A partir de 2008, Khadafi
était devenu fréquentable pour les grands dirigeants, il fut reçu en grande
pompe par Obama, Sarkozy, Poutine et
Berlusconi. Que s’est-il passé de si grave pour que les occidentaux utilisent
quelques manifestants et lancent une révolution en Libye qui s’avère
aujourd’hui un véritable fiasco. Aujourd’hui avec 250 000 barils par jour, la
production pétrolière libyenne a atteint un niveau historiquement bas, et pour
la première fois aussi, le pays a fait récemment savoir à ses partenaires
occidentaux qu'il connaissait des problèmes de trésorerie. Du jamais vu en
Libye. Depuis 6 mois le pouvoir central de Tripoli et les rebelles fédéralistes
de l'est du pays se livrent à une guerre sur le pétrole. Cette semaine les
rebelles, qui détiennent plusieurs terminaux de pétrole, ont vendu illégalement
du pétrole qui a été embarqué à bord d'un cargo battant pavillon nord-coréen. Le
5 avril 1986, une bombe explosait dans une boite de nuit de Berlin ouest faisant
2 morts dont un soldat américain. De suite, on fit courir le bruit que c'était
un coup des libyens. Le 15 avril 1986,
le président Ronald Reagan répliqua par un bombardement sur Tripoli et Benghazi
(101 morts dont la fille adoptive de Khadafi). C’est un des épisodes marquant de
la guerre que mènèrent les américains contre le leader libyen depuis son
arrivée au pouvoir en 1969. En mars 2011, un couple d’américains Joanne et
Jimmy Moriarty, s’est retrouvé au mauvais endroit à Tripoli, lorsque l’Otan
décida de bombarder les troupes de Khadafi. Aujourd’hui, leur pays, les USA,
les a mis sur la paille parce qu’ils ont voulu dénoncer aux autorités
américaines les exactions des jihadistes d’Al quaida. C’est à ni rien
comprendre, Al quaida est l’ennemi des occidentaux au Pakistan, en Irak et au
Mali, mais ce sont nos amis en Libye et en Syrie. Joanne et Jimmy Moriarty ont
failli laisser leur vies dans ce pays qu’ils connaissaient bien pour y avoir
travaillé de 2007 à 2011. Aujourd’hui, ces deux biologistes n’ont plus de
domicile et cherchent du boulot.
Joanne et Jimmy Moriarty font des affaires en Libye dans la production
pétrolière depuis janvier 2007. Ils fabriquent un enzyme unique qui régénère
les puits de pétrole et nettoie les fosses de boue, débloque les canalisations
et les réservoirs. De 2007 à 2011, leur entreprise a engrangé pour 5 milliards
de dollars de contrats. Ils débutaient la construction d’une usine de production
pour fabriquer leur enzyme, lorsque la révolution libyenne a éclaté en février
2011.
Les libyens pas si
rebelles que ça...
Le peuple libyen n’était pas du tout extrémiste. Kadhafi
avait condamné les déclarations de l’Ayatollah Khomeni et à cause de cela, une
fatwa avait été prononcée contre lui par les extrémistes musulmans radicaux
depuis plus de 20 ans. Toutes les livres de quelques religions que ce soient étaient
autorisées en Libye. Les femmes pouvaient s’habiller à l’européenne et pouvaient
s’instruire si elles le souhaitaient. Il y avait de nombreuses femmes médecins,
avocates, ministres ou chefs d’entreprise. La Libye n’utilisait qu’environ la
moitié de tous les revenus du pétrole qu’elle engrangeait et le pays était le
seul état africain « providence ». Tous les soins médicaux étaient
gratuits. Si vous ne pouviez pas vous faire soigner en Libye, les soins et les traitements
à l’étranger étaient entièrement payés par l’état.
L’enseignement était gratuit et si vous souhaitiez intégrer
une université à l’étranger, cela était payé en totalité par une allocation.
Lorsqu’un couple libyen se mariait, il
recevait une dotation de 46,000 Dollars US du gouvernement pour commencer sa
vie et sa première maison, lui coûtait 10% du salaire pendant 20 ans avant de
lui appartenir pour de bon. Le prix de l’essence était de 0,08 euro le litre et
pour ceux qui n’avaient pas les moyens de se nourrir, une banque alimentaire
leur fournissait la nourriture (riz, lait, fromage, farine, etc...) et de
l’argent pour acheter de la viande. En 2011, le salaire moyen en Libye était le
plus élevé d’Afrique, supérieur à celui de la Chine ou de l’Inde, à 15,800$ par
an. Si vous aviez fait des études et ne parveniez pas à trouver un travail,
vous receviez un revenu jusqu’à ce que vous ayez obtenu un emploi.
De plus, il n’y avait pas de taxes pour les particuliers,
seules les entreprises payaient un impôt mais il était minime. Il n’y avait
aucune raison pour qu’une révolution éclate, même s’il y avait quelques
islamistes radicaux mécontents (3 à 5% de la population) qui avaient essayé de
faire appliquer la charia et l’islam radical.
Ce sont ces quelques islamistes et surtout beaucoup
d’étrangers que l’OTAN et les Etats-Unis ont soutenu pour qu’ils fassent la
révolution et s’emparent du pouvoir en Libye.
Mais qu’a donc fait Khadafi ?
Khadafi prend le pouvoir en renversant le roi Idriss 1er
en 1969. Un an plus tard, en 1970, il expulse les américains et les
britanniques de leurs bases militaires libyennes, nationalise les banques, les
propriétés des colons étrangers et les compagnies pétrolières (dont 13 sur 20
étaient américaines).
Kadhafi a financé des groupes terroristes comme l'IRA contre
l'Angleterre, l'ETA contre la France et l'Espagne, et l'OLP contre Israël. On a
dit aussi qu’il aurait finançé aussi les indépendantistes corses. En 1981, la
CIA commence à soutenir et à financer des opposants libyens en exil, en
particulier en France et en Egypte, afin de renverser par un coup d'état
Mouammar Kadhafi. En mars 1981, le secrétaire d'état Haig déclare que la Libye
accueille des camps d'entraînement pour terroristes et en mai 1981, les
Etats-Unis rompent leurs relations diplomatiques suivi d’un embargo commercial
le 6 mars 1982. Le 27 décembre 1985, des attentats coordonnés sur Rome et
Vienne font 19 morts (dont 5 américains) et 110 blessés, les Etats-Unis
accusent le groupe d'Abu Nidal (dont on sait aujourd’hui qu'il était controlé
par le Mossad) avec une assistance financière de la Libye. En janvier 1986, les
Etats-Unis gèlent une partie des avoirs Libyens à l'étranger.
Le 24 et le 25 mars 1986, l'armée américaine organise le
plus vaste exercice militaire jamais mené à la frontière des eaux territoriales
libyennes. Pas moins de trois porte-avions, escortés de 30 navires de guerre y
participent. La 6ème flotte attaque 4 navires de guerre libyens et coule deux
d'entre eux. Des batteries SAM sont également bombardées, mais la Libye ne répond
pas.L'attentat de la discothèque la Belle survient 10 jours plus tard le 5
avril.
Attentat de
Berlin
Le 5 avril 1986, un attentat dans une boite de nuit
fréquentée par des militaires américains fait 2 morts dont un soldat américain.
Il est quasi certain aujourd’hui que le Mossad est responsable de l’attentat alors
que ce sont les services israéliens qui ont concocté une fausse « preuve » de
la responsabilité libyenne. Le chef de la police de Berlin Ouest, Manfred
Ganschow, chargé de l’enquête, a innocenté les libyens, déclarant : « Il s’agit
d’une affaire éminemment politique. Le président Ronald Reagan répliqua par un
bombardement en Libye le 15 avril.
A 2 heures du matin (cette attaque fut fixée à la minute
près afin d’être retransmise en direct dans les grands journaux télévisés
américains de 19 heures), les bombardiers larguent en une demie-heure 60 tonnes
de bombes sur des cibles militaires de Tripoli et de Benghazi, parmi
lesquelles, des casernes, des aéroports et des réseaux de défense aérienne. Une
centaine de Libyens périrent (dont la fille de Khadafi) dans les bombardements,
2000 autres sont blessés. L'opération a été considérée comme un échec, puisque le véritable
objectif était de tuer Mouammar Khadafi. La France, l’Italie et l’Espagne
refusèrent le survol de leurs territoires aux avions américains ayant décollé
de Grande Bretagne. Kadhafi fut indemne, certainement sauvé par le gouvernement
italien de Bettino Craxi, qui, trouvant le dossier trop léger et douteux, décida
de l'avertir de l'imminence du bombardement. Beaucoup de pays condamnèrent
l’opération.
Un texte de résolution condamnant le bombardement de la
Libye fut déposé au conseil de sécurité de l'ONU, mais l'Australie, le
Danemark, la France, l'Angleterre, et les Etats-Unis s’y opposèrent et cette
démarche demeura sans suite.
Attentat de Lockerbie
Le 21 décembre 1988, une bombe explose dans un Boeing de la
PAM-AN au-dessus de Lockerbie, en Ecosse faisant 270 morts. Megrahi, un lybien
est accusé d’avoir posé la bombe, une radiocassette Toshiba bourrée de semtex,
un explosif militaire, dans une valise qu'il avait enregistrée à Malte. Mais le
seul lien tangible entre le Libyen et la bombe, est un fragment de vêtement
enroulé autour d'un morceau du minuteur électronique de la bombe. Ce vêtement,
une chemise de marque Slalom, avait permis aux enquêteurs de remonter jusqu'à
une boutique maltaise. Son patron, Tony Gauci, avait reconnu en Abdelbasset
al-Megrahi l'homme qui lui avait acheté cette chemise. Son témoignage a été
démoli : Megrahi ne pouvait pas avoir été présent à Malte ce jour-là, et Tony
Gauci, dont les déclarations avaient changé plusieurs fois, avait déjà vu sa
photo dans un magazine avant de le reconnaître parmi plusieurs figurants.
Les partisans de l'innocence de la Libye affirment que le
tribunal de 2001 a été instrumentalisé pour détourner les soupçons du vrai
coupable, le FPLP (Front de Libération de La Palestine, groupuscule palestinien
hébergé à Damas et travaillant pour la Syrie et l'Iran. Téhéran avait un mobile,
l'ayatollah Khomeiny avait promis « une pluie de sang » en représailles de la
destruction en vol d'un Airbus d'Iran Air et de ses 290 occupants, abattu par
un navire de guerre américain cinq mois plus tôt. Une frégate américaine, le
Vincennes, abat par erreur un Airbus iranien revenant de la Mecque. A partir de
cet instant, tous les services occidentaux savent que l'Iran a mis 10 millions
de $ sur la table pour un attentat contre un avion américain en représailles.
C'est le groupe FPLP d'Ahmed Jibril qui va s'acquitter de la tâche, en faisant
passer la valise contenant le poste de radio piégé par le circuit des
livraisons contrôlées de drogue en provenance de la plaine de la Bekaa. Cette
valise ne passait ni la douane, ni les contrôles...
Mais les enquêteurs ont brusquement changé leur fusil
d'épaule. Pour les défenseurs de la Libye, l'ordre venait d'en haut. Saddam
Hussein avait envahi le Koweït, et la coalition occidentale avait absolument
besoin de la participation de la Syrie dans la coalition, ainsi que de la
bienveillance de l'Iran. Et puis la Libye représentait le coupable idéal,
n’avait- elle pas aussi des comptes à régler. Le bombardement américain de 1986
sur Tripoli avait tué la fille de Kadhafi. Ce procès, entaché d'erreurs, a
laissé peu de place à un véritable travail judiciaire. L'enquête sur le drame
de Lockerbie reste à mener.
La justice écossaise reconnaissait l'absence de réelles
preuves de la culpabilité des libyens, notamment car les "témoins"
utilisés à l'époque ont reconnu en grande partie avoir obéit à des agents de la
CIA. En août 2005, un ancien haut responsable de la police écossaise désirant
rester anonyme et ayant participé à l'enquête a affirmé que la CIA aurait
«écrit le scénario» accusant la Libye. Il affirme que la pièce à conviction
décisive, un fragment de circuit intégré du détonateur, a été «fabriqué» et
«planté» par des agents de la CIA qui enquêtaient sur la tragédie.
Attentat contre un
DC-10 d'UTA
Qui sont les vrais coupables de l’attentat du vol UTA 772 ?
Le DC 10 français a explosé au-dessus du désert du Ténéré, causant 170 morts,
le 19 septembre 1989. Immédiatement après l’attentat, la DGSE et la DST (Les
services secrets français) pointent leurs soupçons vers un pays du
Moyen-Orient, la Syrie ou l’Iran. Tout indique la signature du groupe
terroriste, le FPLP-Commandement général du Syro-Palestinien Ahmed Jibril (le même
que pour l’attentat de Lookerbie), mode opératoire identique, une valise tapissée
d’explosif. Pourtant, la sécurité militaire congolaise qui mène l’enquête de
son côté, puisque l’appareil a décollé de Brazzaville, produit un témoin qui
accuse les services libyens et en particulier son représentant sur place,
Abdallah Elazrag. Le magistrat instructeur français, le célèbre Jean-Louis
Bruguière, s’en tiendra aussitôt à cette version et n’en démordra pas.
Pierre Péan dans son livre nous dit que le juge Bruguière a
orienté l’enquête de manière intentionnellement erronée sur demande de l’État français
pour accuser à tort la Libye et disculper l’Iran et la Syrie véritables auteurs
de l’attentat via le Hezbollah. Mais la désignation du bouc émissaire libyen
n’a pas soulagé seulement les États-Unis, mais elle a aidé les hommes
politiques français à faire libérer nos otages au Liban contre promesses faites
à l’Iran et au Hezbollah.
Les américains ont obtenu un dédommagement de 6 milliards de
dollars de la Libye pour les 7 Américains disparus dans l'attentat , tandis que
la France a obtenu 170 millions de dollars pour les 163 autres victimes.
Vint la révolution 2011...
Nous retrouvons Joanne et Jimmy Moriarty en mai 2011 à
Tripoli. Connaissant bien le pays, ils participent à une commission d’enquête
organisée par une ONG et interrogent les tribus pour apprendre la vérité sur la
période Khadafi. Depuis les bombardements de l’OTAN commençés fin février, nos
deux américains ont été témoins de crimes de guerre commis par l’aviation sur
des personnes innocentes. Ils découvrent qu’il n’y avait pas de soutien
populaire pour cette prétendue révolution et faute de rebelles suffisants dans
la population , l’OTAN (les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’ONU, le
Qatar et Israël) ont recruté des milliers de mercenaires d’Al-Qaïda en dehors
de la Libye. Les Moriarty ont pu aussi récupérer la copie d’un accord entre les
prétendus rebelles et le Mossad israélien. Celui-ci précise qu’Israël devait
fournir des armes et une formation aux rebelles, jusqu’à ce qu’ils prennent le
contrôle du pays et qu’en retour Israël obtiendrait l’implantation d’une base
militaire dans la région libyenne de la Montagne Verte.
La guerre contre la Libye avait été planifiée depuis
longtemps. Lors d’une conférence donnée à San Francisco le 3 octobre 2007,
Wesley Clark, général 4 étoiles retraité des Forces armées des Etats-Unis,
affirmait que dix jours après le 11 Septembre 2001, les invasions de l’Irak, de
la Libye, de la Syrie, de l'Iran et de plusieurs autres pays du Moyen-Orient
avaient déjà été planifiées. Dennis Kucinich (sénateur démocrate américain) détient
des documents montrant qu’il y avait des exercices militaires en Méditerranée
prévus entre les français, britanniques et américains contre une nation
d’Afrique du Nord riche en pétrole dotée d’un dictateur mythique. Ils devaient
débuter le 21 février. La guerre a effectivement commencé le 17 février.
Quelle mouche a piqué
les américains ?
La principale raison de la
destruction de la Libye était le projet de Khadafi de créer une devise, appelé
le Dinar, adossée à l’or pour tout le continent africain. Le leader libyen avait
planifié la création d’une Banque Centrale africaine qui aurait conduit
l’Afrique à se libérer du joug de la dette du papier monnaie des impérialistes
qui contrôlent les pays pauvres et leurs ressources. Cette monnaie-or aurait
détruit les banquiers de papier dont l’argent n’est soutenu par rien. Ces
banquiers, la FED et l’Euro détenus par le groupe Rothschild auraient été
détruits (Voir ON EST BIEN DANS LAMEEEEEEEEEEEEEERDE !). Pour cette raison, Kadhafi devait non seulement être
destitué du pouvoir, mais il devait aussi mourir.
La deuxième raison de la guerre est que la Libye, pays le
plus puissant d’Afrique, refusait de laisser les Etats-Unis exercer un contrôle
militaire sur le continent.
La troisième raison, était l’action en justice qu’avait
engagé Kadhafi contre toutes les nations d’Europe occidentale, pour tous les
traités rompus et toutes les atrocités commises en Afrique au cours des
centaines d’années par les occidentaux et la perte de revenus causée par
l’embargo contre la Libye pendant plus de 30 ans. La Libye n’était pas coupable
de l’attentat de Lockerbie, comme l’a prouvé un transfuge de la CIA. La demande
d’indemnités se montait à plus de 7
trilliards de dollars et la plainte reposait sur des bases juridiques
tangibles. L’Europe de l’Ouest ne pouvait guère se permettre ce genre de dette,
alors ils ont pris part joyeusement à la révolution
Ce dont ont été
témoins les Moriarty
« Le 21 août 2011,
l’OTAN a décidé de prendre Tripoli de force, il fallait absolument que la
population se range du côté de leur coup d’état. Nous séjournions dans un grand
hôtel près du port et nous avons vu les hélicoptères Apache de l’OTAN faucher
des innocents dans les rues. Au cours de la première heure de la prise de
contrôle de Tripoli par l’OTAN, 1300 personnes ont été tuées dans les rues et
5000 blessées. Les bombardements et les meurtres ont continué toute la nuit et
pendant les trois nuits suivantes. Puis, des rebelles d’Al-Qaïda arrivés par cargos
de Benghazi sont arrivés au port de Tripoli, et se sont emparés des routes
autour de Tripoli. Tous ces rebelles étaient barbus et portaient des AK-47. Ils
ont commencé à mettre en place des points de contrôle environ tous les 500
mètres et ont pillé tous les magasins et toutes les maisons qui se trouvaient
sur leur chemin. Ils braquaient tous les véhicules de passage et volaient tout
ce qu’ils voulaient. Ils ont envahi des hôtels et mis en place des centres de
torture… »
« Après quelques
heures passées à longer la côte, il faisait déjà nuit. Des coups de feu
retentissaient de partout, des barbus d’Al-Qaïda parcouraient les rues. Nous ne
le savions pas, mais les rebelles avaient tiré sur le navire que nous devions
prendre pour prendre la fuite et il s’était retiré à 3 miles en Méditerranée.
Notre dernier trajet pour nous rendre à la jetée nous a conduit dans la gueule
du loup. Nous avons été soudainement entourés par un groupe de petites
camionnettes chargées de membres d’Al-Qaïda.
Leurs armes pointées sur nous, ils nous ont dit : "votre jeu est
terminé". Ils nous ont emmenés sous la menace dans leur centre de torture
situé à l’Hôtel Radisson. Ils ont pris toutes nos affaires et nos passeports.
Ils nous ont interrogé et filmé à l’aide d’une équipe de cinéma britannique.
Nous pouvions entendre les hommes en train d’être torturés, mais nous ne
pouvions rien faire. »
« Lorsque le jour
se leva, ils nous ont dit que nous allions être autorisés à partir. Juste avant
cela, un gros Cheikh avec une longue barbe fit son apparition pour murmurer
quelque chose en arabe à notre sujet. Le chauffeur de notre van avait été
remplacé par un homme de l’hôtel que nous connaissions et nous lui avons dit
que nous voulions rejoindre le bateau de sauvetage maintenant, il affirma que
ce van devait rentrer à l’hôtel, nous avons discuté avec lui, mais il nous a
pris à part pour nous expliquer : «vous n’avez pas compris que le Cheik a dit :
"quand ils se rendront au navire de sauvetage, tuez-les, découpez-les et brûlez
les corps puis faites croire qu’il s’agit de Kadhafi." Nous avons alors
décidé de retourner à l’hôtel, nous avons dû payer des mercenaires pour qu’ils
nous laissent partir. Ils étaient payés 2500$ pour chaque personne tuée et
1000$ pour brûler les corps. Ils prirent tout notre argent. Nous savions que
nous étions sur leur liste et nous savions pourquoi, un avocat américain, un
agent double travaillant pour le Hezbollah avait mis tous nos noms sur une
liste et la leur avait fait parvenir. »
Retour aux Etats-unis
« Quand nous sommes
rentrés au Texas, Jimmy fut appréhendé par le FBI à l’aéroport d’Houston. J’ai
été autorisé à rester en transit à l’aéroport ( j’avais en ma possession 200 Go
de preuves, interviews, vidéos, photos, témoignages, etc.) Jimmy fût interrogé
pendant 3 heures et nous devions apprendre plus tard que nous étions devenus, à
ce moment-là, une cible de notre gouvernement. Notre crime était d’avoir été
témoins des crimes de guerre et des génocides qui ont été commis en Libye par
l’OTAN. Comme tous les individus pris pour cible, toutes nos tentatives pour
obtenir un emploi rémunéré ou redémarrer notre activité qui avait été détruite
en Libye, furent anéanties. »
« Après que
l’OTAN ait livré la Libye entre les mains d’Al-Qaïda, de nombreux Libyens
furent emprisonnés, torturés et tués. Beaucoup d’entre eux durent partir pour
survivre. Il y en a maintenant 2 millions en exil. Nous sommes très proche des
tribus de la Libye, nous parlons avec les chefs de tribus en exil maintenant
presque tous les jours. Ils nous ont désignés comme leurs porte-parole
officiels. Nous avons tenté de faire connaître au Congrès américain qu’ils
avaient été complètement trompés en Libye et que nous avions littéralement
livré ce pays, un pays musulman pacifique, à Al-Qaïda. Mais personne n’était
intéressé. »
« Les chefs
tribaux ont commencé à nous transmettre des renseignements sur le mouvement
interne d’Al-Qaïda en Libye, nous avons donné ces informations au Dr Jerome
Corsi, qui était plus que disposé à rapporter la vérité. Nous avons ensuite été
contactés par les services secrets US (4 divisions différentes). Nous avons reçu
la visite de 3 divisions différentes du renseignement américain dans notre
maison, venues recueillir les éléments de nos dirigeants tribaux. Mais nous
avons découvert qu’ils n’avaient pas l’intention de faire quoi que ce soit avec
ces données et qu’elles étaient utilisées pour avertir Al-Qaïda. A ce moment
là, nous avons arrêté de leur transmettre des informations. »
« Un des agents
de renseignements féminin, nous a recontacté et nous a déclaré que si jamais
nous voulions rester en vie, nous
devions nous taire à propos de la Libye et qu’ils (le gouvernement) avaient
perpétré une attaque "soft" sur nous (en ruinant notre vie et nos
finances) et que nous avions été chanceux, car ils auraient pu choisir d’opérer
une attaque "terminale" sur nous. »
« Nous avons été
littéralement détruits, mais nous avons décidé de ne pas nous taire. Nous
réalisons que la seule façon de nous protéger est de diffuser notre histoire
auprès du plus grand nombre de gens possible. Nous serons sans-abri le mois
prochain, car nous n’avons plus de biens à vendre et ne pouvons plus payer nos
dépenses. Nous souhaitons commencer à donner des présentations et partager
notre histoire, nous espérons trouver des gens qui aimeraient embaucher deux
personnes productives, intelligentes et talentueuses. Mais, nous n’allons pas
cesser de raconter notre histoire. »
Et l’on retrouve
toujours les mêmes aux manettes...
La BRI, la banque centrale des banques centrales (Banque des
Règlements Internationaux possède 58 banques centrales mondiales, le FMI, la
Banque Mondiale, le Forum de Davos,...), appartenant aux géants de la finance
(Rothschild, Rockfeller, ...) l’a décidé, leur ennemi sont les banques
iraniennes et tous ceux qui veulent sortir du système qu’ils ont mis en place (Voir : ON EST BIEN DANS LAMEEEEEEEEEEEEEERDE !)
Les bouleversements du Printemps arabe rentrent dans le
cadre du projet du Grand Moyen-Orient de George W. Bush, proclamée après 2001
pour apporter la «démocratie» et le «libéralisme marchand» à travers la réforme
économique des pays islamiques de l’Afghanistan au Maroc. La guerre civile syrienne est entièrement
financée et dirigée par l’Occident.
Le plus ancien des porte-parole officiel du CNS (Conseil
national syrien) basé à Paris est l’universitaire syrienne Bassma Kodmani, qui
en 2012 a assisté à sa deuxième conférence Bilderberg. En 2005, Kodmani
travaillait au Caire pour la Fondation Ford, une couverture traditionnelle de
la CIA, et en septembre de cette année, a été nommée directrice générale de
l’Arab Reform Initiative (ARI), un programme de recherche du Council on Foreign
Relations (CFR de Rockfeller).
Le NED (ONG financée par le gouvernement US) est actif dans
tous les pays qui ont connu des soulèvements populaires «spontanés» : la
Tunisie, l’Égypte, la Jordanie, le Koweït, la Libye, la Syrie, le Yémen et le
Soudan. Le maitre d’œuvre et 1er dirigeant de la NED, Allen Weinstein, a
déclaré au Washington Post en 1991 : «beaucoup de ce que nous faisons
aujourd’hui a été accompli secrètement il y a 25 ans par la CIA.»
On ne comprend plus
rien au film
Qui était le plus méchant Khadafi ou l'ayatollah
Khomeny ? Nous sommes des moutons, le pouvoir politique et les médias nous font gober depuis des décennies
ce qu'ils veulent. Qui sont les amis des occidentaux, Al-quaida que nous
soutenons en Syrie, mais que nous combattons au Mali, en Irak et au Pakistan, où
bien est-ce le Hezbollah, ami aujourd’hui de la Syrie et de l’Iran ?
Il ne faut pas oublier que les Etats-unis ont envoyé, après
l’attentat de 11 septembre 2001, des supposés membres d’Al-quaida dans des
prisons en Syrie et en Libye afin qu’ils puissent donner des informations.
Celles-ci ont été obtenues sous la torture, aux USA, on ne n’emploie aucunement
ce type de moyen.
Peut- être faudrait-il demander à de grands stratèges tels
que Barack Hussein ou Culbuto de nous expliquer. Ce même Obama, qui annonçait
dans un discours à l’occasion de la mort de Khadafi, avoir libéré la Libye de
la tyrannie et battu Al-quaida. On s’y perd. Finalement la guerre c’est un
cirque, les mêmes acteurs jouent des rôles différents selon le conflit et
personne ne se pose de questions. On arrète des gamins de banlieue parce qu’ils
vont se battre en Syrie pour Al-quaida, groupe rebelle que notre gouvernement
soutient plus ou moins. Va comprendre ? Même les rebelles ne s’y
retrouvent plus.
A LA FIN IL N’ Y A
QU’UN GAGNANT, C’EST LES STATES
Encadré : Chronologie
Comme vous le
constatez, les occidentaux sont allés vite en besogne.
¨
1951- Proclamation
de l'indépendance de la Libye.
¨
1er
septembre 1969 - Un coup d'Etat renverse le roi Idriss Ier et porte le colonel
Mouammar Kaddafi au pouvoir.
¨
1970 - Nationalisation
des banques, des propriétés des colons étrangers et des compagnies pétrolières.
¨
1973 - Lancement
de la révolution culturelle islamique et occupation de la bande d'Aozou au nord
du Tchad (annexée en 1975).
¨
2 mars
1977 - Instauration de l'Etat des masses, "la Jamahiriyya arabe populaire
et socialiste".
¨
6 mars
1982 -Embargo commercial des Etats-Unis.
¨
22 avril
1984 - Rupture des relations diplomatiques avec la Grande-Bretagne.
¨
15 avril
1986 - Bombardements américains sur Tripoli et Benghazi (101 morts dont la
fille adoptive de Kaddafi) en représailles à un attentat dans une discothèque
berlinoise fréquentée par des militaires américains.
¨
1987 - Défaites
militaires au Tchad.
¨
21
décembre 1988 - Attentat contre un Boeing de la PAM-AN au-dessus de Lockerbie,
en Ecosse (270 morts).
¨
17 février
1989 - Adhésion à l'Union du Maghreb arabe.
¨
19
septembre 1989 - Attentat contre un DC-10 d'UTA au-dessus du désert du Ténéré
(Niger ; 170 morts).
¨
15 avril
1992 - Embargo aérien et militaire de l'ONU.
¨
3 février
1994 - La Cour internationale de Justice de La Haye donne raison au Tchad à
propos de la bande d'Aozou. La Libye évacue le territoire.
¨
5 avril
1999 - Suspension de l'embargo après un accord autorisant les suspects libyens
de l'attentat de Lockerbie à être jugés devant une cour écossaise.
¨
31 janvier
2001 - Fin du procès des deux Libyens impliqués dans l'attentat de Lockerbie :
Abdel Basset Ali al-Megrahi est condamné à la prison à vie et Al-Amine Khalifa
Fhimah est acquitté.
¨
Mars 2002
- Début de la construction d'un gazoduc Libye-Europe.
¨
20 janvier
2003 Election à la commission des droits de l'Homme de l'ONU.
¨
31 août
2003 - Accord sur une indemnisation de 2,7 milliards de dollars versée aux
familles des victimes de l'attentat de Lockerbie.
¨
12
septembre 2003 - Levée des sanctions imposées par l'ONU en 1992 et suspendues
en 1999.
¨
19
décembre 2003 - Abandon de son programme de développement d'armes de
destruction massive.
¨
9 janvier
2004 - Accord avec le collectif des familles de victimes de l'attentat du DC-10
d'UTA sur leur indemnisation, portée à un million de dollars par victime.
¨
25 mars
2004 - Visite de Tony Blair, Premier ministre britannique.
¨
23 avril
2004 - Levée des sanctions américaines.
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27 avril
2004 - Visite de Mouammar Kaddafi à Bruxelles (Belgique).
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6 mai 2004
- Condamnation à mort de cinq infirmières et d'un médecin palestinien, accusés
d'avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants à l'hôpital de Benghazi.
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10 août
2004 - Accord sur l'indemnisation des victimes de l'attentat commis en 1986
contre une discothèque à Berlin.
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11 octobre
2004 - Levée des sanctions économiques européennes et de l'embargo sur les
armes.
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15 mai
2006 - Reprise des relations diplomatiques avec les Etats-Unis et suppression
de la Libye de la liste des Etats soutenant le terrorisme.
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19
décembre 2006 - Nouveau procès des infirmières bulgares et du médecin
palestinien ; la peine capitale est confirmée.
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24 juillet
2007 - Libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien.
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16 octobre
2007 - Election de la Libye au Conseil de sécurité de l'ONU en tant que membre
non permanent.
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17 avril
2008 - Annulation de la dette par la Russie en échange de contrats commerciaux.
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Août 2008
- Accord américano-libyen sur l'indemnisation des victimes américaines des
attentats libyens et de celles des représailles américaines dans les années
1980. Excuses de Silvio Berlusconi à la Libye pour les exactions commises par
l'Italie pendant l'occupation coloniale (1912-1945).
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5
septembre 2008 - Visite de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.
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2 février
2009 - Election de Mouammar Kaddafi à la tête de l'Union africaine pour un an.
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20 août
2009 - Libération d'Abdel Basset al-Megrahi, auteur de l'attentat de Lockerbie,
atteint d'un cancer en phase terminal.
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12 mai
2010 - Crash d'un Airbus A330-200 de la compagnie libyenne Afriqiyah Airways à
Tripoli (103 morts).
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15-16
février 2011 - Emeutes dans la ville de Benghazi.
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17 février
2011 Début des manifestations pour réclamer le départ du colonel Mouammar
Kaddafi. Elles sont violemment réprimées.
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21 février
2011 - Bombardements de Tripoli par l'armée de l'air.
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22 février
2011 - Le ministre de la Justice, Abdeljalil, et celui de l'Intérieur, Younès, rejoignent
la rébellion.
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25 février
2011 - Sanctions américaines contre le gouvernement libyen avec le gel des
avoirs du clan Kaddafi et de la banque centrale.
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26 février
2011 - L'ambassade de France à Tripoli ferme - L'ambassadeur de Libye à l'ONU
se rallie à la révolte libyenne.
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26 février
2011 - Résolution de l'ONU imposant un embargo sur les armes, une interdiction
de voyager et un gel des avoirs du colonel Mouammar Kaddafi, ses huit enfants
et six autres personnes, et demandant la saisine de la Cour pénale
internationale (CPI) pour "crimes contre l'humanité".
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27 février
2011 - A Benghazi, les opposants forment un Conseil national de transition
(CNT), dirigé par Abdeljalil, ex-ministre de la justice.
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28 février
2011 - Sanctions européennes imposant un embargo sur les armes contre la Libye,
un gel des comptes bancaires et des interdictions de visa contre le colonel
Mouammar Kaddafi et 25 de ses proches.
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2 mars
2011 - Début de la contre-offensive des forces pro-Kaddafi dans l'est du pays.
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10 mars
2011 - La France reconnaît le CNT comme "seul représentant de la
Libye".
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17 mars
2011 - Résolution 1973 de l'ONU qui autorise le recours à la force pour
protéger les populations civiles, crée une zone d'exclusion aérienne, et
renforce l'embargo sur les armes et le gel des avoirs de toutes les autorités
libyennes.
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18 mars
2011 - Les autorités libyennes décrètent un cessez-le-feu qui ne sera pas
respecté.
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19 mars
2011 - Début des frappes aériennes de la coalition internationale contre les
forces pro-Kaddafi.
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27 mars 2011
- L'Otan prend le commandement des opérations militaires.
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31 mars
2011 - L'OTAN prend le relais des Etats-Unis pour les frappes aériennes contre
les forces pro-Kadhafi.
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14 avril
2011 - Le groupe de contact sur la Libye se réunit à Paris.
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30 avril
2011 - Le plus jeune fils du leader Kadhafi, Saïf Al-Arab, et 3 de ses
petits-enfants sont tués dans un raid de l'OTAN à Tripoli.
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5 mai 2011
- Le groupe de contact sur la Libye se réunit à Rome.
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11 mai
2011 - La rébellion prend l'aéroport de Misrata.
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22 mai 2011
- L'UE ouvre à Benghazi un bureau de liaison.
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9 juin
2011 - Visite du président du Sénégal, Abdoulaye Wade, premier chef d'Etat à se
rendre à Benghazi.
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13 juin
2011 – Le ministre des AE allemand Westerwelle se rend à Benghazi.
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27 juin
2011 - La CPI lance un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité contre le
dictateur libyen Kadhafi, son fils Seif al-Islam et le chef des renseignements
Al-Senoussi.
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29 juin
2011 - La France reconnaît avoir parachuté des armes aux rebelles dans les
montagnes de Nefoussa.
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15 juillet
2011 - Le groupe de contact international sur la Libye reconnaît le CNT comme
"l'autorité gouvernementale légitime".(France)
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28 juillet
2011 - Assassinat du chef militaire de la rébellion, Abdel Fatah Younès.
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8 août
2011 - Abdeljalil, Pdt du CNT, limogé le Gvt par intérim.
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9 août
2011 - Le régime accuse l'Otan d'avoir tué 85 civils dans des raids contre un
village proche de Zliten.
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18 août
2011 - Le régime propose de nouveau un cessez-le-feu tout en excluant un départ
de son leader Kadhafi.
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18 août
2011 - Les rebelles prennent Zliten (est de Tripoli) et Zawiyah et avancent
vers Tripoli.
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21 août
2011 - Les rebelles libyens entrent dans Tripoli.
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21-22 août
2011 - Chute de Tripoli : les rebelles de la CNT investissent la Place Verte,
qui est rebaptisée Place des Martyrs.
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23 août
2011 - Les rebelles libyens, à Tripoli, prennent le contrôle du QG de Kadhafi.
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29 août
2011 - L'épouse de Mouammar Kaddafi, Safia Farkash, sa fille, Aïcha, et deux de
ses fils, Hannibal et Mohamed, accompagnés de leur enfants se réfugient en
Algérie.
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11
septembre 2011 - Saadi Kaddafi se réfugie au Niger.
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12
septembre 2011 - Premier discours public du président de la CNT, Mustapha
Abdeljalil, à Tripoli.
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15
septembre 2011 - Visite du président français, Nicolas Sarkozy, et du Premier
ministre britannique, David Cameroun, à Tripoli et à Benghazi.
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15
septembre-20 octobre 2011 - Bataille de Syrte.
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20
septembre 2011 - L'Union africaine reconnaît officiellement le Conseil national
de transition (CNT).
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20 octobre
2011 - Mort du colonel Mouammar Kaddafi et de l'un de ses fils, Moatassem, lors
de la chute de Syrte, dernier bastion pro-Kaddafi.
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23 octobre
2011 - Le CNT proclame la fin de la révolution libyenne, la libération totale
du pays et l'instauration de la charia.
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31 octobre
2011 - L'Otan met fin à son opération en Libye.
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Novembre
2011 - Des Touareg maliens, ex-mercenaires en Libye, reviennent au Mali.
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19
novembre 2011 - Saïf al Islam Kadhafi, fils et héritier politique de Mouammar
Kadhafi, est arrêté dans le sud de la Libye.
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16 décembre
2011 - Levée des sanctions de l'ONU et des Etats-Unis imposées en février 2011.
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17
décembre 2011 - Visite du secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta.
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6 mars
2012 - La province de la Cyrénaïque proclame son autonomie.
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7 juillet
2012 - Victoire de l'Alliance des forces nationales (AFN) de Mahmoud Djibril
lors des élections législatives qui sont les premières élections libres de
l'histoire du pays.
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8 août
2012 - Le CNT remet le pouvoir au Congrès général national (CGN), nouvelle
assemblée nationale élue le 7 juillet.
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11
septembre 2012 - Attaque du consulat américain à Benghazi (4 morts dont
l'ambassadeur Christopher Stevens).
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24 octobre
2012 - Prise de contrôle de Bani Walid, bastion kaddafiste.
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23 avril
2013 - Attentat contre l'ambassade de France à Tripoli.
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5 octobre
2013 - Capture à Tripoli d'Abou Anas al-Libi, l'un des responsables présumés
des attentats de Nairobi et de Dar es-Salaam d'août 1998, par un commando des
forces spéciales américaines.
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10 octobre
2013 - Le Premier ministre, Ali Zeidan, est enlevé puis libéré par l'ancien
groupe rebelle de la "Chambre des opérations des révolutionnaires" à
Tripoli.