Hollande s'est fait
élire sur des mensonges ("le changement c'est maintenant") : réforme
du système bancaire, baisse des dépenses publiques, lutte contre la corruption
et l'immoralité publique, arrêt des guerres extérieures (retrait d'Afghanistan), lutte contre le
chômage et les inégalités sociales. Et qu’avons-nous vu depuis presque deux ans?:
les réformes bancaires, on en parle plus, la lutte contre la corruption s'est
muée en affaire Cahuzac, la lutte contre les déficits publics, il n’a fait que
les augmenter. Sur le plan économique et sur l’emploi, il nous montre tous les
jours sa totale incapacité. Quant à la politique étrangère, c'est une calamité
: cirage de pompes avec des dictatures moyenâgeuses comme l'Arabie Saoudite ou
le Quatar; engagement dans de nouveaux conflits armés au Mali, en Centrafrique,
intervention évitée de justesse contre la Syrie. Et le pompon de Hollande :
engagement dans le coup d’État ukrainien par des milices néo-nazies, l'installation
d'un gouvernement fantoche non élu et sa réception au sommet de l'UE auquel il participait!
S'il aime autant l'extrême-droite, il va être servi ! Il est grillé, carbonisé,
plus personne ne veut de lui. Finalement, le problème ce n’est pas si Ayrault
doit partir ou rester, mais c’est Moije 1er lui-même qui doit démissionner. Mais
il y a plus grave, Culbuto est devenu le bon toutou d’Obama. Voici ce que nous
prépare la soumission absolue et humiliante à Washington de notre président.
Le piège de l’accord
transatlantique
Ayant échoué avec les chinois, les Etats-unis sont
maintenant engagés dans un accord de libre échange avec l’Europe. Les 28 états
ont mandaté (Un mandat dont le texte
officiel, frappé du sceau du secret, n’existe qu’en anglais.) Bruxelles
pour aboutir à un accord avec les américains.
« Quelque chose doit remplacer
les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le
faire. » Cette phrase de David Rockefeller au magazine américain Newsweek,
le 1 février 1999, explique ce qui se passe depuis une trentaine d’années dans
ce que l’on appelle la mondialisation, à savoir déléguer au secteur privé la
maîtrise des choix, c’est l’objectif du patronat et des milieux financiers.
Depuis juillet 2013, un accord de partenariat transatlantique (APT) négocié entre
les Etats-Unis et l’Union européenne, prévoit que les législations en vigueur
des deux côtés de l’Atlantique devront se plier aux normes du libre-échange,
sous peine de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou d’une
réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants. En cas de
désaccord, c'est le Cirdi, un tribunal d'arbitrage sis à Washington et
dépendant de la Banque mondiale (appartenant à Rothschild, Rockfeller et
consorts), qui sera juge. Lorsque le traité transatlantique sera ratifié, le
Conseil constitutionnel et les tribunaux français n'auront plus leur mot à
dire. Plusieurs pays se mordent déjà les doigts d'avoir signé pareil traité de
libre-échange, qui, sous prétexte de protéger les investisseurs, permet aux
firmes privées d'attaquer les pouvoirs publics, et au droit privé de primer sur
le droit national.
En avez-vous entendu
parlé ?
Le 14 juin 2013, les gouvernements de l’Union européenne,
ont demandé à la Commission européenne de négocier avec les Etats-Unis la
création d’un grand marché transatlantique, à savoir confier aux firmes privées
la possibilité de décider des normes sociales, sanitaires, alimentaires,
environnementales, culturelles et techniques. Si cet accord est adopté, cela s’appliquera non seulement aux
Etats de l’UE, donc en France, aux Régions, Départements et communes. Et il en
sera de même dans les 28 états de l ‘Union Européenne
Ce traité dont Culbuto (entre deux petits fours) a récemment
dit devant Obama qu'il souhaitait sa ratification : « Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y
aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations. » Du moment qu’il
a obtenu son exception culturelle pour ses amis artistes, peu importe que le
reste soit passé au karcher : agriculture, environnement, énergie,
aéronautique, automobile, services, contrats publics, normes, etc. Ça va
saigner!
Les tractations piétinent
(l’Allemagne et le Danemark freinent, heureusement) concernant surtout le règlement
des différends qui a été repoussé après les élections européennes. Mieux vaut
tenir la populace à l'écart : elle serait capable de comprendre que c'est dans
ses poches que les multinationales vont se servir ...
Que va inventer
Hollande pour éviter le sujet ?
Alors qu’il y a quelques mois le gouvernement socialiste n’était
pas très chaud sur cet accord, Hollande est revenu de sa visite conquis et même
pressé de signer. Il serait bon que les partis politiques soient questionnés
sur ce problème. On pourrait presque comprendre le PS et l’UMP, pro-américains
depuis toujours, mais comment accepter le silence du Front national et du Front
de gauche qui n’abordent pas le sujet. Il faut réveiller les candidats à l’élection
européenne, car sitôt élus, on va leur coller sous le nez cet accord à
approuver sans qu’ils en connaissent les conséquences réelles. Mais c’est ce
que cherche Culbuto, obéir à son nouvel ami Obama et il va bien nous trouver
quelques fausses affaires (du genre des écoutes) pour que le bon peuple ne se
pose aucune question.
Quels sont les risques ?
On se souvient que Sarkozy en interdisant la fracturation
hydraulique pour extraire les gaz de schiste par la loi de juillet 2011, a
rendu caducs les permis de forer en
France pour Total et le pétrolier texan Schuepbach. Ce dernier avait attaqué en
justice, mais le Conseil constitutionnel l'avait envoyé bouler. Avec le nouvel
accord, non seulement il va retrouver son autorisation, mais il pourra aussi
réclamer des indemnités à la France. Le contribuable devra sortir la monnaie.
En Uruguay, le Président, un ancien cancérologue, avait mené une vigoureuse
campagne anti-tabac. Philip Morris, s’estimant bafoué, réclame à l'état uruguayen
une indemnité de 2 milliards de dollars. Le Cirdi rendra son jugement l'an
prochain. Le Canada a reçu 30 demandes d’indemnisation et a perdu 30 fois face
aux entreprises américaines.
Comme pour l'interdiction de la fracturation hydraulique,
les états ne pourront plus légiférer librement. Les multinationales sont extrèment
puissantes (Si Shell était un état, son PIB le placerait au 26ème
rang) et elles n’hésiteront pas à utiliser des procédures pour contester des
politiques d'intérêt public.
Nous serons avalés tout crus, avec la complaisance de nos
gouvernements faibles et vendus. Quand on se rappelle la dernière visite rampante
de Culbuto à Washington, ce n’est pas lui qui va nous défendre. Comment a-t-on
pu en arriver là ?
Les américains vont
se requinquer
Washington tente de satisfaire le gros appétit de ses industriels
pour le marché européen mais ne lache rien sur les mesures protectionnistes
induites par le célèbre « Buy American Act » (législation obligeant à acheter
américain).
Les américains ont trouvé là le moyen de se réindustraliser
à bon compte, l'EU étant le marché tout trouvé pour leur production. C’est un
remake du « plan Marshall » que les Européens payèrent largement et
qui permit aux Etats-Unis d'établir leur puissance. Alors que leur économie va
mal, ils ont trouvé en Europe avec cet accord et en Asie (avec l’accord trans-pacifique,
que la Chine a refusé) un marche-pied tout trouvé pour qu'ils se refassent...
pour 20-30 ans!
Ne vous faites pas d’illusion, les Américains ne partageront
pas, comme semblent le croire Hollande et les dirigeants européens. Ces
derniers veulent nous faire passer la pilule en prétextant des créations d’emplois
et une hausse du PIB. L'Histoire démontre qu'ils n'ont jamais partagé. Pourquoi
changeraient-ils ?
A Chypre, un fonds de placement référencé en Grèce, Marfin
Investment Group, impliqué dans une série de prêts douteux, réclame à Chypre
823 millions d’euros en compensation d’investissements perdus, suite à la nationalisation
de la Laiki Bank, qui figurait dans l’accord de restructuration de la dette
passé avec l’Union européenne.
En Espagne, 22 entreprises, pour la plupart des fonds
d’investissements, poursuivent le gouvernement devant des tribunaux
internationaux pour des suppressions de subventions aux énergies renouvelables.
Seuls les investisseurs étrangers ont la possibilité d’ attaquer en justice. Si
ces entreprises gagnent, ce seront les citoyens espagnols, déjà largement
affectés par la crise, qui paieront pour enrichir ces fonds d’investissements.
Les pays européens ont été épargnés par ces réclamations d’investisseurs
qui touchaient plutôt les pays en développement. Avec l’acceptation de
Bruxelles de ratifier l’AMI, les entreprises et avocats spécialistes de
l’investissement se sont tournés vers de possibles opportunités de profits en
Europe.
et ce n’ est qu’ un
début …!
Il y a certainement d’autres
choses cachées
Une fuite récente sur le texte de l’accord transatlantique nous
révèle que des nouvelles dispositions limiteraient le pouvoir des gouvernements
en matière de service public, de transports, de santé ou d'éducation.
Mais on apprend aussi que le traité modifierait les droits
d'auteur pour tous les contenus émanant des grosses sociétés qui seraient
garantis pour une durée surprenante de 120 ans. Il permettrait également de
transformer les fournisseurs d'accès internet en Big Brother avec un véritable
pouvoir policier capable de contrôler l'activité des utilisateurs, de supprimer
du contenu (Il va falloir écrire des blogs
culinaires pour ne pas subir la censure!) et de priver les utilisateurs de
l'accès à internet. Il autoriserait aussi Big Pharma à continuer à exercer son
monopole sur les tarifs des brevets, ce qui permettrait de bloquer la vente de
médicaments génériques moins chers. Les taxes sur les transactions financières seraient
interdites.
Que ce soient les conflits aéronautiques Boeing-Airbus, les
conflits sur les OGM ou ceux qui concernent les traitements de la viande de
bœuf et de la volaille par exemple, ce
sera à nous contribuables de payer.
La dictature des multinationales est quasi en place, il sera
bientôt trop tard
A moins que vous ne préfériez manger du veau aux hormones
américain, des OGM, regarder les séries TV insipides et que la disparition de
toutes les règles sanitaires qui défendent notre agriculture, notre qualité et
notre art de vivre, pour n’être plus qu’une zone de sous-traitance de
l’industrie américaine, vous indiffère complètement.
Les négociations Europe-US sur le libre-échange vont-elles continuer
à être menées en secret ? A vous de réagir avant qu’il ne soit trop tard.
Et cela tout est rendu possible parce les français ont élu l’homme
de la situation., une carpette qui manque d’autorité. Obama a trouvé son
meilleur allié. On comprend pourquoi le Bilderberg à choisi le 21 avril 2012
que ce serait Hollande le président.
Encadré :
Besançon demande l’arrêt de la négociation
Une municipalité qui a
compris les dangers pour les communes du grand marché transatlantique voulu par le gouvernement français demande l’arrêt
des négociations.
Le maire de Besançon vient
de publier un arrêté municipal déclarant que si ce traité était signé, il serait
très compliqué d’imposer du 100% de nourriture bio et locale dans les
restaurants scolaires et de défendre une régie municipale pour la distribution
d’eau et la production d’énergie car ces biens seraient privatisables. Toute municipalité s’y opposant pourrait être
accusée d’entrave à la liberté de commerce.
Les élus de la ville
de Besançon demandent au Président de la République et au Président de la
Commission Européenne :
·
La
diffusion publique immédiate de l’ensemble des textes relatifs aux négociations
du TTIP qui représentent une attaque sans précédent contre la démocratie.
·
L’ouverture
d’un débat national sur l’ensemble des accords de libre-échange impliquant la
pleine participation des collectivités territoriales, des organisations
syndicales et associatives, des organisations socioprofessionnelles et des
populations.
·
L’arrêt
des négociations sur le Partenariat transatlantique de commerce et
d’investissement (TTIP) dit Grand Marché Transatlantique tant que la
représentation nationale n’aura pas approuvé cet accord. »
Y aura t-il d’autres
collectivités pour dire à Hollande qu’il outrepasse ses droits ?A l’avenir, les gamins auront le choix entre un hamburger coca ou un cheeseburger coca, c’est comme cela que l’école va les initier à la liberté du commerce dès leur plus jeune âge.
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