Au Brésil, nous ne
recevons aucune télé française à part la chaine de gauche TV5Monde. Cette
semaine, l’historien de Télé-matin, vous savez celui qui ne se sépare jamais de
son nœud papillon, nous a raconté l’histoire de l’or de la Banque de France
disparu avant-guerre. Et bien, contrairement à ce que j’ai écrit à deux
reprises, non l’or n’a pas été caché par les Rothschild dans les coffres de la
Federal Reserv à New York, non le général de Gaulle n’aurait pas pu récupérer
tout cet or aux Etats-Unis à la fin des années 60. Ce grand historien nous
apprend en effet que cet or n’est jamais allé à New york, mais qu’il a été
placé tout bonnement à la Martinique. Et dire que l’état français cherchait partout depuis le milieu des années
30 où était passé cet or, il suffisait de le demander à Télé-matin. La Coupe
du monde de foot vient de commencer cette semaine, dès le 1er match
on sait qui doit la gagner à tout prix. La FIFA a donc donné ses ordres aux
arbitres, il faut absolument que le Brésil gagne pour anesthésier les manifestants
qui veulent gâcher la fête. Ne riez pas car en France nos gouvernants utilisent
les mêmes procédés. Vous allez tout oublier pendant les trois prochains mois avec
le foot, suivi du Tour de France et du mois d'août. C'est à la rentrée de
septembre que les mauvaises nouvelles vont tomber et que vous allez commencer à
entendre parler du « reset » la remise à ZERO de la dette en
ponctionnant les comptes bancaires des français.
Ou est passé l’or de
l’Ukraine ?
Quand un pays devient une « démocratie », les
Etats-Unis ne sont pas loin et ils sont très généreux comme en Ukraine où ils
viennent de mettre à disposition un avion-cargo pour que la nouvelle équipe
dirigeante qu’ils ont mis en place puisse mettre à l’abri le stock d’or dans un
endroit plus sécurisé, comme par exemple les coffres de la Fed (banque centrale
américaine appartenant à Rothschild et Rockfeller). Mais attention, c’est juste
pour mettre l’or à l’abri des convoitises russes.
Le 7 mars dernier, les réserves d’or ukrainienne (40 boîtes
scellées) sont arrivées à 2 heures du matin à l’aéroport Borispol de Kiev dans
des fourgonnettes non immatriculées et ont été chargées dans un avion cargo sans
identification. L’avion a immédiatement décollé vers les Etats-Unis. Des témoins
de la scène se sont alors adressés aux autorités de l`aéroport et on leur a
fortement conseillé de ne pas mettre leur nez dans cette affaire. Les
américains ont aidé l’Ukraine depuis 2009 en versant 5 milliards de dollars
afin de déstabiliser l’ancienne équipe dirigeante jugée trop proche de Moscou.
Voilà une façon de rentrer dans ses frais, rien n’est gratuit avec Obama.
C’est la course pour
récupérer l’or
En 2011, le Vénézuela a rapatrié ses réserves d'or déposées
à l'étranger soit 211 tonnes pour un montant de 11 milliards de dollars. 80 % de ces stocks se trouvaient dans la
Banque d'Angleterre. En octobre 2012, l’Allemagne (qui détenait en 1998 seulement 2% de son or
sur son sol) a pris un accord avec la Federal Reserv américaine pour récupérer les
674 tonnes d’or que les américains détiennent d’ici à 2015. Mais la FED fait
obstruction, en 2012, l‘Allemagne n’a récupéré seulement que 5 tonnes et 37
tonnes en 2013, soit bien moins que les 84 tonnes qu‘elle devrait recevoir
annuellement pour que l`objectif des 674 tonnes soit atteint.
Depuis, les allemands
ont revu leur demande à la baisse, ils ne demandent plus que 300 tonnes avant
2020 et ils espèrent récupérer ainsi 30 à 50 tonnes par an. Comme on le voit quand
il s’agit de mettre dans les coffres américains l’or ukrainien, tout est beaucoup plus facile que dans le sens
inverse. Les allemands ont, semblent-il,
de moins en moins confiance dans les banques centrales américaine et
britannique et ils espèrent récupérer 50% des 3400 tonnes d’or d’ici 2020.
Aujourd’hui, 674 tonnes de l’or allemand est aux Etats-Unis, contre 930 tonnes
à Londres et une grande quantité est également à la Banque de France, mais le
rapatriement concerne aujourd’hui uniquement le stock détenu aux USA, preuve
que les américains inspirent une certaine méfiance.
Le phénomène n’est pas nouveau, le Général de Gaulle, après
avoir récupéré l’or de la France caché avant guerre aux Etats-Unis par les Rothschild
dans les coffres de la FED, exigea en 1969, alors que l’once d’or était au plus
bas à 35 dollars, que le trésor américain paye en or les excédents de réserves
en dollars. Les États-Unis perdirent ainsi 10.000 tonnes d’or à cause de pays
comme la France et les Pays-Bas qui retournaient leurs réserves excessives de
dollars. C’est à ce moment que le président Nixon décida la fin de la
convertibilité du dollar sur l’or en 1971. La crise du dollar commença et elle fit monter l’or à 880 dollars
l’once en 1980. Un tour de force que les américains n’ont pas pardonné au général
de Gaulle.
Les américains, pas si
bien lotis qu’ils prétendent
La situation économique et financière aux Etats-Unis est
explosive, les 25 plus grandes banques américaines ont un bilan catastrophique
(elles ont 212.525 milliards de dollars de produits dérivés en 2013 alors que
leurs avoirs ne sont que de 8.900 milliards soit ratio de 1/24 ! ). La dette au
niveau global (État fédéral, États fédérés, local), dépasse 56.000 milliards de
dollars alors qu'au début des années 1970, elle était de moins de 2.000
milliards de dollars, soit une multiplication par 28 en un peu plus de 40 ans !
Rien que lors de son 1er mandat, Obama a accumulé des dettes dépassant celles
accumulées par les 42 précédents présidents américains, de George Washington à
Bill Clinton !
47 millions d’Américains dépendent des coupons alimentaires
alors qu'ils n’étaient que 32 millions au moment de la 1ère élection d'Obama. La
baisse du chômage US en décembre de 7 à 6,7% s’explique par la sortie des
statistiques de 917 000 chercheurs d’emploi découragés. Si on refait le calcul
depuis 1994, le taux de chômage aux Etats-Unis devrait avoisiner les 20%.
Tout cela explique le forcing et les méthodes expéditives
des américains sur la Russie, sur le traité transatlantique..... Leur dernier
méfait est le blocage du projet South Stream, un gazoduc de 930 kms , de la Russie
à l’Italie, qui doit passer par la Bulgarie pour fournir à l’Europe 30% de son
énergie. Les sénateurs américains Ron Johnson, John McCain et Chris Murphy,
sont venus exiger du 1er ministre bulgare, Plamen Oresharski, qu’il en
stoppe la construction. Et Barroso, pour appuyer les Etats-Unis, vient d’entamer
une procédure de l’UE contre la Bulgarie. Tout cela pour que les géants
pétroliers américains nous vendent leur gaz de schiste. C’est un comportement
de voyou et cela montre qu’ils sont aux abois.
De Gaulle avait refusé de célébrer le débarquement du 6 juin
1944, on commence à comprendre pourquoi.
Accord européen sur
les bail in
Il y a un an, Après la crise chypriote, Christine Lagarde
avait proposé la mise en place d’une taxe de 10% sur les dépôts bancaires des
clients afin de sauver les banques. Ce qui avait l’air de n’être qu’une simple
proposition est devenue une directive européenne qui vient d’ être ratifiée par
le Parlement européen le 11 décembre dernier, sous les applaudissements des
députés européens, mais dans l’indifférence des médias. Cela s’appelle le
bail-in ou ponction sur les comptes bancaires des clients, le bail-out étant le
ponctionnement des contribuables. Les fonctionnaires européens viennent
d’instituer la possibilité et même l’obligation de ponctionner sur les comptes
bancaires des déposants en cas de faillite ou de difficultés. La difficulté se
définit, par exemple par une chute de 40% des marchés financiers (Depuis l’an
2000, il y a eu 2 fois des chutes supérieures à 50%).
On doit cette directive à Michel Barnier (UMP) assisté
de son conseiller spécial, l’ancien
communiste rédacteur du Programme Commun de la Gauche, l’économiste du PC Philippe
Herzog. Comme quoi à Bruxelles, droite et gauche c’est bonnet blanc et blanc
bonnet. Les pertes des banques ne seront plus supportées par les contribuables,
mais par les clients. Quelle avancée !
L’accord sur le bail-in prendra effet en 2015 et les prélèvements sur les comptes bancaires en 2016 et cela
concernera les comptes de plus de 100.000 euros. Dans le cas ou la ponction sur
les comptes n’est pas suffisante, l’état pourra nationaliser la banque (là vous
pairez une 2ème fois, mais en tant que contribuable).
Avant, vous deviez en tant que contribuable renflouer les
banques, aujourd’hui, comme dit Barnier, c’est une pratique du passé, ce sont les
gens qui déposent leur argent en banque qui sont responsables et comme il est
obligatoire de disposer d’un compte bancaire, vous n’avez pas le choix. Chaque
déposant est garant de la santé de sa banque mais lorsque celle-ci s’enrichit, il
n’y a rien pour le client qui n’est là que pour les pertes. C’est ce que les
banquiers appellent la « dissémination des risques ». Avant, les banques
avaient gardé le risque pour elles, maintenant elles sont généreuses, elles le refilent
au public et à ses caisses de prévoyance. Et en plus, dorénavant on prévoit de
le faire autoritairement après 2016.
Qu’est-ce que la
titrisation ?
Comment faire 20% de bénéfice annuel, alors que la
progression de clientèle d’une banque n’est que de 2% par an, tout simplement en
faisant de la « tritisation ». Ce système pour faire plus d’argent
est un des fleurons de la créativité financière anglo-saxone. Une banque ne
peut prêter qu’en fonction des dépôts qu’elle détient, mais imaginons une
Banque A qui va voir une Banque B, et lui demande de garantir le paquet de 9€
de crédit qu’elle vient de donner à un client. Comme la Banque B lui donne cette
garantie, il n’y a plus de problème de règles prudentielles puisque la banque a
obtenu une couverture. La Banque A peut donc recommencer à prêter de nouveau 9€…
sans avoir, bien sûr, les dépôts en face. En échange, la banque B demandera
aussi à la banque A de lui garantir ses crédits. Au bout d’un certain temps,
plus personne ne sera en mesure de dire quel crédit ou encore qui a la créance
correspondante ! On ne sait plus qui a acheté quoi. C’est comme cela que les
banques fabriquent des « Produits toxiques » qu’elles disséminent en
les revendant.
Le Grand reset avant
2017
Depuis quelques temps on entend parler du « grand reset »,
c'est à dire la grande remise à zéro du système monétaire et de la dette. Cela
va toucher notamment la dette des états, cela va avoir lieu et va nous ruiner !
Mais rassurez-vous les financiers n’en veulent qu’à votre argent.
Christine Lagarde, directrice du FMI en a parlé lors du
dernier Forum de Davos. Dans son discours, elle a rappelé que les dettes des
états a atteint dans le monde 100 000 milliards de dollars en mars 2014 et
qu'il était temps de parler de reset car la plupart des pays n'étaient plus
dans la capacité de rembourser. Il
fallait donc procéder comme pour les bail-in, à savoir ponctionner
arbitrairement les comptes des clients des banques pour résorber la dette de
chaque état.
On essaye de nous vendre depuis 2 ans une reprise mondiale,
mais on voit bien qu’elle ne se fait pas sur une progression des chiffres
d’affaires des entreprises, mais sur les résultats obtenus par des compressions
de personnel et des délocalisations. Nos dirigeants sont parfaitement informés
de ce qui va se passer dans les années ou les mois à venir et nous allons vivre
une grande remise à plat du système monétaire mondial car, malheureusement, d’après de nombreux économistes, il n'y aura aucune autre solution. Cela sera
douloureux.
Stop à l’aide aux
banques
Les financiers ne vont pas s’asseoir sur le remboursement de
la dette. Or depuis 2 ans, non seulement nous avons notre propre dette, près de
2000 milliards, mais aussi les engagements vis à vis de l’Europe pour le
sauvetage de l’euro (enfin plutôt des ...banques). Il y en a pour l’instant
pour 158,5 Milliards d'euros engagés par la France sans garantie de
remboursement par :
·
La Grèce : nous remboursons la Banque
Goldman Sachs qui a prêté de l'argent aux banques grecques pour falsifier leurs
comptes et rentrer dans l'Euro,
·
L'Irlande : remboursement des dettes des
banques privées de l'Irlande dont le gouvernement irlandais est responsable,
·
Le Portugal : remboursement des dettes du
gouvernement portugais,
·
L'Espagne
: remboursement des promoteurs
immobiliers qui ont spéculé avec la complicité des banques espagnoles (l’Espagne a construit plus que la France,
l'Allemagne et l'Italie réunis).
Parmi les conditions imposées à Chypre pour bénéficier du
prêt de 10 milliards d’euros, les dirigeants européens ont imposé des pertes
sur les prélèvements sur les dépôts supérieurs à 100 000 euros. Ce type de
mesures va certainement être répété lors de nouveaux sauvetages de pays en
difficulté. Or, ceux-ci ne manquent pas, après Chypre, la Slovénie, l’Espagne,
l’Italie, voire Malte et même le Luxembourg, sont les possibles prochains états
qui devront être soutenus.
Que va faire Hollande ?
rien pour nous sauver en tout cas.
On en est à près de 2000 milliards d'euros de dette publique
et avec un économiste comme Hollande aux manettes, il est clair qu'il y aura
sans doute 1200 à 1500 milliards d’épargne privée qui vont disparaître. La
question est de savoir comment ? Est-ce qu'il va nous coller des impôts,
prélèvements, ou taxes nouvelles ? Je pencherais plutôt vers une solution à la
chypriote parce que politiquement, c’est ce qu’il y a de moins douloureux et de
plus facile à décider pour le pleutre Hollande. Responsabiliser les épargnants
qui possèdent plus de 100.000 euros en banque ne jettera pas des foules de
manifestants dans la rue. Hollande, dont l'ennemi était la finance, s'est
couché devant les banquiers français : donc pas de séparation des banques de
dépôts et des banques d'affaires. Aujourd’hui, si vous avez plus de 100 000
euros : c’est à vous de choisir une banque qui n’a pas de trader. On rend les déposants
responsables du choix de leur banque alors que leurs chiffres sont bidonnés, les
bilans truqués et manipulés de façon éhontée. Ceux qui s’en sortent sont ceux
qui pratiquent l’évasion fiscale.
Le bail-in de Bruxelles est ponctionné au-delà de
100 000 euros de dépôt … , mais le
fonds de garantie mis en place pour les montants inférieurs est insignifiant
(70 mds d’euros), lorsque le système « Banque centrale – Etat – Banques »
sera en faillite tout va s’évaporer.
C’est incroyable que l’on tente de nous faire avaler
insidieusement que déposer son argent sur un compte bancaire, c’est comme un
placement ou un investissement à risques
! Les comptes ne sont pas des titres boursiers que je sache… Depuis fort
longtemps en France et en Europe, on est
obligé de posséder un compte bancaire et, en plus, il faudrait assumer les
pertes des banquiers.
Le seul moyen de sauver nos économies est de faire comme 95%
des états de la planète, faire marcher la planche à billets et de ne plus
emprunter aux banques privées, ce qui implique au moins la sortie de l’euro et la
remise des dettes à zéro en refusant de payer ces milliards qui ne sont, en
fait, que des intérets payés à des
banksters.
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