Je me souviens dans les années 80, Bernard Tapie avait rendez-vous avec les téléspectateurs une fois par mois à 20h30 pour une émission qui mélangeait les variétés et la création d’entreprise par les jeunes (C’était avant les start’up). Cette émission était intelligente, pas comme.... aujourd’hui. Tapie était alors un type qui avait la pêche et qui avait donné de l’espoir aux français, la preuve, de nombreux « petits porteurs » misèrent quelques années plus tard en achetant des actions Adidas. Aujourd’hui, ces mêmes personnes sont toujours derrière Tapie, dans la procédure contre le Crédit Lyonnais. Le malheur de Tapie, c’est qu’il réussissait partout, son émission cartonnait, il relevait des affaires en quasi faillite et quand il s’est lancé en politique, il gagnait encore, et le public l’aimait. Mais cela a fait beaucoup de jaloux. Les hommes politiques n’aiment pas les « amateurs » qui réussissent, n’est-ce pas Bernard? n’est-ce pas Coluche? n’est-ce pas Bepe Grillo ?
Le feuilleton judiciaire continue, après le juge Estoup, l’avocat Lantourme du clan Tapie et Stéphane Richard (Anc. directeur de cabinet de Christine Lagarde) ont tous été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée ». Christine Lagarde, ancienne ministre des finances a été interrogée au cours d’une garde à vue de 48 heures à l’issue de laquelle elle se retrouve comme « témoin assistée ». Ce fut le tour dernièrement de Bernard Tapie, dont la durée de la garde à vue fut prolongée pendant 96 heures, il vient lui aussi d’ être mis en examen pour le même motif. Nicolas Sarkozy n’est pas impliqué pour l’instant dans cette affaire, si ce n’est pas certains médias.
Un des
protagonistes pourtant se fait tout petit, c’est Jean Denis Bredin, juge
désigné par le CDR (Consortium de Réalisation, organisme mis en place par
l’état pour gérer les actifs pourris du Crédit Lyonnais). Celui-ci a affirmé ne
pas avoir connu le juge Estoup avant l’arbitrage, alors qu’il est plutôt copain
avec lui (Il a préfacé en 1989 le livre de ce dernier). Il était aussi un des
dirigeants du Parti Radical de Gauche, allié historique du PS, au moment ou
Bernard Tapie en était un des élus. Difficile de croire qu’il ne l’a jamais
rencontré.
Le troisième
juge Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel jusqu'en 2007,
n’est pas inquiété car il aurait indiqué que c’était son 1er arbitrage et qu’il
s’était contenté de valider l’accord qu’avaient bati les deux autres juges. Il
semblerait, mais cela est à mettre au conditionnel, tant il y a de fausses
annonces dans cette affaire que Pierre Estoup, quatre ans avant l’arbitrage,
aurait tenté de convaincre le président d’une association de petits
actionnaires d’apporter son soutien à Bernard Tapie. Pour l’instant, les seuls
soupçons avancés concernent Me Lantourne, qui aurait désigné Estoup (mais
est-ce aussi pour le compte de Tapie à chaque fois ? on ne le sait pas) et la
dédicace de son livre « Librement » trouvée lors d’une perquisition au domicile
du juge. Certains disent que Bernard Tapie lui a écrit la dédicace lors d’une
présentation du livre au public, d’autres qu’il l’a reçu par la poste.
Qui a
demandé l’arbitrage ?
Depuis que
cette affaire est revenue sur le devant de la scène, on nous répéte que Nicolas
Sarkozy a imposé la solution de l’arbitrage suite aux demandes pressantes de
Bernard Tapie (sous entendu NS le remercierait ainsi pour son soutien lors de
la campagne de 2007). En réalité, les deux parties, le CDR et Bernard Tapie
sont dans une impasse. Le 9 octobre 2006, La cour de cassation saisie par le
CDR, vient de casser l’arrêt de la cour d'appel (ce n'est pas le C.L mais la
SdBO, sa filiale, qui est signataire du mandat de vente d'Adidas). Tout est à
recommencer pour Bernard Tapie, il doit retourner devant la cour d'appel, puis
éventuellement à nouveau devant la Cour de cassation, soit 4 à 7 ans de délai
supplémentaire . Mais un grand risque existe aussi pour le CDR si B.T demande
demande l’annulation de la vente Adidas. Dans ce cas le préjudice couramment
estimé est la valeur de la société au jour du jugement, et là ce sera plusieurs
milliards d'euros de risque maximum de nouveau à la charge du contribuable.
La procédure
judiciaire durait depuis 8 ans et était au point mort quand la cour d'Appel de
Paris du 30 septembre 2005 favorisa l'arbitrage. La justice avait condamné le
Crédit Lyonnais à plusieurs reprises et avait mise en avant les fautes commises
par les banquiers dans la façon de gérer le mandat donné par Bernard Tapie au
Crédit Lyonnais pour la vente d’Adidas. La banque avait aussi de nombreux
autres problèmes à régler comme l'affaire Executive Life (Voir L’affaire
Executive Life).
Nicolas
Sarkozy, de son coté a donc hâte de clore ce dossier qui empoisonne l’état et
que plusieurs ministres ont tenté auparavant de résoudre. Il ne s’oppose donc
pas à la demande d’arbitrage privé (voir Qu’est-ce que l’arbitrage privé ?)
que lui soumet le CDR. Il donne son aval et charge Christine Lagarde d’initier
le processus.
Bernard
Tapie entre en politique
Faisons un
retour en arriére pour bien comprendre l’affaire : En juillet 1990, le groupe
Bernard Tapie se porte acquéreur de la société Adidas avec l’aide de
financements auprès de banques européennes et en particulier la SDBO, filiale
du Crédit lyonnais et dont le groupe B.T est client depuis de nombreuses
années. Lors de cette acquisition AGF, UAP et le Crédit lyonnais en profitent
également pour rentrer au capital d’Adidas.Fin 1992, Pierre Beregovoy,
fraichement nommé en remplacement d’Edith Cresson, constitue un gouvernement et
appelle Bernard Tapie comme ministre de la ville (A la fin du premier conseil
des ministres du gouvernement Bérégovoy, Bernard Kouchner laissa un mot à
Bernard Tapie : « Tu avais quelques ennemis, quelques amis, et quelques
ministres indifférents à ton égard au sein de ce gouvernement. Sache qu’il ne
te reste maintenant que des ennemis à part Béré et moi. ». Francois
Mitterand lui demande de vendre toutes ses sociétés (voir Bernard Tapie a sauvé
des milliers d’emplois) afin d’éviter tout conflit d'intérêt.Pour vendre
Adidas, son fleuron, B.T signe un mandat de vente au Crédit Lyonnais pour un
prix minimum de 2,085 milliards de francs. Un mémorandum est ratifié également
pour la vente de ses autres entreprises,
Le Crédit
Lyonnais, à la fois le mandataire, acheteur et vendeur d’Adidas
La banque
s’aperçoit qu’Adidas peut être vendu à un prix plus élevé que celui fixé par
Bernard Tapie.Le Crédit Lyonnais a donc un plan : Acheter Adidas, au prix
minimum demandé par Bernard Tapie, et revendre la société au prix fort
anonymement en se servant de sociétés offshore de la banque. Ce stratège est
dévoilé dans une note interne saisie lors d’une perquisition pour une autre
affaire par la Juge Eva Joly au siège du Crédit lyonnais. Cette note écrite,
datée d’octobre 92 a été faite deux mois avant la signature du mémorandum et du
mandat de vente.
Le C.L a
toutefois prévu une clause sur les contrats permettant d’éviter tous recours au
cas ou B.T venait à découvrir que la vente n'est pas régulière. Encore plus
fort, les garanties sont telles qu’en signant le mémorandum B.T offre, sans le
savoir, Adidas au C.L sur un plateau.
Le 15
février 1993, Adidas est vendu pour 2,085 milliards de francs (318 millions
d'euros), par l'intermédiaire du Crédit lyonnais à un groupe d'investisseurs
menés par Robert Louis-Dreyfus. Le prix de vente étant celui fixé au mandat,
Bernard Tapie, ne conteste pas. Le mémorandum avait prévu que B.T gardait son
groupe et qu’il était prévu le changement d’activité de groupe industriel en
établissement financier. Dans les années 80, Bernard Tapie était très apprécié
et de nombreux petits épargnants ont acheté des actions BT Finance. Difficile
dans ces conditions pour le Crédit lyonnais de parvenir à racheter tous les
titres.
Le Crédit
Lyonnais met en faillite le groupe Bernard Tapie
La banque va
donc changer de plan : Mettre en faillite B.T Finance permet au C.L, 1er
créancier du groupe, de récupérer tous les actifs des sociétés Tapie. sans
attendre la sortie de Bourse. Pour cela, la banque doit rompre avec B.T et elle
guette donc une faute qui interviendra le 25 mars 1994. Bernard Tapie est
caution personnelle pour les dettes de ses sociétés. Une expertise de ses
biens, notamment de ses meubles, est prévu dans le mémorandum. Elle doit être
faite une fois par an avant la date anniversaire, soit le 24 mars 1994. Le
lendemain, 25 mars 1994, le document n’ayant pas été fourni par B.T, le Crédit
lyonnais lui signifie, par huissier, la rupture unilatérale du mémorandum. Pensant
à un simple excès de zèle de la part d'un employé de la banque , Bernard Tapie
fait réaliser l'expertise et l’adresse deux jours après au Crédit Lyonnais.
Il joint la
direction peu de jours après et on lui annonce que le mémorandum est annulé et
que l’on revient aux accords antérieurs. Le C.L exige de suite les
remboursements des dettes dont les échéances avaient été différées. La banque
refuse toute solution amiable et assigne BT Finance qui est mis immédiatement
en redressement judiciaire et en liquidation par le tribunal de commerce (ni
plan de sauvegarde, ni de plan de continuation ne seront mis en place pour
sauver les 5000 emplois) tandis que Bernard Tapie est aussi mis en faillite
personnelle.
B.T
découvrit par la suite que l’acheteur n’avait acquis qu’une partie des actifs
et que le contrat de vente prévoyait que les autres actions seraient vendues
dans les 24 mois pour 2,6 milliard de francs supplémentaires. Adidas a donc été
vendue par le Crédit Lyonnais pour 4,685 milliards de francs (714 millions
d’euros) et non 2,085 milliards de francs (318 millions d'euros), prix minimum
prévu au mandat.
L’heure des
récompenses
Le Président
du Tribunal de Commerce qui avait prononcé la liquidation judiciaire de BT
Finance a été nommé quelques mois plus tard, par l'État à la tête ......du CDR.
Les liens
des dirigeants du Crédit lyonnais avec les dirigeants du PS ne sont pas non
plus une coincidence avec le déroulement de cette affaire. Le président du
Crédit Lyonnais Jean-Yves Haberer (voir Avec le Crédit Lyonnais : Ayez
confiance) a été placé par les socialistes et lorsqu’il a été remercié en
94, il a été aussitot nommé président du Crédit National . Son successeur Jean
Peyrelevade est un ami proche de Michel Rocard et ennemi politique proclamé de
Bernard Tapie. De plus, les dirigeants du C.L ont sapé l'image de Bernard Tapie
en n'hésitant pas à désigner celui-ci comme l'un des principaux responsables
des pertes de la banque.
Le but était
double : protéger Le Crédit Lyonnais de ses agissements et se débarrasser en
même temps d’un homme politique qui ne machait pas ses mots et qui faisait de
l’ombre au PS. La faillite rendait inéligible Bernard Tapie pour sept ans.
Beau tour de
passe-passe des dirigeants du Lyonnais....
Comme l’on
dit en ce moment, cela s'appelle: "une escroquerie en bande
organisée".....
François
Hollande a des comptes à régler
François
Hollande l’a promis, il est pour la justice, mais celle qui intéresse les
français portent les noms de fiscale et sociale. Ils n’en n’ont rien à faire
des querelles stériles avec son prédécesseur (Les sondages sont au beau fixe
pour Sarkozy et la tendance du président est plutot à la baisse qu’à la
hausse). Depuis son retour aux affaires, le pouvoir socialiste, avec sa
communication, met en avant et entretient les affaires concernant de près ou de
loin l’ancien locataire de l’Elysée. Cela permet aussi de minimiser et de
passer à la trappe celles concernant la gauche. L’exemple des sondages de
l’Elysée en est un cas d’école en regard de l’affaire Guérini à Marseille. Quel
est le plus grave ? Que Sarkozy soit accusé de ne pas avoir fait d’appels
d’offres pour les sondages de l’Elysée ou bien que Guérini , mis en examem pour
« association de malfaiteurs », « corruption passive » et « détournement de
fonds publics », ait confondu l’argent public avec le sien (voir Les
affaires ne sont pas l’apanage de la droite). La presse a bien aidé au
retour de la gauche quand Nicolas Sarkozy a refusé le rétablissement de
l’abattement fiscal 30 % pour les journalistes supprimé par Juppé (Jospin a
rétabli un abattement limité à 7650 euros). Aujourd’hui, il semblerait que
l’ancien président paye aussi pour son projet de supprimer le « juge
d’instruction ».
Il faut que
l’état cesse de jouer au banquier
Après des
années d'acquisitions coûteuses menée de 1989 à 1992 par le président du Crédit
Lyonnais Jean-Yves Haberer, avec la bénédiction de l’état propriétaire, la
banque accuse une perte de 130 milliards de francs (soit 19,8 milliards
d'euros), loin des chiffres annoncés il y a 20 ans (15 milliards de francs).Le
gouvernement a annoncé, le jeudi 8 novembre 2012 dernier, mais c’est passé
assez inapercu, « l’extinction théorique » de la dette du CL et qu’une
nouvelle fois, le contribuable va devoir payer en 2014 pour les pertes de la
banque pour un montant de 4,5 milliards d’euros auxquelles s’ajoutent les 2,6
milliards d’euros de Dexia. Mais ce n’est pas fini, l'Etablissement public de
financement et de restructuration (EPFR), crée en 1997 pour apurer le passif du
Lyonnais, accuse lui aussi un passif de 4,48 milliards d'euros, selon le récent
rapport du vice-président de la commission des finances du Sénat, le socialiste
Jean-Claude Frecon.
Cette dette
correspond à un financement que l’EPFR a souscrit auprès du.......Crédit
Lyonnais pour combler le trou du ........ Crédit Lyonnais .
Le sénateur
note qu’officiellement, l'EPFR doit rembourser ce prêt avant la fin
2014. Problème : l'EPFR ne dispose plus de fonds ni d’actifs à vendre pour
payer. Il faudra bien encore une fois que "l'Etat" assume également
pour ce passif de 4,5 nouveaux milliards supplémentaires qui n’avait pas été
prévus. L’établissement n’a plus de ressources depuis 2011 et n’est pas sur le
point d’en recevoir car le projet de budget 2013 ne prévoit pas de fonds
publics pour l'EPFR. Pourquoi ne pas emprunter de nouveau au CL pour les
rembourser ! !
L’état avait
demandé au contribuable un premier paiement dans les années 90 d’environ 2
milliards d’euros. Avec les 4,5 milliards payable en 2014, ça ne fait pas
encore le compte. Est-ce vraiment fini ?
Que peut-il
se passer maintenant ?
L’affaire
Tapie / Crédit Lyonnais a déjà coûté près de 20 milliards d'euros à l'Etat. Vu
les malversations de la banque, il y a de sérieuses chances qu’un tribunal soit
favorable aux demandes de Bernard Tapie . Le tribunal pourrait condamner le
Crédit Lyonnais à payer à ce dernier le prix de vente d’Adidas apprécié au jour
du jugement, soit plusieurs milliards d’euros. Et si l’état et le CDR font
trainer de nouveau encore les choses, la France pourrait bien être condamnée
pour « procédure judiciaire abusivement longue » par la Cour de Justice
Européenne.
Mais si
cette condamnation aboutit, qui va régler la note? l’état (ou les
contribuables), Il est clair que la meilleure des choses serait que l’affaire s’arrête.
Pourquoi tant de haine ? La presse serait plus inspirée de s’intéresser au
véritable SCANDALE d 'ETAT que constitue le sauvetage du Lyonnais qui
aura coûté au total plus de 20 milliards d'euros aux contribuables.
Et les
petits porteurs, qui s’intéresse à eux ?
Il est clair
que Nicolas Sarkozy n’est pour rien dans cette affaire.De son coté, le
gouvernement et le PS n’ont rien à gagner. Le président, devrait avant de
demander pardon pour l’esclavage ou l’Algérie, faire un méa culpa pour ses
prédécesseurs.
Comme l’a
annoncé le président de la république : « je suis dans l’action, je pense à
l’avenir de la France dans 10 ans, pas à l’élection en 2017 »
Chiche,
jusqu’en 2017, fini les coup-bas, battez-vous à la loyale !
L’affaire
Executive Life
Executive
Life Insurance Company est la plus grosse compagnie d'assurance-vie de
Californie. En 1991 elle fait faillite à cause de mauvais investissements. A
cette époque, c'est la plus grosse faillite d'une compagnie d'assurance aux
USA.
L’État de
Californie qui avait pris le contrôle de la compagnie vend en novembre 1991 le
portefeuille de produits financiers toxiques à Altus Finance, filiale du Crédit
Lyonnais pour un montant de 3,25 milliards de dollars.
La loi
américaine interdit aux banques de posséder des compagnies d'assurance, alors
le Crédit Lyonnais organise un montage notamment avec la MAAF qui achète grâce
à un financement du CL et créé une société écran nommée Aurora National Life
Assurance Co. Suite à une dénonciation anonyme en juillet 1998, le California
Insurance Department, organisme de contrôle fédéral Department intente un
procès au Crédit Lyonnais et lui réclame deux milliards de dollars de dommages
et intérêts. La justice américaine considère que la mutuelle n'était qu'un
prête-nom et que le Crédit Lyonnais est le véritable propriétaire d'Executive
Life, et qu’il prend toutes les décisions. Aprés transaction en 2003, le Crédit
Lyonnais et ses partenaires acceptent de payer 771 millions de dollars pour les
faux rapports remis aux autorités de contrôles afin de cacher la réalité.
Qu’est-ce
que l’arbitrage privé ?
L'arbitrage
privé est une possibilté légale en France qui permet de recourir à un juge que
l'on aura choisi soi-même, sans passer par une juridiction comme le tribunal de
commerce. Les arbitrages sont la plupart du temps utilisés pour les litiges
commerciaux. Son avantage est la rapidité. Dans le cas Tapie/ Credit Lyonnais,
l’affaire durait depuis 8 ans et de renvoi en cassation, le Crédit Lyonnais
pratiquement condamné à chaque fois avait intérêt à rechercher cette
solution.Autre avantage, l'arbitrage est définitif car le principe est qu'il
n'y a pas d'appel possible. Dans l'affaire Tapie, sauf si cela a été
expressément prévu, Christine Lagarde ne pouvait pas faire appel (il n’y a
aucune jurisprudence validant une annulation d’arbitrage à ce jour).Enfin,
l'arbitrage permet de choisir soi-même son ou ses juges qui sont
obligatoirement d’un nombre impair. Chaque partie peut choisir qui elle veut

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