Cela dure depuis plus
de 20 ans mais ça se voit de plus en plus,... quoi ? Eh bien la France à
sa démocratie qui fout le camp. La France devient un pays où avoir certaines
opinions va devenir un délit. 31 personnes arrêtées sur les Champs-Elysées pour
avoir sifflé Hollande, Taubira vient de réintroduire les procès politiques.
Même en Chine ils commencent à rire... quand ils voient que dans le pays des « droidelom »,
on interdit les manifs, on persécute les humoristes, on censure les sites
Internet et on fait les poches des gens à coup de taxes, impôts et amendes,
bref, le seul droit qui reste aux français, est celui de la fermer. Dans une
démocratie, la justice poursuit la presse en cas de publication jugée illicite,
le site Internet ou le journal prennent un avocat pour se défendre. Dans une
dictature, c'est l'administration et la police qui sans avoir besoin de l’avis
d’un tribunal, limitent ou suppriment toute liberté d’expression. Dans notre
pays, c’est cette deuxième solution
qu’ont clairement choisi Valls et Hollande, avec notamment cette
nouvelle loi qui a toutes les chances de passer à la rentrée et qui va
permettre les fermetures de sites Internet sans intervention de la justice.
Pour l’instant, cela ne concerne que de sites Internet pédopornographiques et ceux faisant l’apologie
du terrorisme. Mais qui nous dit que demain, critiquer Hollande ne va pas être
considéré comme un acte terroriste.
On se croirait revenu au temps de l’ORTF, l’époque ou
c’était le ministre de l’information Alain Peyrefitte, qui dictait à la seule
chaine qui existait, ce que les journalistes avaient le droit de dire. Malgré 1968,
1981, les radios « libres » et la multiplication des chaines de
télévision privées et publiques, ce n’est pas mieux aujourd’hui, sauf que le
ministre de l’information a été remplacé par le président de la république.
Crise majeure, destruction d’un avion par un missile en Ukraine, guerre entre Israel et le Hamas, la Libye à feu et à
sang, les chrétiens d’Irak chassés par les sunnites, hausse constante du chômage,
tout cela laisse de marbre l’Elysée et le gouvernement. Puis, tout d’un coup un
avion d’Air Algérie s’écrase au dessus du Mali et Hollande se réveille. Un
conseiller de l’Elysée nous explique que le président a décidé de se montrer
réactif (on se demande pourquoi), il annule son voyage à la Réunion et prend
lui-même les choses en mains. C'est lui le chef d'orchestre, il distribue
les rôles pour les prises de parole de ses ministres. Hier, c’est lui qui donne
son feu vert à la publication des premières photos et vidéos de l'avion écrasé
au sol. En 3 jours, Hollande fait 3 conférences de presse sur le crash, on y
apprend rien puisque dans son discours, ce ne sont que des questions sur les
causes de l’accident. Bref, il cause, il cause et les français ne comprennent
pas cette avalanche de prises de parole. Hollande est le nouveau porte-parole
du gouvernement, il se pose en président grave, sérieux et légitime! Il a transformé
cette catastrophe aérienne en récupération politique. Il en fait des tonnes et
des tonnes mais que peut-il faire d'autre, il faut bien qu'il s'occupe. On aimerait
qu’il ait la même réactivité sur le chômage, la compétitivité de nos entreprises
et sur la baisse des dépenses publiques.
Museler Internet, le
nouveau projet du gouvernement
Les français sont en vacances ou occupés par la Coupe du
monde de football et par le Tour de France, pendant ce temps, presque en
catimini, la commission des lois de l’assemblée nationale a voté mardi le
projet de loi de censure d’Internet (œuvre de Manuel Valls) présenté par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Ce
projet de loi qui va être à coup sûr voté en septembre prochain prévoit entre
autres la fermeture administrative, sans autorisation de la justice, de sites
Internet. On nous dit que cette loi n’intéresse que le blocage administratif de
sites faisant l'apologie du terrorisme, mais il y a aussi d’autres choses.
Cette nouvelle loi marque un recul de la liberté d’information en diminuant la
protection juridique des journalistes et en aliénant la protection des sources.
De nouveaux délits de “provocation aux actes de terrorisme” et d’apologie du
terrorisme” sortent du champ de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 pour être
inclus dans le code pénal et le simple fait de diffuser par internet devient
une circonstance aggravante qui fait passer la peine de prison de 5 à 7 ans et une
amende de 75 000 euros par rapport à la diffusion sur un autre type de
média. Par exemple, un journaliste ou un blogger qui diffuse ou même qui
partage un interview d’une personne considérée en France comme terroriste (par
exemple un pro-russe ou une personne du Hamas ou du Hezbollah) pourra être
poursuivi au pénal et son site fermé administrativement.
L’article 9 du projet de loi prévoit "la possibilité,
pour l’autorité administrative, de demander aux fournisseurs d’accès à Internet
de bloquer l’accès aux sites provoquant des actes de terrorisme ou en faisant
l’apologie.Cette procédure est opaque :
Qui établit la liste des sites à bloquer ? Selon quels critères ? Surtout quand
on sait qu’en 2013, plus de la moitié des sites ayant fait l’apologie du
terrorisme concernaient des réseaux sociaux. Or, aujourd’hui, Facebook et
twitter sont dans l’impossibilité technique de bloquer une page unique de leurs
sites.
Ça commence comme ça
Quand on constate la censure de vidéos sur Youtube, de tweets,
de pages Facebook, des spectacles de Dieudonné et de certaines manifestations,
on comprend que l’on s’enfonce dans la nouvelle France de Valls et de Hollande
ou la censure et la dictature sont devenues la règle du jeu. Comme disait
l’autre, la France c'est l'Union soviétique qui a réussi. Quand on se permet
d'écouter un ancien président de la République pourquoi se gêner. Ce gouvernement
utilise de plus en plus des artifices
propres aux régimes totalitaires ! Vous verrez que bientôt les opposants seront
appelés des terroristes anti socialisme... ! Ca a commencé par la chasse au
Sarko et à la droite en général (voir procès de Cayenne). Pour quelle raison
des policiers en civil ont appréhendé 31 personnes sur les Champs-Elysées le 14
juillet ? Leur faute, siffler Hollande à son passage, est-elle semblable
aux casseurs ayant détruit du mobilier urbain et des commerces lors des
manifestations pour la Palestine. Allons-nous tous nous retrouver sur le mur
des cons ?
Demain le simple fait de taper des mots clefs sur un moteur
de recherche se soldera par un séjour en prison.
Quand on voit comment est traitée par les médias l'affaire
ukrainienne, on comprend qu'une censure d'internet, comme par hasard verrouillerait encore plus l'information. Nous n’aurons plus que le droit aux
infos agréées par l'OTAN.
Gare les blogger
Nos politiques n’aiment pas internet qui diffuse des fausses
nouvelles mais aussi DES VRAIES, et cela dérange. Les socialistes reconnaissent donc que leurs amis
juges sont trop laxistes, alors ils font donc appel à des décisions
administratives ou de police car là ils sont sûr de la fermeté des décisions.
Les français ne sont pas assez intelligents pour faire eux-même le tri dans les
informations qu'ils vont consulter. L'état va donc sélectionner à leurs place,
ce qui est bon. Comme on l’a vu dans le projet de loi les peines de prisons
seront plus lourdes lorsque la diffamation ou l’injure proviendra d’Internet.
Les journaux papiers et les radios, déjà sous contrôle, sont favorisés. Moi qui
pensait que la liberté d'expression était garantie par la constitution.
Les blogger ne le savent pas, mais vis à vis de la loi, l’état
ne les considère pas comme des journalistes. Ils ne sont pas protégés comme le
sont les journalistes et notamment concernant les accusations de diffamation et
d’injure. Lorsqu’un blogger est convaincu de ces délits, l’amende peut aller
jusqu’à 12 000 euros, mais si la victime est de la fonction publique (fonctionnaires,
mais aussi président de la république ou ministre), un tribunal, l’armée ou un
corps assimilé, l’amende passe alors à 45 000 euros. A ce risque d’amende
peuvent s’ajouter des dommages et intérêts qui peuvent se monter à 20 000 euros.
Contournable en un
clic
Comme c'est le cas dans les pays pratiquant déjà la censure
d'Internet, les internautes utilisent des réseaux privés virtuels (VPN), qui
leur permettent de se connecter de façon chiffrée via le réseau d'un autre pays
et donc d'échapper aux blocages. Leur utilisation a explosé en France depuis la
mise en place du gendarme du piratage, la Hadopi. De nombreux blogger utilisent
aujourd’hui TOR, qui permet aussi d'échapper à la censure, gratuitement et en
un clic. L'utilisation de Tor explose dans les grandes démocraties, de plus en
plus adeptes de la cybercensure
L'internet est le seul moyen de s'informer et de rassembler
des foules immenses en quelques jours. On comprend qu'ils en aient peur.
La France franquiste
?
Cabinet noir montant des dossiers contre l’opposition, muselage
des médias, contrôle de l'information, enfumage des français, interdiction de
manifestations, pression sur le judiciaire, discours manipulatoire, et même
soutien aux régimes d'extrême droite... Sacré Hollande, sacré Valls ! Ils se
sont trouvés tous les deux. Et dire que 20% du peuple de gauche continuent à les
soutenir mordicus.
Le projet de loi est bien parti pour être validé en
septembre, car il est très cher au Premier ministre Manuel Valls. Aujourd'hui,
comme pour tous les projets de loi concernant les libertés sur Internet
(Hadopi, Loppsi 2, Loi de programmation militaire, etc.), il y a peu d’opposition
parmi les élus de tous bords car rares sont ceux qui ont compris le
fonctionnement d'Internet. Il y a un fantasme du contrôle d'Internet, que l'on
retrouve autant à droite qu'à gauche. Les députés retrouveront-ils la raison
d'ici l'examen de la loi et verront-ils Internet comme un espace sur lequel il
faut appliquer les lois existantes et non pas en créer d'autres plus strictes.
La liberté n'existe plus en France. Avec ce type de loi, la
France prend le chemin des dictatures bananières.

