou des sièges sociaux des entreprises françaises qui causent infiniment plus de torts à l’économie. Les médias sont plutôt muets sur le sujet.

Paradis fiscal (par rapport à quoi ?)

Il n’y a pas de liste officielle des paradis fiscaux. Chaque état établit sa propre liste. Celle de la France est particulièrement fournie, vu le niveau des prélèvements. On pourrait presque s’avancer à dire qu’à part le Danemark, tous les autres pays du monde sont des paradis fiscaux pour notre pays.

Des paradis fiscaux et des paradis bancaires, il y en existe partout. Celui qui est considéré comme le premier au monde se trouve aux USA, c’est l’état du Delaware. Même la Belgique, pourtant avec une fiscalité plus lourde qu’en France, est considérée chez nous comme un paradis fiscal, c’est dire ! ( à cause de l ‘absence d'impôt sur les plus-values mobilières et pour l’anonymat des revenus d'épargne). Le Canada est considéré comme un paradis fiscal pour les mouvements religieux. Si l’on tient compte de certains services (Elle a organisé dès les années 50 le secret bancaire et l’absence de taxes pour les non-résidents et dispose de relais exotiques : Bermudes, Bahamas, Îles Vierges) le plus grand paradis fiscal de la planète est la City de Londres. La Suisse et le Luxembourg sont de simples tirelires, à côté de Londres.

Mais en France aussi, il y a des paradis fiscaux : Les zones franches, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna où il n'existe ni impôt sur le revenu, ni ISF, ni droits de succession et les TAAF (Iles australes) qui disposent d'un pavillon de complaisance.

Les Etats Unis, 1er paradis fiscal dans le monde

Avec la loi "Fatca" [Foreign account Tax Compliance act"], les Etats-Unis font la chasse aux fraudeurs et obligent toutes les banques qui veulent exercer sur leur territoire à signaler les contribuables américains qui possèdent des comptes chez eux. S'ils ne transmettent pas les données, ils ne peuvent pas ouvrir de succursale dans la première économie du monde. De même, le fisc américain voudrait taxer les ressortissants étrangers venant passer quelques mois aux Etats-unis comme le font 700 000 Québécois qui passent chaque année l’hiver en Floride.

Pourtant,ce sont les Etats unis qui, avec le Delaware, possèdent le premier paradis fiscal au monde. Dans cet état, il n’existe ni TVA (sauf si vous vendez à un client du Delaware ), ni impôt sur les bénéfices, l'impôt sur les sociétés y est forfaitaire (65 à 200 dollars), vous pouvez même ouvrir un compte sous un faux nom et enfin il n’est pas obligatoire de tenir à jour une comptabilité et de publier les comptes.

950.000 sociétés sont enregistrées dans ce petit état américain (dont plus de 60% des compagnies américaines de « Fortune 500 » et 50% des entreprises inscrites à la Bourse de New York). Des dizaines de milliers d'entreprises américaines y ont installé leur siège social comme Microsoft, Time Warner, Dupont de Nemours ou Amazon . Tiens, il y a même une société française Sagem Avionics Inc, une Filiale à 100% de Sagem Défense Sécurité (Groupe SAFRAN) dont l’état français est le principal actionnaire.

Les géants américains de l’informatique usent et abusent des paradis fiscaux (Google et Microsoft aux Bermudes, Apple aux îles Vierges britanniques, Amazon à Gibraltar, Facebook et HP aux îles Caïmans et LinkedIn sur l'île de Man...). La plupart de ces sociétés utilisent aussi des pays européens à la fiscalité réduite, comme l'Irlande, les Pays-Bas, le Luxembourg ou la Suisse. Et choisissent aussi des Etats américains fiscalement favorables, comme le Nevada (Apple) ou le Delaware (Amazon).

Le laxisme européen

Le laxisme qui sévit à Bruxelles favorise cette gabegie et est grandement responsable de la faiblesse des états de l’Union Européenne. L’Europe est une passoire avec ses droits de douane trés faibles et en plus, elle favorise la fraude fiscale à l’intérieur de l’Union. En effet, La Commission Européenne n’a aucun droit de regard sur les taxes des états, sauf sur les TVA dont elle peut limiter les taux, mais c’est à peu près tout. Les gouvernements, font donc ce qu’ils veulent, créer de nouvelles taxes ou impôts, durcir (comme fait Hollande ) ou bien assouplir leur fiscalité (Comme la Grande Bretagne ou les Pays-bas). Bruxelles ne peut faire que des remarques, mais ne peut agir et Hollande (pas le pays..., le président) le sait et en abuse. Et depuis qu’il est aux manettes de la France, d’autres, comme les Pays-bas, le Luxembourg, l’Autriche et la Grande Bretagne sont ravis de leur voisin qui leur envoie ces émigrants plutôt aisés.

Le choc fiscal « Hollande »

Les entrepreneurs et les investisseurs fuient la France. Aprés les hausses d’impôts, les nouveaux impôts, Hollande vient d’inventer les contributions (qui parait-il comme la TVA ne sont pas des impôts). Hollande a tout faux, avec le rétablissement de l’ancien barême ISF et une nouvelle tranche à 45% de l’impôt sur le revenu, on aboutit dans certains cas où le contribuable paye un impôt supérieur à ses revenus (et encore sans la tranche à 75% ). Le choc de compétitivité tant espéré est un miroir aux alouettes mais le choc fiscal de 30 milliards d’euros est lui bien réel (réduction des exonérations de charges salariales, hausse des cotisations retraites, hausse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).

Ce ne sont pas seulement quelques dirigeants qui partent mais aussi des cadres (comptabilité, droit, finance, marketing). C’est aussi des consultants, avocats, experts comptables ainsi que toutes les dépenses annexes (restauration, transport, immobilier, nettoyage, etc.) qui disparaissent . Selon l’économiste Christian Saint-Etienne, l’ISF nous a coûté 0,3% de croissance annuelle depuis douze ans, ce qui représente 500 000 emplois perdus. D’après ses estimations, 20 000 chefs d’entreprise se sont expatriés sur la période 1997-2009, ce qui représente une perte de capital productif de 300 Millards d’ € en douze ans.

Depuis que Hollande est là, c’est la débandade

Alstom (les centrales électriques et les TGV) délocalise sa direction à Singapour, probablement que bientôt ce sera le siège social qui sera transféré. Une entreprise ayant son siège et ses dirigeants à Singapour est-elle toujours de nationalité française ?

Autre exemple, la famille Peugeot souhaite céder ses parts dans PSA à General Motors. Avec un actionnariat américain, il est fort probable que Peugeot devienne rapidement une société américaine et personne ne pourra les contraindre à fabriquer leurs voitures en France si ce n’est pas rentable. Tous les fleurons de l’industrie française sont prêts à quitter le pays. (on n’entend plus Montebourg !)

Selon « les Echos », trois entreprises du CAC 40 seraient en partance pour Londres avec une partie de leur état-major. Parmi ces sociétés françaises qui nous ont déjà quitté, on trouve : Péchiney, Rhône-Poulenc, Total et Elf Aquitaine qui possèdent une société d’assurance captive aux Bermudes et Paribas et la B.N.P. au Luxembourg.

L'exil fiscal connaît une croissance sans précédent depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande et la hausse massive d'une fiscalité déjà l'une des plus élevées au monde. Selon Jean-Michel Fourgous (Député UMP), sur 2012, cinq fois plus de personnes assujetties à l'ISF qu'en 2011 auraient fuit l'enfer fiscal français.

Pour fuir les taxes « Hollande », partez en Hollande

Les Pays-Bas, la porte d’entrée vers les paradis fiscaux

Cela fait maintenant près de 20 ans que Renault a cessé d’être une entreprise française, lorsqu’au milieu des années 90, l’entreprise française, avec l’aval de son actionnaire principal, l’état, a tranféré son siège social aux Pays-bas et sa holding financière en Suisse. Voilà un bel exemple de l’état qui est mal placé pour donner des leçons.

Quand un groupe veut s’exempter d'impôts, il s’exile aux Pays-Bas où les bénéfices seront épargnés. Et que trouve t’on parmi les sociétés françaises installées dans ce paradis fiscal ( tels que Renault, EADS, Total, Saint gobain, Air liquide, Cap gemini , Casino, Bel, Accor, Sodexho, Aventis, L'Oréal, BNP, Paribas, Air France-KLM, Spie, Danone, Geodis, Transdev, Sofinco, Unibail... ), eh bien des sociétés appartenant à l’état : EDF (Etat actionnaire à 85%), GDF Suez (Etat actionnaire à 36%), Thales (Ent. publique actionnaire à 27%)et Veolia (Ent. publique actionnaire à env.30%). Ces sociétés viennent non seulement pour économiser des impôts, mais elles viennent profiter d’une législation trés souple qui permet de faire transiter les revenus des filiales étrangères vers un paradis fiscal comme les Iles Caimans, par exemple.

Donc l’état français gruge le fisc français mais aussi les administrations fiscales d’autres pays. Ca s’appelle du blanchiment et organisé ...en plus .

Ou en Irlande

L’irlande, autre état de l’UE, a su attirer de nombreuses entreprises grâce à un taux de l’impôt sur les sociétés plafonné à 13%. Plus de 1 360 filiales de groupes européens ont implantées leurs directions, leurs sièges sociaux ou leur usines pour exporter vers les marchés européens. Cela représente 250 000 emplois qui s’ajoutent au 115.000 des 700 multinationales américaines installées en Irlande. De nombreuses entreprises françaises, 292 filiales d’entreprises françaises, représentant 14 158 emplois s’y sont installées, comme Sanofi Aventis ou Yves Rocher.

Ou en Suisse

Selon la Chambre franco-suisse pour le Commerce et l’Industrie il y aurait 100 nouvelles sociétés françaises installées en Suisse depuis le 1er janvier 2013. La Suisse accueille maintenant environ 850 entreprises (Elles étaient 400 en 1999, 500 en 2003 et 750 en 2011). De plus en plus d’entreprises françaises y envoient leurs cadres même sans aller jusqu’à y déplacer leur siège social, car les charges sociales s'élèvent à 32 % en Suisse contre 65 % en France et pour bénéficier d’un taux d'imposition plus bas et échapper à la taxe sur les hauts revenus.

Sur les 5 500 fortunes étrangères imposées « au forfait » en Suisse, 2 000 sont d’origine française et 44 exilés français figurent parmi les 300 premières fortunes suisses.

Ou bien au Luxembourg

Eurofins Scientific (10 000 salariés) Sword Group (1 300 salariés) et Storengy (filiale stockage gaz de GDF-Suez), les trois sociétés françaises viennent d’annoncer leur intention de délocaliser leur siège social au Luxembourg. Ils viendront rejoindre plus d’une centaine d’entreprises françaises déjà implantées au Grand-Duché, dont un tiers dans le secteur financier.

Ou bien en Belgique

Gérard Depardieu et Bernard Arnault ont mis sur le devant de la scène ce pays où l’impôt sur le revenu est plus élevé qu ‘en France, mais où l’ISF et les taxations sur les plus-values n’existent pas. La Belgique compte environ 60 000 exilés français pour des raisons fiscales (sur 110 000 expatriés inscrits volontairement au consulat) selon le cabinet d’avocats bruxellois Dekeyser & Associés.

Sans oublier les cocotiers des iles caimans

Champion de l'opacité, l'archipel est devenu la cinquième place financière mondiale derrière New York, Londres, Tokyo et Hong­kong . 80 000 entreprises y sont domiciliées, la plupart n'étant que de simples sociétés-écrans. Il y aurait aussi plus de 1 000 établissements bancaires et compagnies d'assurances et près de 200 trusts. La plupart des banques françaises y sont : BNP, Société générale, Crédit agricole…

Il est probable qu’une partie de votre argent se trouve aux Caïmans si vous possédez des (Sicav) ou si vous êtes titulaire d’un contrat d’assurances vie.

Hollande se trompe

Une multi-nationale comme Total n'a de français que le nom (80% des actions appartiennent aux fonds de pensions américains, les 20% restant appartiennent à des milliardaires et aux dirigeants de l'entreprise). Cette entreprise créée sur les fondations d’entreprises appartenant aux contribuables (Elf, Caltex, Avia, ...) donne le privilège aux français de payer 1,50 euro le litre d'essence (dont 70% va à l'état) alors qu’au Vénézuela le litre est à 0,017 €, 0,07 €/L en Iran et 0,12 €/L en Arabie Saoudite. Et total n’est pas un cas unique.

La vrai richesse du pays, ce sont les PME/PMI et l’artisanat (premier gisement d'emplois et de richesses pour notre pays). Laissons tomber ces gros trusts et investissons dans les petites entreprises, celle qui payent leurs impôts en France.

Vive la France et ses "pigeons"...

encadré

Le fisc est laxiste envers les grands groupes

L'impôt sur les sociétés représente environ 10 % des recettes fiscales de l'État, mais il pourrait rapporter nettement plus si Bercy appliquait ses propres lois. Lorsqu’une entreprise française ouvre un établissement à l’étranger, elle doit justifier une autonomie de décision et de gestion, une installation permanente, un réseau commercial et un chiffre d’affaires propres à cette filiale. Or c’est loin d’être le cas, on constate souvent que ces sociétés rapatrient les bénéfices de filiales étrangères pour minimiser ou échapper à l’impôt. On arrive à des aberrations comme Total qui ne paye pas d’impôt en France alors qu’elle a dégagé un bénéfice net de 8,9 milliards d’euros en 2009. Total s'arrange pour être en perte en France: les raffineries françaises achètent cher le pétrole à ses filiales étrangères, qui font la marge dans les pays où c'est le moins taxé.... Danone, Essilor, Saint-Gobain, Schneider, Suez Environnement ne payent pas non plus l’impôt sur les sociétés en France. Le cas de Renault (dont on se demande si cette entreprise est toujours française) est emblématique des relations politiques /industriels en France : Le constructeur paie 3% d'impôt dans le monde sur ces bénéfices et pourtant il perçoit depuis des décennies des aides de l’état français, de l’Europe et de pays étrangers (aides de la France pour essayer de garder les emplois en France, aide de l’Europe pour la création d’emplois dans les pays voisins et absences de taxes lors de l’implantation d’une usine à l ‘étranger) A tous les coups on gagne.

Chez Total, comme chez Renault et tant d’autres on trouve parmi les dirigeants un nid de polytechniciens et autres petits commis de l'Etat (ils ont en fait fréquenté les mêmes écoles que nos politiques). Total est aidé par les moyens de l’état (Affaires étrangères, Défense, DGSE, Coopération, ...) pour accéder aux gisements de gaz et pétrole. Le coût que fait peser Total sur le denier public est considérable. Même chose, lorsque l’état soutient la vente des voitures neuves. Sans parler des aides aux banques : L'Etat, bon prince, prête de l'argent aux banques à (env.) 1,5%, mais comme il est sans le sou, il a emprunté à 4,5%.

Encadré

Les français expatriés

Déçus par la droite, paniqués par la gauche, les Français sont toujours plus nombreux à opter pour l’expatriation. Avec une augmentation du nombre d’inscrits de 60% depuis 2000, les Français sont toujours plus nombreux à opter pour l’expatriation. En 2012, 17 000 Français se sont inscrits au Registre mondial des Français établis hors de France, mais beaucoup ne s’inscrivent pas, si bien que le chiffre de 1 611 054 expatriés français au 31 décembre 2012 inscrits sur les registres consulaires serait loin de la réalité. 50 000 à 100 000 résideraient à l’étranger pour des raisons fiscales.

Encadré :

on les a autorisé a trafiquer les prix du gaz

Qu’ont en commun Gaz de France, Electricité de France, Renault SAS, BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, Deutsche Bank AG, Barclays Bank, JP Morgan et Goldman Sachs International ? Eh bien, ils ont tous été autorisés par le gouvernement français par arrêté ministériel entre 2004 et 2011 à faire le commerce du gaz naturel. Le prix du gaz augmente et est promis à un bel avenir et GDF, dont Bruxelles combat le monopole (comme pour la SNCF, EDF, Française des Jeux, etc...), veut-il faire croire qu’il aurait des concurrents sur le marché français ? C’est tellement plus simple pour fixer les tarifs, surtout que l’état actionnaire lui accorde sans problème les augmentations, même si Hollande fait mine de refuser. Il va falloir surveiller de prés sa gazinière. Car Hollande a trouvé la solution pour booster la croissance : faire grimper la consommation des ménages. Ce qui a permis de faire + 0,5% de croissance au second trimestre , c'est la consommation des ménages qui a tiré le PIB vers le haut (et notamment grâce à la hausse des dépenses d'énergie (+2,4%) liée à un printemps plus froid). Et tout ça c’est bon pour Hollande le grand économiste.

Encadré

Le japon a inventé une arme anti-immigration et anti-délocalisation

La population du Japon a vu sa population baisser de 200.000 habitants en 2012. Ce déclin démographique dû au vieillissement de la population va s’accentuer dans les prochaines décennies, ce qui pose un réel problème de main-d’oeuvre. Le Japon, pour protéger sa culture, se refuse, comme l’Allemagne le fait, à ouvrir ses portes à l’immigration. Aprés avoir créé les robots adoptés chez les constructeurs automobiles du monde entier, voici maintenant qu’apparaissent les robots humanoides. Au Japon, l’usine Glory, qui fabrique des caisses enregistreuses, utilise, au milieu des ouvriers humains, depuis 2 ans des humanoides sur une chaîne de montage. Ces robots assemblent les pièces d’un trieur de billets d'une caisse enregistreuse. Ces robots peuvent atteindre 80 % de la productivité d'un humain, mais la grande différence, c'est qu'ils ne font pas de pause, ils n'ont pas de week-ends, pas de congés, ils travaillent aussi la nuit et ne font jamais d’erreurs. Ils ne touchent pas de salaires, ne font jamais grève et sont amortis au bout de 2 ans. Grace à eux, inutile de délocaliser.

La France a choisi une autre voie, l’immigration et la délocalisation.

A méditer ! !
 

Il n'y a pas qu'Hollande qui doit maigrir


 

 La Cour des Comptes a chiffré en 2009 le coût moyen d’un fonctionnaire pour l’état à la somme de 3,5 millions d’euros. Ce chiffre couvre les salaires et la retraite, ainsi, lorsqu’Hollande décide de lui-même peu après son élection la création de 60.000 nouveaux postes dans l’éducation nationale, il vient d’engager la France dans une dépense de 210 milliards d’euros. Si l’état faisait ses comptes, il s’apercevrait que ses coûts salariaux sont les vrais responsables des déficits et de la dette.

Lorsque j’habitais en France, je recevais régulièrement le journal du maire et une chose me sidérait tous les ans, il y avait tellement d’employés communaux que la municipalité n’avait pas les moyens de les payer. Elle devait donc emprunter tous les ans pour couvrir les salaires. Et tous les ans, je le sentais quand je recevais mes impôts locaux. Cette petite ville, pour ne pas la nommer s’appelle Bergerac et elle détenait certainement les records des tarifs des parcmètres, du montant de l’amende et des agents verbalisateurs rapides comme l’éclair. Résultat, tous les commerces du centre ville fermaient, faute de clients et la rue principale « commerçante" n’était plus constituée que de banques, de magasins d’optiques et d’agences immobilières toutes franchisées (qui vendaient tous la même chose) . Cette ville ne vivait que grâce à la présence d’anglais dans la région (la plus grosse concentration à l’époque) et les commerçants profitaient de ces étrangers qui doublaient leurs retraites (grâce à la Livre sterling forte). Cela n’a pas duré, beaucoup sont repartis vers d’autres cieux et les illusions des commerçants avec. La France, aujourd’hui, c’est un peu la même chose, elle croit qu’elle a toujours la spendeur du passé et Hollande est obligé de faire la marionnette et de se contenter d’un maigre 0,1% de croissance.

Malgré les rappels à l’ordre de la Cour des Comptes, qui est pourtant présidée par Didier Migaud, socialiste, Hollande reste aveugle et sourd devant la réalité. Il répondait fin juin au président de l’institution : « Les fonctionnaires ne doivent pas être une "variable d'ajustement" pour assainir les finances de la France » (y a pas à dire, il fait de belles phrases).

Pour l’instant, notre gouvernement s’occupe des années 2025, il voit loin. Que vont-ils accoucher ? Certainement pas des décisions courageuses. Comme disait Ségo..lène, il n’a jamais rien décidé de sa vie. Pourtant des idées, on peut lui en donner.

Trop de fonctionnaires.

Si la France avait le même nombre de fonctionnaires par habitant que l’Allemagne, il faudrait en supprimer 1,5 million, on se retrouverait alors au niveau de 1980. Il y a en France 5,493 millions de fonctionnaires auxquels s’ajoutent 2 millions de salariés qui n’ont pas le statut, mais qui sont payés eux aussi par l’État, organismes publics ou parapublics, entreprises publiques.... La France a beaucoup trop de fonctionnaires: hausse de 36% de 1980 à 2009! alors que pendant le même temps l’emploi dans le privé ne progressait que de 18 % et la population française de 17%. De 1980 à 2007, les emplois dans la fonction publique de l’État ont progréssé de 14,3 %, la territoriale de 71,2 % et l’hospitalière de 53,4%.

Au total, 7,5 millions fonctionnaires ou assimilés représentant 26 % de la population active dépendent de l’état pour leurs traitements comme pour leurs retraites. Le salarié du privé travaille jusqu’au 26 juillet de l’année pour l'état et les organismes sociaux avant de bosser pour lui-même (on n’est pas loin de l’esclavage !). La Cour des comptes a chiffré le coût moyen par agent de l’état à 3,5 millions d’euros (incluant notamment salaires+retraite). La règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (abandonné depuis par Hollande) est trés insuffisante pour réduire les effectifs.

Les salaires et pensions de retraites des salariés des administrations publiques constituent la dépense publique la plus importante et c’est surtout un gaspillage organisé : tâches improductives, temps perdu en réunions inutiles, sureffectifs, absentéisme, heures de délégation syndicale et grèves.

Et si l’état en supprimait?

Donc supprimons 1,5 millions fonctionnaires pour être au niveau de 1980 et réglons le problème de l’absentéisme. Les fonctionnaires se font porter pâle 23 jours par an (et comme par hasard, c’est le plus souvent le lundi ou le vendredi), cela représente 13% soit un taux deux fois plus élevé que dans le privé (il serait bon de revoir les jours de carences). Pour faire travailler 7 fonctionnaires, il faut en payer 10 ( et comme dit mon ami Nouratin : dans l’administration pénitentière c’est pire, tu en payes 3 pour 2 qui travaillent).

Résumons donc : suppression de 1,5 millions et 637.000 (les13%) puisque l’on a éradiqué l’absentéisme soit 2,137 millions de fonctionnaires en moins. Nous économisons 64 milliards sur une année et en comptant toute la carrière et la retraite 7462 milliards d’euros. (selon le calcul de la Cour des comptes et le salaire moyen des fonctionnaires de 2500 euros mensuel).

Mais vous allez me dire, que deviennent tous ces fonctionnaires, et bien on les envoie à « Pôle emploi », qu’ils cherchent du boulot, comme tout le monde.

Il ne suffit pas de les licencier, il faut dégraisser les administrations, comment fait-on ?

Impôts sur les revenus prélevés à la source

Le prélèvement à la source, comme le font de nombreux pays, permet la fermeture de nombreux centres des impôts et le licenciement du personnel ne servant plus à rien. Ce sont les employeurs qui prélèvent directement sur le salaire et qui règlent l’impôt à l’Etat. Les entreprises font déjà ce travail pour la TVA, l’impôt société, les charges sociales et toutes les cotisations et taxes diverses. Les socialistes vous rétorquerons que l’on ne peut pas faire payer deux fois l’impôt sur la même année, tout à fait d’accord, mais l’état peut perdre une année d’impôts, ça ne change strictement rien.

Sur les autres taxes concernant les particuliers (taxe habitation, ISF, Taxes foncières), il suffit de tout mettre en place sur déclaration informatisées (Comme expliqué plus loin) et les contribuables payent par Internet ou par des bornes . Pour ceux qui ne sont pas équipés en informatique, le contribuable qui à une carte fiscale à puces passe régler sur une borne.

Dégraissons le millefeuille administratif

Si l’on compare les « Etats Unis du Brésil » (son véritable nom) à l’Union Européenne et donc à la France, au Brésil il y a un état fédéral, ensuite 27 états (Ex : Bahia, Amazonie, Rio de Janeiro, etc...) et ensuite nous sautons directement à la municipalité. Il n’y a aucune autre entité administrative entre l’état et la commune. Par exemple l’état de Bahia qui est comparable en superficie à la France comporte 417 municipalités contre 36.683 en France.

Prenons le cas de la France et de son « millefeuille administratif », il y a d’abord l ‘Union Européenne, l’état Français, les régions(26), les départements (101), 371 « pays en milieu rural », 4055 cantons, 36683 communes, 35000 groupements de communes, 16000 syndicats intercommunaux et comme ce n’est pas assez compliqué comme cela, les socialistes viennent d’en rajouter une couche (ça doit être ça le choc de simplification), la Métropole (concerne pour l’instant Paris Lyon et Marseille). Et pour gérer ce souk, il y a 601.132 élus (chiffres 2011), c’est à dire un élu pour 109 habitants (cela doit sans doute être le record du monde) et chacun se renvoie la balle et rejette son mauvais fonctionnement sur l’autre « c’est la faute de l’état, c’est pas ma faute... »

Et au milieu de tout cela, il y a plein de fonctionnaires.

Dans chaque commune de la Bahia, la municipalité héberge un certain nombre de services soit fédéraux, soit de l’Etat (agriculture, Police, santé, éducation, sport, etc...). De nombreux autres services ont été automatisés par l’intermédiaire des banques (paiement des taxes, fiscalité automobile), il n’y a pas de guichets où payer. Les centres des impôts sont trés rares, uniquement dans les grandes villes. Mais vous trouvez par exemple des commerçants (ex : supermarchés) qui sont habilités pour les encaissements ou les versements prestations vieillesse ou d’aide de l’état qui sont versés aux plus pauvres.

Donc, pour améliorer, je suggère de garder l’Europe, l’Etat et les communes réduites au nombre d’un millier et je propose également pour les élections de réduire à deux scrutins, le premier regroupe l’élection du Président de la république, les députés nationaux et européens et les grands électeurs (pour le Sénat au cas ou on le garde). Le 2eme scrutin est pour les élections municipales.

Que coûtent les immigrés clandestins

Les chiffres divergent, pour Yves-Marie Laulan, démographe, économiste et géopoliticien, enseignant à l’ENA et aux universités Dauphine et Paris 2, le véritable coût de l’immigration pour la France atteint 70 à 80 milliards d’euros, soit l’équivalent annuel du déficit budgétaire. Autrement dit, la France s’endette pour assimiler des jeunes gens dont certains la remercient en brûlant des voitures et en cassant des vitrines. Quant au coût de l’immigration clandestine, l’état ne se risque pas à ce genre d’évaluation, certaines études divergeantes la chiffre entre 4 et 32 milliards. A gauche, on dit même qu’elle rapporte plus d’argent à l’état qu’elle ne coûte.

En tout cas, il y a aussi une grosse économie à faire...

Suppression des subventions de l’Etat pour certaines écoles

Et pourquoi pas la suppression de l’Ena qui a coûté beaucoup à la France

Pour quelles raisons, l’état (donc le contribuable) paye t’il les études des élèves qui deviendront ses futurs fonctionnaires ou militaires. Un élève de l’Ena coûte 11 fois plus cher qu’un étudiant d’une université soit 84.000 euros contre 7000 euros . Pour le privé ce sont les parents qui doivent assumer. Autre largesse dont bénéficient les étudiants de ces grandes écoles (ENA, Polytechniques, Ecole Normale Sup, etc...), ils percoivent un salaire pendant leurs études. Pourtant parmi les énarques qui ne deviennent pas tous PDG de grandes entreprises, heureusement ( certains entrent en politique), on constate une proportion anormalement forte d’échecs retentissants, en voici quelques-uns : (Michel Bon a fait perdre 68 Milliards d’euros à France Télécom, François Roussely chez EDF -25,8 Milliards d’euros, Jean-Marie Messier et Hannezo à la tête de Vivendi – 72 Milliards d’euros, Jean-Yves Haberer au Crédit Lyonnais -19,8 Milliards d’euros, Jean-François Cirelli chez GDF -12 Milliards d’euros, Bernard Attali à Air-France -1,2 Milliards d’euros, Jacques Friedman à l’UAP -1 Milliard d’euros, Gérard Mestralle à Suez -900 millions, François Heilbro au Gan -800 millions, Paul Hermelin chez Cap-gémini -500 millions, Guy de Panafieu chez Bull –253 millions, Alain Minc chez Cerus – 600 millions, Pierre Blayau pour Moulinex (banqueroute frauduleuse) -100 millions, Michel Albert aux AGF (910 millions), Jean-Michel Bloch-Lainé à la banque Worms -2,29 Milliards d’euros, Georges Bonin au CCF -1,6 Milliards d’euros, Patrick Careil à la banque Hervet -180 millions, Patrice Chevallier à la CFC -1,6 Milliards d’euros, Jean Dromer à la BIAO -60 millions, Jacques Friedmann à l’UAP -303 millions, Michel Gallot à la SDBO -610 millions, Jean-Maxime Lévêque à l’IBI -1,2 Milliards d’euros, Jack Lang créateur de la CNAC -960 millions etc., Le total fait 212 milliards et des brouettes et il en manque.

Et cette école a fait des émules, on retrouve l’Ena en Côte d’ivoire, au Mali, au Sénégal, en Algérie, au Maroc et en Tunisie, bonne chance les amis!

Baisser le train de vie de l’état

Il n’y a aucune raison qu’ Hollande prenne des vacances aux frais de l’état (La Lanterne coûte 200.000 euros à l'état pour une semaine d'occupation) alors que sa consoeur Angéla Merkel a payé elle-même son hotel en demi-pension et que Cameron vient de partir au Portugal où il a loué une villa. Pour s’y rendre, il a pris un avion « low cost » Ryannair . Pourtant, il me semble qu’Hollande est propriétaire d’une villa à Mougins.

Hollande a commencé au début de son septennat à voyager en TGV. On apprend que chaque déplacement à Bruxelles coûte 21.000 euros, ça fait cher le billet. Hollande a vite oublié les déplacements en train de son début de septennat, maintenant c’est l’hélicoptère ou l’avion. Il serait temps de faire un gros ménage dans les dépenses somptuaires de nos dirigeants et de leurs ministres. On apprend aussi que chaque ministre dispose de 2 voitures rien que pour lui, peut-être est-ce parce que ces véhicules manquent de fiabilité, dans ce cas échangez-les. Pour quelle raisons employer 900 personnes à l’Elysée, si Hollande n’y habite pas.. Et qu’est-ce que c’est que ces 60 appartements du palais de l’Alma attribués gratuitement à des proches du président ? Au gouvernement il y a 38 ministres et ... 571 conseillers ministeriels!

Vu à la télé hier, Valls se promène en permanence avec des gardes du corps et même dans la cour de l’Elysée (peut- être craint-il d’être agressé par Taubira).

Suppression de la paperasserie

Les entreprises et les particuliers font tout un tas de déclarations (Voir encadré : L’exemple du Brésil). Pourquoi ne pas tout regrouper. L’administration est trés en retard. Il suffirait de créer deux bases de données, une pour les particuliers et une autre pour les entreprises. Ces bases contiendrait tous les renseignements dont ont besoin les différentes administrations ou organismes sociaux et que les assujettis mettraient à jour régulièrement. Cela ferait gagner du temps et de l’argent à tout le monde.

Privatiser certaines fonctions de l’état

Ce n’est pas un scoop de dire que le privé coûte moins cher que le public, alors pourquoi ne pas privatiser certains services. Si on supprime les départements, donnons à des entreprises privées le travail que faisaient les Préfectures (délivrance des cartes d’identité, permis de conduire, passeports, cartes grises et même les cartes de séjours). On pourrait même confier le recouvrement des impôts (autres que les prélèvements à la source de l’impôt sur le revenu fait par les entreprises, vu plus haut) comme les impôts locaux, les amendes, etc... à des entreprises privées (les anciens agents du fisc licenciés pourraient s’y faire embaucher).

Suppression des subventions aux associations

François Léotard n’a pas marqué de son empreinte en tant que Ministre de la Culture, quand il a pris la suite en 1986 de Jack Lang (on vient d’entrer dans la première cohabitation). Il faut dire à sa décharge que son prédécesseur lui a miné le travail. Il s’est retrouvé avec une enveloppe trés réduite car son prédécesseur a déjà bouffé le budget en accordant des promesses de subventions à 4000 nouvelles associations, dont une aide exceptionnelle de 3 millions de francs à SOS Racisme pour combler sa dette. De plus, à l’époque Tonton lui avait piqué le quart de son budget pour l’Opéra Bastille. A cette époque, bien que mis en minorité, c’était quand même lui qui commandait. En 2011, 35 millards ont été versées à environ 10000 associations en France (les chiffres sont toujours donnés avec 2 ans de retard!) par les ministères et par les collectivités locales. On découvre par exemple une subvention de 150.000 euros pour un colloque sur le sentiment européen versé à l’ INNOP ( Fondation pour l’innovation politique), une autre de 20.000 euros pour la Radio Européenne Nantaise (tiens !), 10.000 euros pour PHF ( Paroles d’Hommes et de Femmes) pour l’édition du 3ème volume de la BD « Les migrants », 40.000 euros pour les Scouts Musulmans de France ou encore 1000 euros pour la Confrérie gastronomique de l’ordre de l’échalote de Busnes et 1000 euros également pour la Confrérie tête de veau de St Laurent de Chamousset.

Il y a sûrement quelques milliards à gratter, là aussi.

Supprimer certains impôts

L’exemple le plus typique est la taxe sur l’audivisuel, elle a souvent coûté plus qu’elle n’a rapportée.

Sur la loi de finances 2012 par exemple, j’ai compté plus de 230 taxes et impôts (ex : Taxe sur les farines, Taxe de ski de fond, Redevances et taxes funéraires, Taxes pour non réalisation de stationnement, etc ...) dont 150 environ concernent les entreprises. Sur toutes ces taxes, plus d’une centaine ont été modifiées en 2012, alors ne parlons pas des amendes.

Enfin une bonne nouvelle quand même car Sarkozy a supprimé la taxe "poisson" (espérons que le capitaine ne va pas la remettre).

Et bien dans tout ce fatras de taxes, supprimons en 90% (de toute façon la plupart ne sont pas rentables) et ne gardons que celle facile à récupérer. Certains pays (Voir encadré Comment fait le Brésil) ont trés bien compris comment récupérer des taxes sans que cela coûte un sou, il suffit de jouer sur le taux de TVA et sur les tarifs douaniers en plus ce sont les commercants qui collectent, donc des fonctionnaires en moins.

Ras le bol, les commissions

On n’arrive plus à compter le nombre de commissions qu’a créé Hollande depuis son arrivée, la dernière en date "Innovation 2030", présidée par la commissaire Anne Lauvergeon (que l’on nomme aussi la « Commissaire à rien ») qu’il fallait bien placer depuis que Sarkozy l’a virée d’Areva. Le 19 août dernier, important séminaire à l’Elysée ou l’on apprend qu’Hollande avait aussi demandé (en cachette) une commission sur « la France en 2025 ». Il parait que cela marque « le point de départ d'un travail de réflexion, associant les acteurs économiques et sociaux » (y a rien à rajouter après une phrase aussi pointue). A la fin de l’année, le commissaire général à la stratégie et à la prospective remettra au chef de l'Etat un rapport final (qu’il mettra à la poubelle, comme le « Gallois », le « Jospin » et tant d’autres).

Mise à niveau public/privé

Comme dit Sapin à propos de la réforme des retraites :"L'alignement public-privé ne rapporterait rien », oui surtout pour le PS.

Et pourtant, il est temps de faire un système de retraite universel, c’est à dire aligner les retraites du privé avec celle des fonctionnaires et des régimes spéciaux. Il suffit d’en prendre à ceux qui en ont trop pour les donner à ceux qui n’en n’ont pas assez (à l’image du système suédois).

C’est aussi mettre tous les salariés sur un pied d’égalité que ce soit au niveau des salaires, charges sociales , garantie de l’emploi ou plutôt non garantie, durée de cotisation et date de départ à la retraite (hormis les métiers réellement difficiles) . Il n’y a aucune raison qu’un fonctionnaire ne perde pas son emploi s’il a fauté ou par manque de rentabilité. Idem pour les régimes spéciaux. Cette différence divise depuis trop longtemps divise les français. Sans oublier les retraites de nos chers politiques, aucune raison qu’ils dérogent à la règle.

Alors, le changement, on le fait maintenant ?

Quelques réflexions

  • l’Administration de l'Agriculture a doublé, la population agricole a été divisée par deux!
  • Enseignants: + 16%; Eleves: -4%
  • Policiers (Etat pas municipaux): France 1/250 habitants; Grande Bretagne 1/380 habitants
  • François Hollande a plafonné les salaires de ses ministres et de ses plus proches collaborateurs. Une rigueur qui n’est en revanche pas de mise en matière d’heures supplémentaires. Certains agents qui n’y ont pas droit en bénéficient. D’autres n’hésitent pas à s’en faire rembourser jusqu’à 245 par mois ! La Cour des comptes évoque à ce sujet des « anomalies ». Ce ne sont pas les seules.
  • L’état se targue d’avoir récupéré suite aux contrôles fiscaux 12 milliards d’euros en 2012, mais plus de la moitié sont en fait factices et ne sont jamais versés. Les contrôles font donc rentrer réellement moins de 1% de l’ensemble des impôts.

Encadré :

L’exemple du Brésil

Le brésil (192 millions d’habitants) est moins équipé que la France en ordinateurs (26 millions au Brésil contre 27 millions pour la France). Pourtant le pays est trés en avance par rapport à la France. L’exemple le plus frappant concerne les guichets bancaires automatiques. Dans le moindre petit village la plupart des brésiliens font pratiquement toutes les opérations bancaires avec le guichet automatique. Pourtant, il y a au Brésil 14 millions d’analphabètes (Pour eux, le code secret est remplacé par les empreintes digitales de la main droite ). Ils peuvent retirer de l’argent, mais aussi en verser en espèces ou en chèques sur leur compte ou bien payer une facture en espèces ou par virement bancaire, vérifier leur solde, imprimer leur extrait de comptes (les banques ne les envoient jamais), mais aussi souscrire un prêt, etc..... . Les brésiliens possèdent plus de 460 millions de cartes bancaires (à l’ouverture d’un compte la banque vous donne au minimum une « carte de crédit » pour acheter cash et une « carte de débit » que vous utilisez pour payer en plusieurs fois sans frais ou pour un paiement différé).

Le Brésil est une terre d'innovation pour l'industrie des transactions sécurisées, les brésiliens sont trés ouverts aux nouvelles technologies. En 2010, un jour avant la fin de son mandat de huit ans, le président Lula recevait la première « carte d’identité high-tech », au cours des neuf prochaines années, la totalité des Brésiliens la recevront.

Au Brésil, il y a seulement deux scrutins organisés pour les élections et ceux-ci sont électroniques depuis longtemps.Tous les 4 ans, on élit le même jour, le Président de la république, les députés et les sénateurs fédéraux, les gouverneurs et les députés des états. Deux ans après et aussi tous les 4 ans, c’est au tour des élections municipales.

Tous les adultes ont un numéro fiscal qui permet en consultant internet de savoir si vous avez affaire à une personne qui a des dettes ou des impayés.

Les abonnements mobiles sont au nombre de 265 millions pour une population de 192 millions d’habitants. En 2009, alors qu’en France on utilisait les mobiles 3 bandes (inutilisables au Brésil), il y avait belle lurette qu’ils étaient en 4 bandes.

Encadré :

Comment fait le Brésil

Au Brésil, l’état a vite compris comment faire rentrer de l’argent facilement. Il vaut mieux en prendre un peu à tous le monde, plutot que prendre aux riches qui risquent s’expatrier. Le pays est dirigé depuis plus de 10 ans par les socialistes du Parti des Travailleurs (Lula et Dilma), poutant la gestion du pays n’a pas grand chose à voir avec le socialisme. Ici l‘état ne vit pratiquement que par les droits de douanes à l’importation et les taxes sur les produits (appelés en France TVA). Que vous soyez riches ou pauvres, vous n’y coupez pas. Ceux qui en payent le plus sont les pauvres qui dépensent une grosse partie de leurs revenus en taxes. Voici quelques exemples : Pommes de terre 25% chocolat 32%, vin 44%, un journal 32%, vêtement 27%, cigarette 78%, électricité 27%, papier hygiénique 68%. Dans le prix d’une voiture importée, il y a 1/3 du prix pour la voiture et 2/3 pour les taxes (C’est pour cette raison que les constructeurs implantent des usines sur place).

Encadré :

Nombre d’emplois en France

En 2011

  • Dans le privé :
    • 23,866 millions de salariés
    • 2,529 millions de non salariés

Dans le public :

  • Fonction hospitalière : 1,145 millions dont 15.800 emplois aidés
  • Collectivités locales : 1,881 millions dont 51.200 emplois aidés
  • Fonction de l’état : 2,466 millions dont 67.500 emplois aidés

Soit un total de 5 ,493 millions dont 134.500 emplois aidés (on se demande pourquoi car aidés ou pas, c’est toujours le contribuable qui paye, ou alors peut- être coûtent-ils plus chers que les autres!)

  • Organismes publics ou parapublics, entreprises publiques : 2 millions.

Total fonction publique : 7,493 millions