4 oct. 2013

Ces infos que l’on nous cache depuis des décennies


     


Vous prenez rendez-vous avec votre banquier et vous lui annoncez que vous dépensez tous les ans 20 000 euros de plus que vos revenus et que vous avez besoin qu’il vous mette en place chaque année un prêt couvrant ce supplément de dépenses.Vous lui dites que vous ne voulez pas sacrifier vos vacances aux sports d’hiver, ni vous débarrasser de votre voilier basée à St Tropez. Et que croyez-vous que votre banquier va vous répondre ? Il va vous demander si vous êtes sérieux. Pourtant, les états agissent de cette façon, et les banquiers leur prêtent  sans sourciller et ne tiennent pas compte de leurs recettes annuelles, mais se fient à la richesse des entreprises installées sur leur territoire (le PIB). C’est comme si vous disiez à votre banquier : « si je ne peux pas payer, ce sont les voisins de mon quartier qui vous paieront ».
 
Il y a tout juste un an, Moscovici présentait la loi de finances 2013 qui prévoyait un déficit de 61,6 milliards d'euros en 2013 et pour 2014 de 47,6 milliards. Il aurait préféré que tout le monde oublie ses chiffres car avec son collègue du budget Bernard Cazeneuve il vient de revoir ses chiffres à la hausse, à fin 2013, le déficit devrait être de 71.9 milliards et de 82,2 milliards à fin 2014. Dette, déficit, % du PIB,.... l’état nous soule avec ces chiffres trafiqués qui sont en fait trés loin de la réalité. L’état nous ment sur la dette depuis des décennies. La dette publique de la France était de 1859 milliards d’euros à fin 2012, mais c’est un gros mensonge, les dettes sont 3 fois plus importantes, car personne ne vous parle du chiffre astronomique du hors bilan.

Chaque année, les parlementaires travaillent sur un budget d’environ 380 milliards d’euros de dépenses (pour environ 300 milliards de recettes) et laissent hors de contrôle le hors-bilan qui représente presque 10 fois le montant du budget. Le hors bilan était chiffré à fin 2012 à 3091 milliards d’euros. Si l’on tient compte de la seule dette de l’état,  1519 milliards (hors sécu et collectivités locales) et que l’on rajoute le hors bilan de 3091 milliards soit 4610 milliards et que l’on compare aux recettes annuelles de 298 milliards, on peut constater que l’endettement est de 1546%. Moi j’appelle cela du surrendettement.

Qu’est-ce que le hors bilan ?
En théorie, on met dans le hors-bilan des prévisions de charges qui ne sont pas des dépenses, par exemple des garanties qui la plupart du temps ne se réalisent pas. Le problème est qu’aujourd’hui, à cause de la crise, une grosse part de ces garanties présentent des risques financiers réels pour l’état. Quelles valeurs faut-il accorder aux garanties données sur les prêts aux banques Dexia ou à l’ancienne banque nationalisée du Crédit Lyonnais. Il ne faut pas être devin pour savoir qui au final va payer, l’état, donc le contribuable.

Mais l’état en profite pour y cacher des dépenses ou des emprunts que l’on devrait normalement trouver dans le budget de dépenses.

Les prêts accordés aux pays pauvres
La France prête à tour de bras aux pays pauvres et l’état n’ayant pas le moindre sou est obligé d’emprunter aux banques et de se porter garant au cas où ces pays ne peuvent pas payer leurs dettes (ce qui est trés fréquent). Et quand l’état annule la dette, au final c’est le contribuable qui doit mettre la main à la poche. Au total, les créances de la France sur les États étrangers s’élèvent à environ 55 milliards d’euros fin 2011, mais au 31 décembre 2011, environ 19 milliards d’euros de dettes avaient été annulés (voir : Lagrandeur de la France nous coûte cher).

Les garanties de la Coface
Il y a les garanties de la Coface (Compagnie Française d’Assurance pour le Commerce Extérieur), quand la France vend un TGV au Maroc ou 30 chalutiers au Mozambique, les industriels français, pour être sûr d’être payés, font garantir le paiement par l ‘établissement d’état. Si le Maroc ne peut pas payer le montant des travaux de 2,5 milliards d’euros ou si le Mozambique fait faux bond, ce sera l’état, donc le contribuable qui aura fait de beaux cadeaux à ces pays. (Voir Lagrandeur de la France nous coûte cher)

Les retraites du public et des régimes spéciaux
Mais là où nos gouvernants nous prennent pour des abrutis, c’est pour les retraites des fonctionnaires et des régimes spéciaux. En effet, l’état met les dettes qui concernent les paiements de retraités du public et des régimes spéciaux dans le hors bilan. Et là pourtant, ce n’est pas une garantie, mais une dépense réelle. Sur le montant du hors bilan de  3.091 milliards d'euros, les retraites s’élèvent à 1679 milliards d’euros (excusez du peu). Si l’on s’en réfère au PIB, les retraites de nos fonctionnaires et assimilés pèsent 82,6 % de la richesse de nos entreprises. La France est le seul état qui ne met pas les retraites de ses fonctionnaires dans le budget de l’état (Peut- être espère     t-elle ne pas les payer ou bien les réduire,... comme pour les grecs, non je blague !).

Et ce que personne nous dit,  c’est qu’entre 2007 et fin 2012, les engagements de retraite sont passés de 1 091 milliards d’euros à 1 679 milliards d’euros soit une hausse de près de 54 % en 5 ans!
Et ce n’est pas tout sur les retraites.

Qui paye les cotisations de retraite patronale du public ?
En 2008, pendant que l’attention était focalisée sur les mesures prises par le gouvernement Fillon pour rapprocher les taux de cotisation salariales des fonctionnaires de 7,85% vers les 10,55% des salariés du privé (Privé et fonctionnaires seront au même taux en 2020), on masquait au grand public une injustice encore plus flagrante : l’écart entre les taux de cotisation des employeurs.

Dans le privé, le taux de cotisation employeur est actuellement de 15,70% (base 10% + 5,70% pour la tranche A ARRCO) et pour la tranche B (de 13,30% pour les non-cadres et de 13.90% pour les cadres, éventuellement complétée par la tranche C de 20,30%).
En revanche, dans le public, on ne compte pas.

·         Le taux de cotisation employeur à la charge de l’État (c’est à dire de tout les contribuables) est de 74,28% (68,59 % en 2012) pour les personnels civils et à 126,07% (121,55 % en 2012) pour les militaires. L’État est trés généreux avec l’argent du contribuable.

·         Les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers ont un taux employeur de seulement 27,3%, mais bon c’est encore nettement au dessus du privé. On ne va pas les plaindre.

·         Et les régimes spéciaux, ils ne sont pas en reste (SNCF 63%, RATP 57%,…).

Autrement dit pour dire simplement, quand un employeur privé débourse un peu plus de 15% pour la caisse de retraite de son salarié, l’État paye entre 3 et 8 fois plus et où trouve t-il l’argent, soit dans les poches des contribuables soit dans celles des générations futures en passant par des emprunts.
On voit bien que Hollande, malgré ses promesses, était obligé de faire un semblant de réforme. Il ne pouvait avouer la vérité. Et ils sont tous complices, gauche, droite, syndicats et médias. Si ça se sait un jour, les moutons du privé risquent de se réveiller.

Cotisations patronales des fonctionnaires
      

                  Année     Civils                      Militaires               

·         2006       49,90%                   100,00%

·         2007       50,74%                   101,05%

·         2008       55,71%                   103,50%

·         2009       58,47%                   108,39%

·         2010       62,14%                   108,63%

·         2011       65,39%                   114,14%

·         2012       68,59%                   121,55% 

·         2013       74,28%                   126,07%
 

 Le mécanisme européen de Stabilité (MES)
Ce n’est pas fini, le hors bilan comprend aussi les aides aux pays de la zones euro. Quand un état comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne ou l’Italie est en difficulté, le MES qui dispose de près de 80 milliards d'euros de capitaux propres ( dont 27,1% sont financés par l'Allemagne et 20,4% par la France) peut verser une aide aux gouvernements ou bien à des banques. Le MES a décidé aussi d’emprunter jusqu’à 700 milliards pour les mêmes raisons et la France garantit à hauteur 20,4% de l’emprunt. Si l’état ou la banque ne paye pas ou si on efface la dette, la somme passe de garantie à dépenses, c’est aussi simple que cela. D’ores et déjà en un an (décembre 2011 et fin décembre 2012), l’encours de la France est passé de 7,3 Md€ à 58,1 Md€. Dans le même temps, l’engagement est de 126,4 Md€ au titre de la part française au capital appelable du Mécanisme européen de stabilité (MES).

En Allemagne, le Bundestag a limité le montant à 190 milliards d‘euros (en France aucune limitation) et le traité a prévu également un droit de véto à l'Allemagne et à la France. Nous pouvons donc faire confiance à Angéla plutôt qu’à Pépère qui paye sans compter.

Les garanties données aux épargnants
Enfin rentrent également dans les garanties hors bilan, celles données aux épargnants, car savez-vous que l’état pioche dans votre argent. Mais ne vous inquiétez pas vous êtes sur de le retrouver, ... enfin au moins 100 000 euros puisque telle est la garantie de l’état.

Encore que des exemples comme la déconfiture du Crédit Lyonnais, peuvent se renouveller.

Pourquoi la dette est calculée par rapport aux PIB
Comparer la dette de l’état au PIB fait moins peur et, est plutôt rassurant. Enfin, moi, quand j’emprunte, je compare avec mes revenus et pas par rapport à ceux de mes voisins. Il serait bien que les médias alertent l’opinion quant à la vérité de la dette, c’est à dire 4950 milliards de dettes et d’engagements.

Quand on compare la dette avec les  recettes annuelles de l’état (298 milliards d’euros), on arrive à un endettement de ..... 1661% ! Mais pour Pépère, tout va bien, il continue comme il a toujours fait en Corrèze.  

Avec Hollande et Moscovici aux commandes, il n’y a pas de soucis à se faire, les menteurs de la république nous certifient que tout va bien et que l'endettement de la France va "atteindre un maximum" avant de "décroître", comme le chomage.

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