Vers un élargissement
de l’UE à 40 états
Rien n’arrête les technocrates de Bruxelles. Ils rêvent
d’une grande Europe (comme certains rêvaient d’une grande Allemagne, ou d’une
grande Serbie) et ils ont décidé, pour l’instant de s’agrandir vers l’est, vers
les anciens pays de l'ex-URSS plus affaiblis en mettant de coté, pour
l’instant, la Turquie en plein essor.... Il avait aussi été question, un temps, d’intégrer les pays
du Maghreb, mais les révolutions arabes ont tué dans l’œuf le projet. Mais tout
ne se passe pas comme ils l’avaient prévu, avec l’Ukraine, où l’Europe a chassé
le président élu démocratiquement pour mettre en place un régime fascisant, il
y a un os, c’est le voisin russe qui n’entend pas que l’on s’immisce dans sa
sphère d’influence. La semaine dernière, Hollande est allé avec ses gros sabots
en Azerbaïdjan, en Géorgie et en Arménie. Qui peut croire qu’il ne représentait
que la France ? On voit bien à ses discours qu’il veut profiter des
relations difficiles de ces pays avec la Russie, pour les amener vers une
intégration européenne. L’Europe outre les pays déjà cités espère attirer à
elle la Moldavie, la Biélorussie et les états des Balkans (Serbie, Macédoine,
Albanie, Bosnie et Monténégro).
En 1973, un référendum avait été organisé pour savoir si les
Français acceptaient ou non l'entrée du Royaume-Uni, de l'Irlande et du
Danemark (c’était pour l’élargissement à 9). Depuis, nous sommes passés à 12,
puis à 15, et enfin à 28 et tout s’est fait sans notre avis. Et après cela,
Bruxelles veut se donner une image démocratique.
Le dernier élargissement date de 2004, avec l'entrée de 13
nouveaux États, pour la plupart issus de l'ancien bloc soviétique et cela n'a
pas été forcément bien digéré. Ces pays sont aujourd’hui en meilleure santé,
mais cela a été fait au détriment des pays payeurs, comme la France (qui paye
en 2014, 23,8 milliards sur 135,5 soit 17,6% du budget de l’UE). Au niveau
social, ils ont amené le désordre, comme par exemple, la directive concernant
les travailleurs détachés.
Les politiques n’ont pas le courage de dire stop à
l’élargissement de l’Europe. Ils n’ont qu’un mot en tête, l’Europe, c’est un
marché de 500 millions de consommateurs, capable de peser dans des négociations
commerciales. En tout cas, dans celle du traité transatlantique, on ne peut pas
dire que le commissaire européen qui négocie profite de cet avantage,
tellement, il s’est montré favorable aux propositions américaines. Cet
élargissement fait surtout le jeu des américains qui n’ont plus qu’à traiter
avec Bruxelles au lieu des 28 accords en place aujourd’hui.
Vers une Europe
fédérale
Le mot d’ordre de nos politiques est « tout doit être
fait comme l’Allemagne ». L’état est fédéral, faisons une Europe fédérale.
Daniel Cohn-Bendit milite pour une politique étrangère commune
aux 28. Voici ce qu’il disait pour plaider cette Europe : « Pourquoi a-t-on besoin de vingt-huit
ambassadeurs européens à Kuala Lumpur ? Pourquoi on n'a pas une ambassade
européenne, qui représente tous les citoyens européens ? Vous imaginez les
économies qu'on ferait, avec tous les diplomates qu'on n'aurait plus à
redéployer ? ». Honnêtement, je n’ai pas envie de confier la politique
étrangère de la France à la pin-up Katreen Ashton.
Le seul point positif que j’y vois est que nous ne verrions plus
la tête à Fabius.
Beaucoup critiquent aussi Bruxelles incapable d’envoyer un
contingent de soldats en Centrafrique, alors que les armées européennes sont
fortes de près de 2 millions de soldats. Mais, la sécurité des états, ça ne se
partage pas. Chaque pays tient à assurer sa propre défense et les interventions
en Afrique sont le fait de Hollande et de lui seul. Il n’a, ni demandé
l’autorisation au parlement, ni au peuple français. Il a encore moins demandé
un quelconque accord à Bruxelles. C’est quand il a constaté, l’ampleur des
bourbiers malien et centrafricain qu’il a demandé de l’aide à l’Europe.
Aujourd’hui, viennent d’arriver 150 soldats des pays baltes en Centrafrique,
mais ils sont obligés d’être accompagnés de soldats français, faute de parler
la langue.
Bientôt, les chefs d’états européens élus n’auront plus
droit au chapitre, tous les pouvoirs seront concentrés à Bruxelles. Rappelez-vous quand Arnold Schwarzenegger était gouverneur de Californie, le
plus peuplé et le plus riche état américain, pensez-vous qu’il ait eu une
quelconque influence sur la politique américaine. Il est vrai qu ‘avec le
président que nous avons, peut- être que....
La confiscation des
dépôts bancaires
En 2008, lors de la crise des « subprimes », ce
sont les états, donc les contribuables qui ont renfloué les banques. Dans un
document d’avril 2012, intitulé « Bail-out to Bail-in: Mandatory Debt
Restructuring of Systemic Financial Institutions », le FMI a décidé que
dorénavant, les banquiers pourront se servir sur la bête. En clair, si votre
banquier, fait des mauvais placements et perd beaucoup d’argent, il est
autorisé à ponctionner sur les comptes de ses clients déposants. Le FMI a donc
choisi, qu’en cas de faillites bancaires, plutôt que de faire appel aux états, les
banquiers pourront confisquer une partie des comptes de leurs clients.
Cela est présenté par le FMI comme une avancée, en effet les
contribuables ne seront plus sollicités, mais uniquement les déposants de la
banque. Que ce soit une solution ou une autre, de toute façon, on ne vous
demande pas votre avis. Comme il y a plus de déposants que de contribuables,
c'est en réalité une façon de faire porter la charge à plus de monde, parce que
rien ne nous dit que les comptes des plus pauvres ne seront pas ponctionnés.
Mais cela évite surtout de poser la vraie question :
pourquoi devrait-on sauver les banques ?
Mais me direz-vous, ma banque va faire attention désormais.
Oui sauf que les banques sont toutes interconnectées, via les produits dérivés.
En théorie, le risque est assuré, mais en réalité, si un des maillons de la
chaîne (le plus faible) rompt, toute la chaîne suit. C’est ce qui s’est passé
en 2008, la faillite de Lehmann Brothers a entrainé toutes les autres. Ce sont les
sauvetages des Etats et des banques centrales, financés par les contribuables
et leurs descendants qui ont renfloué les banques. Cela a augmenté
considérablement la dette de la France,merci Sarkozy.
Vous croyez, par exemple que le sauvetage grec visait à
sauver la population grecque, pas du tout, cela a été fait pour renflouer les
banques françaises et allemandes qui étaient les prêteurs. Jusqu'à présent, vos
dépôts étaient sacrés, mais la situation étant devenue critique, la solution préconisée
par le FMI vient d’être rendue légale par les instances européennes :
Ce système a de nombreux avantages :
·
Les Etats n'ont pas besoin de sortir 1 centime
pour sauver la banque !
·
La banque est sauvée, pas de contagion avec les
autres banques!
·
La banque n'a pas besoin de vendre d'obligations
françaises, ni d'autres actifs.
·
Elle peut continuer à distribuer de généreux
bonus à ses dirigeants.
Bref, que des avantages pour les contribuables, mais pas
pour les déposants et tant pis si ce sont les mêmes.
Soyez sûr que la prochaine faillite bancaire sera réglée de
cette manière.
L’Europe a légalisé ce système (les bail-in), empêchant tout
déposant de demander justice et réparation..., mais les médias ont été trés
discrets sur le sujet.
Vers une privatisation
de la sécu
Il y a 10 ans, le trou de la sécurité sociale cumulé sur
plusieurs années atteignait 30 milliards d’euros, mais aujourd’hui et depuis 4
ans, le déficit est de 30 milliards par an."Un déficit moins important que
prévu !" titrait le journal le Monde en mars dernier , mais tout cela est
fait à coup de déremboursements qui s'accumulent depuis des mois et permettent
de limiter les frais de la Sécu. On a simplement fait le choix de transférer
les soins courants vers les assurances complémentaires, mais pendant ce temps,
près de... 1 Français sur 3 ne se soigne plus et aujourd'hui la Sécu ne
rembourse que 55% des soins courants contre près de 80% dans les années 1980.
Bientôt, la sécu pourrait bien prendre en charge seulement les
maladies les plus graves et les personnes les plus pauvres, sans oublier les
étrangers. Pour tout le reste, il vous faudra une complémentaire privée. En
revanche, ne vous attendez pas à voir vos cotisations baisser.
Selon l'Euro Health Consumer Index, l'indice européen de
comparaison de la qualité des soins, la France est passée de la 1ère place en
2006 à la 9ème en 2013. Et comme si la Sécu allait bien, voilà que le
gouvernement veut généraliser le tiers payant. Quelle entreprise publique ou
privée, proposerait des services gratuits à ses affiliés alors qu'elle peine
depuis 24 ans à éviter la faillite ?
Jamel Debouze, ... Johnny,... Claire Chazal,... Valérie
Pécresse où... PPDA, ne vont pas aux urgences pour se faire soigner, ils vont
dans des hopitaux de stars, les plus chers qui soient... comme l'Hôpital Américain
à Paris. A 6 000 euros le ticket d'entrée et 15 euros le potage, Room service,
groom en uniforme, petits déjeuners avec jus de fruits pressés, repas
végétariens, casher, halal... servis sous cloche, salon de thé, cafétéria, et
même un restaurant, le Garden, donnant sur une terrasse très prisée aux beaux
jours, manucure, coiffeur, soins du visage"...Ici dit-on, "on accepte
la carte gold, pas la carte vitale".
Voilà l’avenir, Il y aura ceux qui auront les moyens pour se
soigner dans cette nouvelle France des inégalités... et ceux qui utiliseront le
service minimum, avec ce qu'il reste de Sécu. « Vous voulez changer 1 verre ou 2 sur vos lunettes », « Dites combien je vous soigne de dents ? »
C’est ce que nous promet l'annexe 16 du projet de directive
européenne sur "la passation des marchés publics", mais que Culbuto
hésite à mettre en œuvre. Reconnaissez que ça la fout mal pour un président
socialiste d’appliquer une telle règlementation dictée par Bruxelles. La
directive sur la « passation des marchés publics » est tout
simplement de mettre en concurrence les marchés publics avec le privé . Pour
les technocrates de Bruxelles, l'assurance maladie est une assurance comme une
autre et doit donc être soumise à la concurrence.
La privatisation de la Sécurité sociale, voilà le dessein de
l'Europe. Laisser un marché de plus de 600 milliards d'euros entre les mains du
public, c'est parfaitement contraire à l'idéologie libérale qui préside à l’UE.
Et Hollande en bon toutou sait bien, qu'il n'y a rien à faire contre les
décisions de Bruxelles, mais plutôt que d’annoncer la vérité et d'en assumer
les conséquences, il fait comme il a l’habitude, il cherche à nous endormir...
et il gagne du temps pour refiler la patate chaude au prochain locataire de
l’Elysée.
Culbuto a reçu des ordres : réduire les dépenses de
l'Etat et notamment en matière sociale, relancer la compétitivité de la Zone
euro en ouvrant les marchés publics à la concurrence. Il préfère cacher tout
cela, prend des mesurettes, et fait beaucoup de langues de bois.
En septembre 2012, Bernard Debré et Philippe Even publiaient
un livre: Le "Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou
dangereux". Leur verdict est sans appel : 50% de médicaments sont inutiles...
20% mal tolérés...et 5% « potentiellement très dangereux »,
et tenez-vous bien : 75% sont remboursés !
Les français n’ont aucun choix avec :
·
Une "Sécu" qui se désengage, les
mutuelles qui augmentent leurs tarifs, et Big Pharma qui pousse à l'achat de
médicaments inefficaces.
·
Un Président de gauche qui ne peut pas aller à
l'encontre des traités ratifiés.
Le changement, c’est
pour quand?
Vous aimez cette Europe?... Alors continuez à voter UMPS qui
nous promettent, pour demain une Europe sociale et prospère ! L'UE et les
partis qui la soutiennent ne se remettent jamais en cause. Il faudrait se
demander pourquoi la population ne veut plus de cette Europe. Les pays qui
veulent nous rejoindre espèrent nos milliards d'aide, c'est tout. La puissance la
plus proche, la Russie, nous en faisons un ennemi.
Faut-il garder cette Europe qui a oublié ses principes
fondateurs ? Comment accorder une légitimité à une commission qui se
comporte vis-à-vis des états de manière hautaine, voire méprisante.
Martin Schulz, un des favoris pour la présidence de la « Grosse
Kommission », nous expliquait, il y a quelques jours qu'un député européen
est fait pour être pro européen, sans quoi il ne mérite pas sa place ni les
frais qu'on engage pour lui. Il y a de quoi être inquiet, si ce Monsieur accède
à la présidence de l’Union. Sachez Papa Schulz, mais c’est valable pour tous
les autres candidats, que le Parlement est justement fait pour ça : pour
exprimer des opinions divergentes, représentatives des contribuables et des électeurs
européens qui ont envoyé ces députés au Parlement européen. Ces députés
d'extrême droite ont été élus, et ont donc autant droit que les autres à une
place au Parlement.
Quand à Tonton Junker, cet ex 1er ministre
luxembourgeois, on peut compter sur lui, rien ne bougera sur la lutte contre les paradis
fiscaux. Il n’était pas favori face au français Michel Barnier, mais c'est
Angela Merkel en personne qui l'a adoubé. Elle voulait un candidat capable de
tenir tête à Schulz en allemand lors des débats télévisés en Allemagne. La
chancelière se moque du résultat européen puisqu’elle tire les ficelles.
Ces deux candidats, outre qu’ils n’aiment pas les eurosceptiques, ne dédaignent pas l’alcool. Jeune Papa Schulz a sombré dans
l’alcool, alors que Junker boit plus que la moyenne, mais, parait-il cela ne
nuit pas à son travail. Ouf!
Pourquoi voterais-je pour ceux qui sont revenus sur le
référendum rejetant cette Europe mal fagotée.
L'Europe a quand même
réussi à uniformiser les chargeurs des téléphones mobiles et à imposer des
normes de forme et de taille, pour les bananes. Une belle victoire.
Mais, trêve de plaisanterie, on aimerait que le parlement
ait plus de pouvoir.
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