Au début des années
80, j’avais eu l’envie d’acheter une ferme à retaper dans une petite vallée des
Alpes du sud, proche de Barcelonnette. Le fait qu’elle soit un peu à l’écart et
l’ancienneté des batiments m’avaient conquis. Le batiment d’habitation était
proche d’un torrent, ce qui me permettait d’avoir l’eau courante toute l’année et
l’électricité que je pouvais produire grâce à l’installation d’un générateur fonctionnant
grâce à la force de l’eau. Finalement, l’affaire est tombée à l’eau car je
découvris à l’époque ce qu’était le monopole d’EDF. En effet, pour électrifier
cette ferme, j’avais deux solutions, faire installer une ligne électrique qui
me coûtait 150.000 francs, ou pour le même prix une mini centrale qui m’aurait
procuré le courant gratuit, enfin c’est ce que je croyais. Pour en arriver là,
il me fallait obtenir l’accord d’EDF. L’entreprise me fournit donc un projet de
contrat qui m’autorisait à installer ma centrale avec la mise en place d’un
compteur. Ce compteur leur servait à me facturer ma consommation (au tarif
normal), bon prince, EDF me rachetait l’électricité que je consommais au quart
de leur tarif. Dans cette affaire, j’étais le dindon.
C’est à partir de ce moment là que je suis devenu
réfractaire à tous monopoles d’état. Dès que cela a été possible, je suis passé
à la concurrence. C’est une particularité bien française, chez nous l’état est
le plus gros commerçant et il s’arrange toujours pour être seul sur le marché
(nationalisation des chemins de fer privés en 1937, du gaz, de l’électricité,
du transport aérien, de la Banque de France, de 4 grandes banques, de 11 compagnies
d’assurance, la télévision et la radio en 1945... et j’en passe !), même si l’europe
essaye de changer les choses. Pour l’électricité, le train, le métro,
l’essence ou l’autoroute, il n’y a pas d’autres choix que de payer le prix imposé
faute de concurrence. En France, il faut éviter de chambouler l’ordre des
choses. Si vous êtes un inventeur attention ! . Si vous avez créé des ciseaux
spéciaux pour couper les poils du nez, pas de problème, mais surtout ne vous
attaquez aux trusts ou même à l’état car au final vous n’aurez jamais le dernier
mot (refus d’homologation, texte de loi interdisant votre produit ou autres tracasseries). Voici le
cas de quelques inventions qui dérangent.
Le moteur à eau existe
le moteur à eau n’est pas un canular, comme le laissent
entendre certains médias bien pensants. Malheureusement pour lui, il y a
beaucoup d’intérets financiers en jeu et cela fait 40 ans que les politiques, aidés
par les lobbies du pétrole, ont décidé de l’étouffer et de faire passer leurs
inventeurs pour des gogols.
Au début des années 2000, Fabien Lecler avait convoqué la
presse pour montrer son invention, un moteur fonctionnant avec de l’hydrogène
fabriqué chimiquement à partir d’eau (voir photo). C’est ce que l’on appelle communément
un « moteur à eau ». Il nous a fait une démonstration avec un groupe
électrogène portable dont le réservoir d’essence avait été retiré et il y avait
à coté un bac transparent permettant de fabriquer l’hydrogène avec de l’eau, de
la poudre d’aluminium et de la soude caustique (hydroxyde de sodium). Fabien Lecler n’est qu’un inventeur et on
était encore loin de l’industrialisation d’une voiture avec moteur à eau mais
le système fonctionnait parfaitement. Fabien Lecler nous a alors expliqué que
le système « dit sans réservoir
d’hydrogène » pouvait avoir de nombreuses applications (Voitures ,
motos, centrales électriques, trains, bateaux, tracteurs agricoles, chauffage
des maisons, groupes électrogènes, etc...). Ce système allait à l’encontre des moteurs à
hydrogène ou à pile à combustible (avec réservoirs... d’hydrogène) que les
constructeurs s’acharnent à créer. Ces
derniers savent bien que s’ils remplacent le carburant par de l’eau, les
services de l’état bloqueront l’homologation de leurs véhicules. Effectivement
le système de Fabien Lecler ne nécessite pas la création d'un réseau de transport et de
distribution de l'hydrogène (stations-services) et rend inutile la construction
de nouvelles centrales nucléaires.

Si un jour le pétrole vient à disparaitre, les politiques feront
vite le choix entre nous laisser rouler à l’eau ou bien que nous conduisions
des bombes roulantes. Que voulez-vous, on ne dit pas adieu comme ça à une
rentrée fiscale de 32 milliards d’euros par an. Et puis Total tient à son fonds
de commerce.
Si, en plus de faire le plein de la voiture au robinet de la
cuisine, les français se mettent aussi à chauffer leur maison et à fabriquer leur
électricité, où va t’on ?Fabien Lecler a bien essayé de vendre son brevet à l’état français et à d’autres états étrangers (Canada, Sénégal, ...), mais il a vite compris qu’aucun ne s’intéressait à son invention. Aujourd’hui, il récidive : il veut retravailler l’invention du générateur électrique de Tesla (voir plus loin). Son brevet du moteur à eau est aujourd’hui tombé dans le domaine public, mais il n’intéresse que des gens comme vous et moi qui aimeraient bien supprimer le budget carburant. (voir encadré : Quel est le vrai prix des carburants ?)
Ces petits bricoleurs qui gènent
l’état
Léonce Rudelle 70 ans, un inventeur dans le domaine des
énergies renouvelables (détenteur du brevet du moteur qui se recharge dans les
descentes et du radar installé dans les chars de l’US Army) a été réduit au silence.
On ne sait pas qui a déclenché cette procédure. On sait juste qu'un médecin
mandaté par le tribunal d'Albi est venu lui rendre visite au mois de mars
dernier. En 45 minutes, il l'a jugé incapable de gérer ses intérêts. À partir
de là, tout s'est enchaîné : le juge après une audition de 15 minutes l'a placé
sous curatelle renforcée. Ces comptes sont aujourd'hui bloqués.L'Union
départementale des associations familiales (Udaf) a été désignée comme curateur
pour une période fixée à 5 ans.
Jacques Bristiel (Trois fois médaillés d'or du prestigieux
concours Louis-Lépine) sort lui aussi un moteur qui fonctionne à l’eau. A
chacune de ses inventions l'INPI le met au secret un certain temps avec
interdiction d'exploiter et de divulguer ses projets. Pourtant son système est un
peu plus classique car il utilise pour son moteur à eau deux réservoirs, dont
un contient 60 % d'eau tombée du ciel et l'autre 40 % de carburant. Testé sur
un tracteur agricole, il réussit à développer jusqu'à 500 CV. « Idéal pour
améliorer le rendement des moteurs thermiques et réduire la consommation de
carburant de 60 %. », dit-il.
Les Gouvernements ne veulent pas des
énergies gratuites
L’automobile est rentable, elle rapporte à l’état 52
milliards d’euros par an (24 milliards de TICPE + 8 milliards de TVA sur les
carburants + 20 milliards de TVA sur les ventes de voitures, et sans compter les amendes) et elle ne coûte
que 16 milliards (pour l'investissement, l'exploitation, les grosses
réparations et... le fonctionnement de la police, les dépenses de l'État et des
collectivités territoriales). Alors si en plus des petits rigolos viennent faire
des inventions qui lui casse le travail et ne rapportent rien, heureusement la
presse est là pour faire passer ces inventeurs pour des simples d’esprit.
Les recettes 2013 de l’État, s’élèvent à 298,6 milliards
d’euros (Mds€) (soit 95,5% des recettes nettes de l’État). La plus importante
est la TVA (141,2 Mds€), l’impôt sur le revenu (71,9 Mds€), l’impôt sur les
sociétés (53,5 Mds€) et ensuite les taxes automobiles et carburant (52 Mds€).
Aux Etats-Unis, le poids des taxes est le plus faible
puisqu’il ne représente que 17 % environ du prix du gazole et 15 % de celui du
SSP 95. Au Japon, il est d’environ 40% et en France la moyenne
s’établit à 60 % environ.
(voir encadré Quel est le vrai prix des
carburants)
Vous l’avez compris, pour que la population pollue moins, Hollande
et les verts préfèrent créer des taxes écologiques.
La solution des constructeurs, c’est « l’usine
à gaz »
Les constructeurs ne font aucune recherche, en tout cas
avouée, sur le moteur à eau. Pour l’instant, c’est la voiture électrique ou à
hydrogène qui les intéresse. Pourtant le public boude les nouvelles
motorisations (sur 1.898.000 voitures neuves vendues en 2012, il y a eu 212
GPL, 0 GNV, 629 hybrides et 311 électriques, autrement dit une misère). Si la
voiture à eau existait, il y a fort à parier qu’elle ferait un carton.
Aujourd’hui quelques constructeurs travaillent sur les
voitures à hydrogène, ce sont BMW, Fiat, Honda, Ford, Mazda et Mercedes (voir encadré). Ces véhicules sont
équipés de réservoirs d’hydrogène sous forme liquide à -253 °C (obligation de compresser l’hydrogène car 5 à
7 kilos sont nécessaires pour assurer une autonomie supérieure à 500 km, car non
compréssé 1 kg d'hydrogène représente un volume de 12 m3.). Son injection
dans le moteur nécessite de le réchauffer entre le réservoir et le moteur.
Qui c’est les plus
forts, c’est Renault !Renault a effectué des progrès spectaculaires. Leur système c’est la mise en place dans la voiture d’un réformeur qui fabrique l’hydrogène nécessaire pour faire rouler le véhicule (chouette ! ). Intéressant non, et avec quoi fabrique t-il cet hydrogène, je vous le donne en mille, Emile ? eh bien avec de l’essence, et oui, il faut continuer à faire le plein à la station. En plus, c'est une usine à gaz car le reformage s'effectuant à haute température, vous serez obligé d’attendre plusieurs minutes avant de mettre en route le moteur et pour cela, il est nécessaire d’avoir une bonne batterie car il consomme beaucoup d'énergie au démarrage.
Et les économies dans tout ça, le carburant hydrogène est
jusqu'à 100 % plus cher que les carburants traditionnels, et le coût actuel des
piles à combustible est de l'ordre de 3.000 € par kW, contre 30 à 50 € par kW
pour les motorisations conventionnelles.
Et voici l’avenir
promis par nos gouvernants
L'hydrogène n’est pas un produit existant dans la nature, même
s’il est présent dans l'eau, il faut le fabriquer. Sa production provoque le
rejet des gaz à effet de serre et est dépendante des hydrocarbures ou de
l’électricité. Il n'est pas certain que le procédé soit vraiment rentable.
Aujourd’hui 96 % de l'hydrogène est produit à partir d'énergie fossile, dont 48
% à partir du gaz naturel, 30 % des hydrocarbures liquides, 18 % du charbon. 4
% seulement est produit à partir de l'électricité. Si l’on généralise
l’hydrogène pour les transports et l'automobile, cela nécessiterait une
véritable révolution pour la filière.
L’hydrogène que l’on nous promet viendra remplacer les
hydrocarbures lorsqu’ils se seront raréfiés donc l’unique solution pour le fabriquer sera
l’électricité. Pour alimenter en hydrogène le parc automobile français il
faudra multiplier par 2 voire par 4 le nombre de centrales nucléaires ( de plus, l’électrolyse est cinq fois plus
coûteuse 5 €/kg que les autres systèmes ).
Aux États-Unis, le Gouvernement étudie actuellement le
projet d'une centrale nucléaire de nouvelle génération permettant la production
industrielle d'hydrogène. Cette centrale serait installée dans l'Idaho et
nécessiterait un investissement supérieur à 1,5 milliard de dollars pour un
début de production à l'horizon 2020.Aujourd’hui, 208 stations à hydrogène sont opérationnelles dans le monde, l’Allemagne en compte 33 tandis que la France n’en possède que ...trois. Dans son plan « pour des carburants plus propres » (mais plus explosifs !) l’Union Européenne réclame l’implantation de stations hydrogène, d’ici 2020, tous les 300 km.
L’avenir c’est le moteur à eau
Les voitures électriques ne décollent pas, les voitures à
hydrogène font peur (comme les GPL), alors il reste une solution, c’est la
voiture à eau. La solution va peut-être venir du Japon.Genepax, une société japonaise, vient de dévoiler le Water Energy System (WES). Cette voiture fabrique son hydrogène qui alimente des batteries et roule grâce à un moteur électrique. Le seul plein à faire pour rouler est le plein d’eau. Les japonais, toujours très inventifs, veulent sortir une voiture fonctionnant uniquement à l'eau et attendent un accord avec les grandes marques automobiles pour commercialiser leur véhicule (ça c’est moins sûr!). Avec 1 litre d'eau (n'importe quelle eau) le moteur fonctionne 1 heure à 80 km/h, vous pouvez rajouter de l'eau à tout moment et le moteur peut fonctionner en continue tant qu'il y a de l'eau. Cette société a fermé son site internet car elle subit actuellement des cyber-attaques.

Mais il se pourrait qu’il y
ait mieux que le moteur à eau : l’énergie
libre
Qui est Nikola Tesla, inventeur de
l’énergie libre ?
Nikola Tesla né en 1856 en Croatie, il émigra à New York en
1884. Se battant pour ses idées, ses différences de vues avec Einstein furent
l’objet de vifs débats entre eux. Après avoir été boudé pendant des décennies,
le génial Nikola Tesla revient en force dans la quête de l’Energie Libre.
Rappelons qu’il est l’inventeur du moteur asynchrone, qu’il
a introduit l'utilisation du courant alternatif, mono et multiphasé, et inventé
la célèbre bobine à induction qui porte son nom. Vers 1890 Nikola Tesla
découvrit que l’énergie électrique pouvait circuler autour de la terre dans une
zone atmosphérique comprise entre la surface de la planète et l’ionosphère, à
environ 80 km d’altitude. Les financements lui furent retirés sous la pression des
distributeurs d’électricité ainsi que le retrait progressif du nom de Tesla des
livres d’histoire. En 1895, il était un génie. En 1917, il n’était plus rien.
L’idée maîtresse de Tesla était que la Terre, avec son
atmosphère formait un immense condensateur dans lequel il suffisait de puiser.
Pour bien le prouver, Tesla alluma 200 lampes (10.000 watts en tout) à 40 km de
distance de la source d'électricité, sans fils de connexion. Il a laissé
135.000 pages de documents qui sont loin d’être toutes exploitées. La légende
s’empare de lui aujourd’hui car sa vision du futur semble la bonne. On peut
affirmer que Tesla a été le plus grand génie inventif du vingtième siècle,
peut- être le plus grand depuis Léonard de Vinci. Il déposa 700 brevets dont celui qui nous intéresse le générateur électrique Tesla qui produit de l’électricité à l’infini sans aucun carburant.
Le générateur électrique de Tesla
Le système le plus prometteur semble être le générateur de
Nikola Tesla car il peut produire une grande quantité d'électricité sans
pollution. Le procédé est un moteur qui tire son énergie par des aimants
permanents (dont les pôles sont mis en opposition dans un rotor). Ces moteurs
tournent par eux-mêmes sans aucune énergie extérieure, couplés à un générateur, ils produisent de l’électricité.
On peut utiliser ce système pour équiper une voiture, électrifier son domicile,
etc...
Les plans des moteurs à aimants permanents sans électricité
existent depuis longtemps, mais de nombreux
inventeurs se sont, soit fait assassiner ou mystérieusement disparus,
soit dirigés vers d'autres recherches. Aujourd'hui chacun peut les fabriquer,
il vous suffit d'obtenir les plans et de le faire. Mais cela restera du
bricolage!
Reste à développer ce moteur à énergie gratuite au stade
industriel, et là, c’est une autre paire de manche. Le système ne génère pas
assez de fric pour les lobbies et les états.Au Japon, le moteur Minato, fonctionnant à l’énergie libre, est aujourd’hui en production. Minato en aurait vendu 40.000 exemplaires. Le moteur de Minato utilise la répulsion et non à l’attraction comme source d’énergie. D’après l’inventeur, Il subit très peu de pertes, ne chauffe pratiquement pas et a un rendement de 330 %, très largement supérieur aux moteurs conventionnels. C’est l’apparition des aimants plus puissants, dans les années 1980, notamment au néodyme qui permet aujourd’hui de rendre la chose possible.
Une autre invention va certainement bouleverser également la
donne. La voiture électrique est trés
peu prisée pour son autonomie limitée et pour les temps de recharge
particulièrement longs. Tout dernièrement, des chercheurs de l’Université de
Californie ont fait une retentissante découverte… passée plutôt inaperçue. En
faisant des études sur le graphène, une variété de carbone, ils lui ont
découvert des propriétés qui pourraient tout simplement révolutionner les
batteries !
En cherchant un moyen de produire du graphène de façon
industrielle, les équipes de équipes de l’Université de Californie ont
découvert, totalement par hasard, que des batteries au graphène était capables de
stocker de l’énergie électrique trés rapidement (les batteries se rechargent en quelques minutes). Dans le cas de la
voiture « Tesla » même plus besoin de s’arrêter pour recharger les
batteries. Les arrêts ne seront que pour le bonhomme. Les batteries actuelles, qu’elles soient au nickel ou au lithium, contiennent des matériaux rares, coûteux et polluants. Avec les batteries au graphène, constituées de carbone, élément présent dans la nature, le prix de revient sera nettement moins cher.
Donc résumons avec votre voiture (générateur Tesla +
batteries au graphène + moteur électrique), vous supprimez le budget carburant,
le prix de la voiture n’est pas excessif (car sur les modèles électriques
actuels ce sont les batteries qui grèvent le prix) et vous bénéficiez de
beaucoup d’autres avantages.
·
absence de pollution et d'émission locale de gaz
à effet de serre,
·
silence de fonctionnement,
·
rendement énergétique élevé du moteur électrique
(x 2 ou x 3 celui du moteur thermique),
·
fiabilité mécanique du moteur électrique,
·
indépendance vis-à-vis du pétrole.
Et surtout plus de passages à la pompe et finies les taxes.

En France, il est formellement
interdit de fabriquer son propre moteur et de le mettre dans sa voiture. Il
faut passer « votre voiture aux mines » et l’homologation est un tel
casse-tête que les gens préfèrent tricher et ne rien dire. Nos dirigeants
poussent les industriels vers l’hydrogène pour les voitures avec un réservoir
sous vos fesses (même Airbus travaille sur un avion à deux étages, le second au
dessus de vos têtes c’est la bombe, pardon... le réservoir à hydrogène). Ils
ont perdu la mémoire, il me semble pourtant que l’hildenburg (en 1937) et la
navette Challenger (en 1986) ont bien explosé, non !
Mercedes est le 1er grand constructeur à faire un 1er
pas vers la voiture à eau.
Le Mercedes
Ener-G-Force qui a été présenté au Salon de Los Angeles en 2012, carbure à
l'eau et à l’électricité. Mercedes a pourvu ce véhicule de quatre moteurs
électriques, situés dans chacune des roues. Une solution idéale sur un 4x4 car
elle permet de piloter indépendamment la traction de chaque roue. Pour
alimenter ces moteurs, le courant est issu d’une pile à combustible mais le
véhicule ne dispose pas de réservoir à hydrogène. Celui-ci est directement
fabriqué dans la voiture à partir d'une électrolyse de l’eau contenue dans un
réservoir. La voiture fonctionne donc à l’eau...et ne rejette que de l’eau.
Mais dans ce schéma, une source d’électricité importante est évidemment nécessaire pour
assurer l’électrolyse de l’eau. Deux packs de batterie interchangeables, situés
dans les jupes latérales de la voiture, assurent ce rôle. Reste à voir si le
bilan énergétique d’un tel dispositif est effectivement intéressant. Mercedes
affirme qu’il est ainsi possible de parcourir 800 km avec « un plein » d’eau et
d’électricité.
Pendant ce temps les
constructeurs français carburent au « mazout » qui représente plus de 70% des
ventes chaque année. La France est au ralenti, ses constructeurs misent sur
l’Electrique, le GPL et le GNV (gaz de ville).
Quel est le vrai prix des carburants ?
Total paie le litre de
brut près de 60 centimes d’euros alors que les vénézueliens payent à la pompe le
litre de super à 1,7 centimes d’€, les iraniens 7 centimes d’€/L et les saoudiens 12 centimes
d’€/L. Pourtant il me semble que Total n’achète pas le pétrole mais possède de
nombreux gisements. Je vois mal ces pays producteurs vendre le carburant en
dessous du coût de revient. Le vénézuelien paye le litre à la
pompe 118 fois moins que le français.
De 2011 à 2012
- le prix du litre de
brut est passé de 0,503€ à 0,588€ soit + 17%
-
le prix du raffinage
d’un litre de brut est passé de 0,034€ à 0,091€ soit + 267% pour l’essence
- le prix du raffinage d’un litre de brut est passé de 0,081€ à 0,108€ soit + 33% pour le gazole
- le prix de la distribution d’un litre d’essence est passé de 0,105€ à 0,087€ soit - 20%
- le prix du raffinage d’un litre de gazole est passé de 0,095€ à 0,085€ soit - 11%
- la part de la TICPE sur un litre d’essence est passé de 0,612€ à 0,607€ soit – 0,8%
- la part de la TICPE sur un litre de gazole est passé de 0,438€ à 0,428€ soit – 2,3%
- la TVA sur la TICPE sur un litre d’essence est resté le même : 0,120€
- la TVA sur la TICPE sur un litre de gazole est resté le même : 0,086€
- la part de TVA sur un litre d’essence est passé de 0,126€ à 0,133€ soit + 19%
- la part de TVA sur un litre de gazole est passé de 0,150€ à 0,153€ soit + 15%
*Source UFIP (Union Française de l’Industrie Pétrolière)
Quelques vérités sur
l’automobile
·
Savez-vous pour quelle raison en France les
véhicules diesel sont plus chers que les modèles essence ? Eh bien les constructeurs vous
répondront invariablement que les coûts de fabrication sont plus élevés parce qu’on
fabrique moins de diesel que d’essence. Et pourtant 70% des français achètent
des diesel.
·
A la fin des années 90 Nissan avait avoué
fabriquer la Micra pour 4000 francs
(elle était vendue TTC sur le marché français de 85.000 à 105.000 francs), de
même que Volkswagen indiquait que sa Golf vendue aux alentours de 140.000
francs lui coutait 21.000 francs.(Cela les médias n’en n’ont jamais parlé)
·
Les pots
catalytiques sur les moteurs diesel à injection indirecte : Bruxelles avait obligé la mise place des
pots catalytiques par les constructeurs automobiles sur tous les modèles diesel
au 1er janvier 1997. Mais nos trois constructeurs français n’étaient
pas prêts à en équiper leurs modèles car ils étaient restés au diesel à
injection indirecte (Le catalyseur ne fonctionne que sur les moteurs à
injection directe). Les constructeurs ont alors demandé une dérogation à l’état
qui leur a été refusée. Tous les prix des voitures diesel ont donc été majorés de 7000 francs pour l’ajout du pôt
catalytique qui n’était d’aucune utilité. L’état avait préféré éviter des
amendes de l’Union Européenne et les propriétaires « mazoutés » ont
payé ce supplément pour rien. Cette situation dura plus de 2 ans et se termina
lorsque nos constructeurs équipèrent leur « mazout » de l’injection
directe (apparition des HDI remplaçant des TD et TDI).
·
Les
réservoirs GPL sans soupapes de décharge. Le gouvernement français en supprimant la TIPP sur le GPL en 1992 a
permis la multiplication des ventes de véhicules gépélisés en France.
Toutefois, le matériel destiné à être installé pour la transformation était,
soit italien, soit néerlandais. Les industriels français, désireux de
s’accaparer une partie du marché (celui des réservoirs GPL), firent pression
sur le Ministère de l’industrie et obtinrent la suppression de la soupape de
décharge pourtant obligatoire dans le reste de l’UE (car ils étaient incapables
de la mettre au point). Résultat, après quelques explosions et quelques décès de
pompiers, le gouvernement rétablit ladite soupape en 1999.(c’est le client qui
dut racheter un nouveau réservoir aux normes)
·
La garantie du constructeur ne joue
pas : Les marques
automobiles ne fabriquent pas de véhicules gépélisés d’usine. Quand les
constructeurs français vendent un véhicule au GPL, ils utilisent la sous-traitance
pour son installation. Mais si vous allez chez le même installateur qu’eux avec
votre véhicule essence pendant la période de garantie pour une installation
identique, vous perdez la garantie (dans le 1er cas non).
·
Le comble du bonus-malus « écologique ». En 2012,
70,8% du parc automobile français
est composé de diesel (contre 9,9% il y a 30 ans). Les véhicules diesel
rejettent 87% des particules émises contre moins de 10% pour les moteurs à
essence non catalysés. C’est le résultat de la politique française. Et le
diesel bénéficie du bonus-malus « écologique », alors qu’il a été retiré pour
les véhicules au GPL beaucoup moins polluants que les essence. Le diesel, à
travers ses fumées noirâtres, émet beaucoup d’oxydes d’azote et de benzopyrènes, des particules fines, réputées cancérigènes et suspectées d’être responsables
d’allergies, et de maladies cardio-pulmonaires. Les particules fines sont une
catastrophe environnementale et sanitaire : 40.000 personnes en meurent chaque
année prématurément en France (10 fois plus que la mortalité routière).
·
La côte officielle de l’Argus n’a rien
d’officielle. Depuis que le
gouvernement de de Gaulle en 1946 confia la mission à l’Argus de répertorier
sur tout le territoire le nombre de véhicules roulants en état (voitures,
camions, tracteurs,...), ce journal dit que sa côte est « officielle »
. En revanche elle n’a rien à voir non plus avec une côte occasion puisque elle
présente la valeur de reprise de votre voiture par un professionnel, la vraie
valeur de votre voiture est 15% supérieure.
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