Même si vous n’aimez
pas la télé, ni les chaines d’état de la pensée unique, il ne faudra surtout
pas rater la tête de Pujadas annonçant le raz de marée du Front national à 20
heures le soir du 25 mai prochain. C’est bien la première fois qu’un tsunami peut
être annoncé à l’avance et pas seulement en France, car les partis
souverainistes vont être les vainqueurs de ces élections dans la quasi-totalité
de l’Europe. Les présentateurs, mis en place par les régimes UMPS, vont faire grise mine car il est
prévisible que les eurosceptiques vont arriver souvent premier ou en seconde
position dans de nombreux états européens. Il faudra aussi surveiller la bobine
de nos politiques plutôt que d’écouter leurs discours éculés de soirs
d ‘élections, car comme d’habitude les Fabius, Rama Yade, et autres Copé,
vont encore nous prendre pour des imbéciles. Ils vont nous expliquer que les
pro-européens sont majoritaires au Parlement, que la démocratie est sauvée, pour
cela ils vont associer les socialos, la droite et centre droit, pour nous
expliquer que l’on a eu chaud, que c’est un avertissement qu’ils ont bien
compris, mais qu’il ne faudra pas recommencer. Comme d’habitude, on laissera
à Marine le Pen peu de temps de paroles,
bien qu’elle soit la grande vainqueur. Quant aux socialos, ils vont nous
refaire le coup des municipales, qu’ils auraient dû mieux nous expliquer
l’Europe.... La dictature est en marche.
L’étendue des dégâts risque d’être impressionnante, si on en
croit les sondages :
-
En France, un sondage vient de donner le Front
national en tête avec 25%, suivi de l’UMP avec 21%, le PS, 16%, les verts et
l’UDI/Modem avec 8% chacun et le Front de gauche à 6%. Tous les autres partis sont
à moins de 5%, donc non élligibles. Le FN pourrait donc avoir 24 députés, suivi
de l’UMP, 19, le PS au nombre de 14, suivi des Verts et de l’UDI/Modem avec 7
députés chacun et enfin le Front de gauche en totaliserait 4.
-
au Royaume-Uni, l’UKIP de Nigel Farage, est crédité
de 30 %. Cette élection devrait permettre à l’UKIP d'accroître la pression pour
la tenue d'un référendum visant à faire sortir la Grande-Bretagne de l'Union
européenne. Le grand perdant de ce scrutin devrait être le parti conservateur
de David Cameron.
-
Au Danemark, le Parti populaire danois est en
tête des enquêtes (25 %).
-
En Autriche, le parti frère du FN (FPÖ) joue lui
aussi la victoire (21 %)
-
Aux Pays-Bas, l’allié de Marine Le Pen, Geert Wilders
(18 %), occupe aussi la tête des sondages.
-
En Hongrie, le score des anti-européens
(partisans du président Orbán + parti Jobbik) sera probablement largement
majoritaire.
-
En Grèce la gauche Syriza et Aube dorée
confondus sont à 40 % dans les sondages.
-
Les
démocrates suédois, et leurs homologues finlandais, battront quant à eux
certainement leur record.
-
Même en Allemagne, cœur de la citadelle euro, le
tout jeune parti Alternative für Deutschland, dont les affiches et les coups
médiatiques détonnent, fera une entrée fracassante. Les sentiments anti-Union
européenne se sont intensifiés tandis que de plus en plus d'Allemands dénoncent
la "sur-réglementation" imposée par Bruxelles. Et puis certaines questions
européennes font débats, notamment l'immigration en provenance des pays les
plus pauvres de l'Union européenne.
-
En Italie, le parti 5 étoiles de Beppe Grillo
qui veut, tout comme le FN en France, sortir de l’Euro, est crédité de 27% dans
les sondages.
-
En Pologne, pour ces élections, Droit et Justice
(PiS), le principal parti d'opposition de tendance eurosceptique, s'est allié
au Prawica Rzeczypospolitej de Marek Jurek. Ils sont donnés favoris par un
sondage et obtiendrait 32% des sièges, soit 10 de plus qu'en 2009.
Si les mouvements anti-européens confirment les pronostics, cela
pourrait bien secouer les crânes d’oeufs du monde politique bruxellois.
Elections
européennes: en France, tous perdants sauf le FN?
A quelques semaines des élections, les divisions à l’UMP, la
chute de popularité de Hollande et de Valls qui tombe sous la barre des 50% un
mois après sa nomination et la multiplicité des listes (25) font que tous les
parties en présence sont en baisse, hormis le Front National. Le rêve de Marine
Le Pen de faire du Front national "le premier parti de France" en se
classant en tête d'un scrutin traditionnellement très favorable à sa formation
politique va être certainement atteint. Toutefois, ce scrutin met en lumière la
disproportion avec les élections nationales en France où le parti ne dispose
que de 2 députés sur 577, aucun sénateur et seulement 11 maires de villes de
plus de 10 000 habitants. Le Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui avec
les Communistes espéraient bien se hisser au niveau du Parti socialiste vont
faire choux blanc. Il devraient réussir à dépasser la barre des 5% en faisant
6% et pouvoir conserver 4 députés européens.
A droite, comme à Gauche quand on regarde les têtes de liste,
ça sent la naphtaline ou bien les placards dorés pour ceux que l'on veut
doucettement mettre à la retraite. Nos députés européens sont complètement
largués, Ils sont reconnus comme perpétuellement absents, sauf pour aller
toucher leurs salaires. Pas étonnants que l’Europe se fait sans nous.
Qui veut s'allier au
Front national ?
Il y a beaucoup de partis euroseptiques en Europe, mais
comment rapprocher le Front National et le parti conservateur britannique. Ils
sont pourtant tous les deux anti-européens, mais pas sur le même sujet, le FN
est contre le traité transatlantique alors que les anglais sont les meilleurs
amis des américains.
Aujourd’hui les députés européens d’extrême-droite siègent
sur les bancs des non-inscrits et n'appartiennent donc à aucun des sept groupes
politiques du Parlement. Pour créer un groupe politique (il faut un minimum de
25 députés d'au moins un quart des Etats membres, soit 7 pays), c'est
l'assurance, grâce à ce statut officiel, d'être plus présent dans les rouages
des institutions et le jeu politique, donc, pour les anti- Union européenne,
d'être davantage en mesure de « bloquer la machine ».
S'ils arrivent à former
un groupe au Parlement européen, ces partis nationalistes pourront parler d'une
seule voix ? Mais la partie n’est pas gagnée, tant il existe quelquefois des
conflits insolubles comme entre les Belges francophones et néerlandophones,
entre les Italiens et les Autrichiens, les Allemands et les Polonais… la
Grande-Bretagne et le reste de l'Europe. Pour l’instant, le Front national est
allié avec les partis de la liberté autrichiens et néerlandais, le Vlaams
Belang (Belgique) et la Ligue du Nord (Italie). Le nombre de députés devraient être
suffisant, mais il manque encore 2 pays.
Pourront-ils bloquer l'évolution de l'Union telle qu'elle
est aujourd'hui ? Qu'ont-ils finalement en commun d'autre que le rejet de
l'UE ? Seulement la souveraineté des nations et pas seulement par rapport à
l'Union européenne, mais aussi par rapport au mondialisme.
Mais même avec un groupe politique, il est peu probable que
l'extrême droite pèse d'un grand poids au Parlement européen. Et même s’ils
occupaient un tiers du Parlement, les populistes devraient se cantonner à «un
rôle de poil à gratter » des institutions.
Quid du traité
transatlantique
Il est clair que même avec 1 député sur 3, les partis
souverainistes ne pourront pas empêcher l’accord sur le traité transatlantique.
Celui-ci devra être entériné par le parlement français ou peut- être, c’est
notre dernier espoir, a t’il quelques chances d’être repoussé s’il y a une
forte mobilisation de la rue et des défections à droite comme à gauche. En
effet à gauche, seuls les Verts (18 députés), les Communistes et le Front de
gauche (15 députés) s’y opposent, à droite le Front national (2 députés). A
gauche, l’aile gauche du PS est contre, tandis qu’à l’UMP, Henri Guaino et
Laurent Wauquier sont les seuls à se
battre contre ce traité, mais ils devront attirer vers eux de nombreux
collègues pour arriver à faire une majorité. La France, comme d’autres
gouvernements, n'ont pas reçu mandat de leurs peuples pour négocier ce traité,
pourtant, ils ont donné leur accord. La solution, forcer la main de Hollande
pour qu’il organise un référendum.
Et puis que viennent faire ces deux personnages (Schulz et
Junker) dans un débat en France, en plus ils sont d'accord sur presque tout. Juncker
souhaite que le traité soit conclu tandis que Schulz veut suspendre les
négociations pendant les élections. Ben oui, on en parle trop en ce moment, ça
commence à être gênant. Les couillons d’électeurs auraient oublié ce traité, si
les négociations avaient été suspendues le temps des élections.
Si les français n’ont pas compris ce qui va se passer, le
meilleur exemple date de cette semaine. Le ministère de la justice américain
veut faire condamner BNP-Paribas à une amende de 3,5 milliards de dollars du
fait que certaines filiales non-américaines de la banque ont fait des affaires entre 2006
et 2009 avec l’Iran, Cuba et le Soudan, pays sous embargo américain. Pendant ce
temps, les sociétés américaines, dirigées par les amis d’Obama,ne se privent de
commercer avec ces 3 pays, l’état leur élimine la concurrence à coup d’amendes
records. Et si BNP-Paribas ne paye pas, l’état lui retire sa licence de
banquier permettant d’exercer sur le sol américain.
Voilà au grand jour ce qui attend toutes les entreprises et
les états européens si le traité transatlantique concocté par les traitres de
la "komission de bruxelles" est signé. Pourquoi ne condamnerions-nous
pas la banque américaine Goldman Sachs qui a truqué les comptes de la Grèce
afin de les faire rentrer dans l'Euro ? Une amende de plusieurs milliards, et
l'interdiction des marchés européens n'est-elle pas envisageable ? Bien sur que
non, cette banque dirige la BCE.
Et que fait Culbuto pour défendre la BNP ? Rien, il se
repose de son voyage au Caucase.
Le PS fait appel aux
socialos européens pour ses meetings
Le PS n'a tiré aucun enseignement de sa déculottée aux
Municipales, il doit se préparer à son explosion le 25 mai. Ils ont tellement
peur de perdre qu'ils ont fait appel à leurs kamarades socialistes européens pour
tenir les meetings à leur place. Que voulez-vous, même les sympathisants
socialistes ne veulent plus entendre parler du "gros de l'Elysée".
Certains pensent que ce qui aurait été idéal, c'est qu'il reste en vacances en
Géorgie chez ses nouveaux amis du Caucase.
Les sondages sont si mauvais (le PS en 3ème position,
derrière le FN et l'UMP) que certains craignent même que les écologistes leur passent
devant.
C'est donc Papa Schulz, le président socialiste du parlement
européen et candidat au poste de président de la Commission européenne qui est
la grande vedette des meetings du parti socialiste en France. En Bretagne, il
était accompagné de deux autres personnalités, le Premier ministre tchèque,
Bohuslav Sobotka et la numéro 2 du Parti socialiste ouvrier espagnol, Elena
Valenciano, qui n'a pas eu de chance, son intervention a été interrompue par
des manifestants qui ont déployé une banderole : "l'austérité en Europe
est aussi votre erreur". Sept autres meetings PS sont prévus d'ici le 25
mai dans les sept autres circonscriptions, dont Lille, Nantes et Lyon.
Le PS n'est plus socialiste depuis longtemps; il n'est plus
de gauche et fait la même politique que l'UMP. Au Parlement Européen, le PPE
(droite)et le PSE (gauche) se partagent la présidence tournante depuis de
nombreuses années et bien qu’ils se critiquent, les deux groupes votent
ensemble à 97% les mêmes textes (un score digne du Soviet suprême). Selon une
étude réalisée en 2008, les deux grands groupes politiques PPE-DE et PSE n’ont
été en désaccord que pour 18 votes par appel nominal sur 535 (3 %).
On se rappelle aussi l'attitude du PS sur le référendum
français du traité de Lisbonne, contre lequel avait voté la majorité des
électeurs de gauche, et malgré tout imposé par Sarkozy grâce au renfort des
députés PS. C'est pourquoi le discours du PS pour "une autre Europe",
brandi seulement pendant les campagnes électorales, ne peut pas tromper grand
monde.
Qui va être le
nouveau président de la Commission Européenne ?
Il y a le choix entre la peste et le choléra ? Qui va gagner
entre le libéraliste économique PS allemand Papa Schulz et le libéralisme
économique de droite luxembourgeois Jean Claude Junker (le patron du paradis
fiscal qui donne des leçons à la France). Ils ont tous les deux un point
commun : ils n’aiment pas la démocratie. Ils vont vite en besogne, Ils ont
déjà proposé leurs candidatures et sont même sûrs d’ être élus, alors que c’est
le nouveau parlement qui sera élu le 25 mai prochain qui doit désigner les
candidats à la présidence.
Plus grave, ils refutent tous les deux que leurs partis
respectifs proposent un autre candidat qu’eux. Pourtant d’après les règles,
c’est le parlement qui propose et ensuite le Conseil de l’Europe, c’est à dire
les 28 chefs d’état qui doivent désigner président, le candidat du parti
majoritaire du Parlement Européen. Pour
la première fois, le Conseil Européen s'est engagé à choisir le candidat issu
du parti majoritaire. Il n’y aura pas de parti majoritaire, mais si les partis
souverainistes arrivent en tête, ça risque coincer sérieux pour désigner le
prochain président. Comment vont-ils justifier leur choix entre Schulz et
Juncker qu’ils ont déjà placé comme archi-favoris avant que les élections aient
eu lieu.
« C'est très bien, vous avez voté mais nous n'en tenons
pas compte », nous disent les chefs d'État. Ne vous faites pas d’illusion...
le livre est déjà tout écrit. A part une bonne claque le jour du vote... Rien
ne va changer pour nous.
L'Europe va devenir de plus en plus une dictature et nous
n'avons plus rien à dire.
Ou va t’on ?
L'affaire snowden ,l’alignement militaire servile , le contrôle
du niveau de l'euro par Wall street , l’atlantisme général au sommet de l 'UE ,
l’élargissement aux pays pauvres de l'est pour satisfaire le maitre US , l’Allemagne
protectorat militaire US ...qui ose croire à une souveraineté et une indépendance
de cette colonie américaine qu’est l’Union Européenne. Cette Europe à 28 est
devenue un monstre ingouvernable. Aujourd’hui, les européistes nous affirment
que l’Europe a apporté la paix, mais ce sont les mêmes qui viennent de mettre
au pouvoir par la force un régime néo-nazi à Kiev pour satisfaire les visées d’extension
vers l’est d’Obama.
Au nom de la "sécurité" de l'Union européenne, on
pourra relancer l'économie du continent, soit en allant chercher notre
autonomie énergétique (ce qui suppose d'investir massivement), soit en faisant
une course aux armements avec la Russie. Tout est dit dans cette phrase. Les
français qui n'ont pas compris le rôle de l'Europe dans la crise Ukrainienne,
vont enfin comprendre. Cette Europe est capable du pire. Y compris de nous
jeter dans une guerre avec la Russie, pour le bénéfice de quelques banquiers.
La trahison des élites européennes n'a pas de nom, une honte
.
Le seul point positif dans cette affaire est que l’on
assiste certainement à un réveil des peuples.
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