2 sept. 2013

Ces inventions qui dérangent


Au début des années 80, j’avais eu l’envie d’acheter une ferme à retaper dans une petite vallée des Alpes du sud, proche de Barcelonnette. Le fait qu’elle soit un peu à l’écart et l’ancienneté des batiments m’avaient conquis. Le batiment d’habitation était proche d’un torrent, ce qui me permettait d’avoir l’eau courante toute l’année et l’électricité que je pouvais produire grâce à l’installation d’un générateur fonctionnant grâce à la force de l’eau. Finalement, l’affaire est tombée à l’eau car je découvris à l’époque ce qu’était le monopole d’EDF. En effet, pour électrifier cette ferme, j’avais deux solutions, faire installer une ligne électrique qui me coûtait 150.000 francs, ou pour le même prix une mini centrale qui m’aurait procuré le courant gratuit, enfin c’est ce que je croyais. Pour en arriver là, il me fallait obtenir l’accord d’EDF. L’entreprise me fournit donc un projet de contrat qui m’autorisait à installer ma centrale avec la mise en place d’un compteur. Ce compteur leur servait à me facturer ma consommation (au tarif normal), bon prince, EDF me rachetait l’électricité que je consommais au quart de leur tarif. Dans cette affaire, j’étais le dindon.

C’est à partir de ce moment là que je suis devenu réfractaire à tous monopoles d’état. Dès que cela a été possible, je suis passé à la concurrence. C’est une particularité bien française, chez nous l’état est le plus gros commerçant et il s’arrange toujours pour être seul sur le marché (nationalisation des chemins de fer privés en 1937, du gaz, de l’électricité, du transport aérien, de la Banque de France, de 4 grandes banques, de 11 compagnies d’assurance, la télévision et la radio en 1945... et j’en passe !), même si l’europe essaye de changer les choses. Pour l’électricité, le train, le métro, l’essence ou l’autoroute, il n’y a pas d’autres choix que de payer le prix imposé faute de concurrence. En France, il faut éviter de chambouler l’ordre des choses. Si vous êtes un inventeur attention ! . Si vous avez créé des ciseaux spéciaux pour couper les poils du nez, pas de problème, mais surtout ne vous attaquez aux trusts ou même à l’état car au final vous n’aurez jamais le dernier mot (refus d’homologation, texte de loi interdisant votre produit ou autres tracasseries). Voici le cas de quelques inventions qui dérangent.

Le moteur à eau existe
le moteur à eau n’est pas un canular, comme le laissent entendre certains médias bien pensants. Malheureusement pour lui, il y a beaucoup d’intérets financiers en jeu et cela fait 40 ans que les politiques, aidés par les lobbies du pétrole, ont décidé de l’étouffer et de faire passer leurs inventeurs pour des gogols.

Au début des années 2000, Fabien Lecler avait convoqué la presse pour montrer son invention, un moteur fonctionnant avec de l’hydrogène fabriqué chimiquement à partir d’eau (voir photo). C’est ce que l’on appelle communément un « moteur à eau ». Il nous a fait une démonstration avec un groupe électrogène portable dont le réservoir d’essence avait été retiré et il y avait à coté un bac transparent permettant de fabriquer l’hydrogène avec de l’eau, de la poudre d’aluminium et de la soude caustique (hydroxyde de sodium). Fabien Lecler n’est qu’un inventeur et on était encore loin de l’industrialisation d’une voiture avec moteur à eau mais le système fonctionnait parfaitement. Fabien Lecler nous a alors expliqué que le système « dit sans réservoir d’hydrogène » pouvait avoir de nombreuses applications (Voitures , motos, centrales électriques, trains, bateaux, tracteurs agricoles, chauffage des maisons, groupes électrogènes, etc...). Ce système allait à l’encontre des moteurs à hydrogène ou à pile à combustible (avec réservoirs... d’hydrogène) que les constructeurs s’acharnent à créer.  Ces derniers savent bien que s’ils remplacent le carburant par de l’eau, les services de l’état bloqueront l’homologation de leurs véhicules. Effectivement le système de Fabien Lecler ne nécessite pas  la création d'un réseau de transport et de distribution de l'hydrogène (stations-services) et rend inutile la construction de nouvelles centrales nucléaires.

Si un jour le pétrole vient à disparaitre, les politiques feront vite le choix entre nous laisser rouler à l’eau ou bien que nous conduisions des bombes roulantes. Que voulez-vous, on ne dit pas adieu comme ça à une rentrée fiscale de 32 milliards d’euros par an. Et puis Total tient à son fonds de commerce.
Si, en plus de faire le plein de la voiture au robinet de la cuisine, les français se mettent aussi à chauffer leur maison et à fabriquer leur électricité, où va t’on ?
Fabien Lecler a bien essayé de vendre son brevet à l’état français et à d’autres états étrangers (Canada, Sénégal, ...), mais il a vite compris qu’aucun ne s’intéressait à son invention. Aujourd’hui, il récidive : il veut retravailler l’invention du générateur électrique de Tesla (voir plus loin). Son brevet du moteur à eau est aujourd’hui tombé dans le domaine public, mais il n’intéresse que des gens comme vous et moi qui aimeraient bien supprimer le budget carburant. (voir encadré : Quel est le vrai prix des carburants ?)

Ces petits bricoleurs qui gènent l’état
Léonce Rudelle 70 ans, un inventeur dans le domaine des énergies renouvelables (détenteur du brevet du moteur qui se recharge dans les descentes et du radar installé dans les chars de l’US Army) a été réduit au silence. On ne sait pas qui a déclenché cette procédure. On sait juste qu'un médecin mandaté par le tribunal d'Albi est venu lui rendre visite au mois de mars dernier. En 45 minutes, il l'a jugé incapable de gérer ses intérêts. À partir de là, tout s'est enchaîné : le juge après une audition de 15 minutes l'a placé sous curatelle renforcée. Ces comptes sont aujourd'hui bloqués.L'Union départementale des associations familiales (Udaf) a été désignée comme curateur pour une période fixée à 5 ans.

Jacques Bristiel (Trois fois médaillés d'or du prestigieux concours Louis-Lépine) sort lui aussi un moteur qui fonctionne à l’eau. A chacune de ses inventions l'INPI le met au secret un certain temps avec interdiction d'exploiter et de divulguer ses projets. Pourtant son système est un peu plus classique car il utilise pour son moteur à eau deux réservoirs, dont un contient 60 % d'eau tombée du ciel et l'autre 40 % de carburant. Testé sur un tracteur agricole, il réussit à développer jusqu'à 500 CV. « Idéal pour améliorer le rendement des moteurs thermiques et réduire la consommation de carburant de 60 %. », dit-il.

Les Gouvernements ne veulent pas des énergies gratuites
L’automobile est rentable, elle rapporte à l’état 52 milliards d’euros par an (24 milliards de TICPE + 8 milliards de TVA sur les carburants + 20 milliards de TVA sur les ventes de voitures, et sans compter les amendes) et elle ne coûte que 16 milliards (pour l'investissement, l'exploitation, les grosses réparations et... le fonctionnement de la police, les dépenses de l'État et des collectivités territoriales). Alors si en plus des petits rigolos viennent faire des inventions qui lui casse le travail et ne rapportent rien, heureusement la presse est là pour faire passer ces inventeurs pour des simples d’esprit.

Les recettes 2013 de l’État, s’élèvent à 298,6 milliards d’euros (Mds€) (soit 95,5% des recettes nettes de l’État). La plus importante est la TVA (141,2 Mds€), l’impôt sur le revenu (71,9 Mds€), l’impôt sur les sociétés (53,5 Mds€) et ensuite les taxes automobiles et carburant (52 Mds€).
Aux Etats-Unis, le poids des taxes est le plus faible puisqu’il ne représente que 17 % environ du prix du gazole et 15 % de celui du SSP 95. Au Japon, il est d’environ 40% et en France la moyenne s’établit à 60 % environ. (voir encadré Quel est le vrai prix des carburants)

Vous l’avez compris, pour que la population pollue moins, Hollande et les verts préfèrent créer des taxes écologiques.

La solution des constructeurs, c’est « l’usine à gaz »
Les constructeurs ne font aucune recherche, en tout cas avouée, sur le moteur à eau. Pour l’instant, c’est la voiture électrique ou à hydrogène qui les intéresse. Pourtant le public boude les nouvelles motorisations (sur 1.898.000 voitures neuves vendues en 2012, il y a eu 212 GPL, 0 GNV, 629 hybrides et 311 électriques, autrement dit une misère). Si la voiture à eau existait, il y a fort à parier qu’elle ferait un carton.

Aujourd’hui quelques constructeurs travaillent sur les voitures à hydrogène, ce sont BMW, Fiat, Honda, Ford, Mazda et Mercedes (voir encadré). Ces véhicules sont équipés de réservoirs d’hydrogène sous forme liquide à -253 °C (obligation de compresser l’hydrogène car 5 à 7 kilos sont nécessaires pour assurer une autonomie supérieure à 500 km, car non compréssé 1 kg d'hydrogène représente un volume de 12 m3.). Son injection dans le moteur nécessite de le réchauffer entre le réservoir et le moteur.
Qui c’est les plus forts, c’est Renault !
Renault a effectué des progrès spectaculaires. Leur système c’est la mise en place dans la voiture d’un réformeur qui fabrique l’hydrogène nécessaire pour faire rouler le véhicule (chouette ! ). Intéressant non, et avec quoi fabrique t-il cet hydrogène, je vous le donne en mille, Emile ? eh bien avec de l’essence, et oui, il faut continuer à faire le plein à la station. En plus, c'est une usine à gaz car le reformage s'effectuant à haute température, vous serez obligé d’attendre plusieurs minutes  avant de mettre en route le moteur et pour cela, il est nécessaire d’avoir une bonne batterie car il consomme beaucoup d'énergie au démarrage.

Et les économies dans tout ça, le carburant hydrogène est jusqu'à 100 % plus cher que les carburants traditionnels, et le coût actuel des piles à combustible est de l'ordre de 3.000 € par kW, contre 30 à 50 € par kW pour les motorisations conventionnelles.

Et voici l’avenir promis par nos gouvernants
L'hydrogène n’est pas un produit existant dans la nature, même s’il est présent dans l'eau, il faut le fabriquer. Sa production provoque le rejet des gaz à effet de serre et est dépendante des hydrocarbures ou de l’électricité. Il n'est pas certain que le procédé soit vraiment rentable. Aujourd’hui 96 % de l'hydrogène est produit à partir d'énergie fossile, dont 48 % à partir du gaz naturel, 30 % des hydrocarbures liquides, 18 % du charbon. 4 % seulement est produit à partir de l'électricité. Si l’on généralise l’hydrogène pour les transports et l'automobile, cela nécessiterait une véritable révolution pour la filière.

L’hydrogène que l’on nous promet viendra remplacer les hydrocarbures lorsqu’ils se seront raréfiés donc l’unique  solution pour le fabriquer sera l’électricité. Pour alimenter en hydrogène le parc automobile français il faudra multiplier par 2 voire par 4 le nombre de centrales nucléaires ( de plus, l’électrolyse est cinq fois plus coûteuse 5 €/kg que les autres systèmes ).
Aux États-Unis, le Gouvernement étudie actuellement le projet d'une centrale nucléaire de nouvelle génération permettant la production industrielle d'hydrogène. Cette centrale serait installée dans l'Idaho et nécessiterait un investissement supérieur à 1,5 milliard de dollars pour un début de production à l'horizon 2020.
Aujourd’hui, 208 stations à hydrogène sont opérationnelles dans le monde, l’Allemagne en compte 33 tandis que la France n’en possède que ...trois. Dans son plan « pour des carburants plus propres » (mais plus explosifs !) l’Union Européenne réclame l’implantation de stations hydrogène, d’ici 2020, tous les 300 km.

L’avenir c’est le moteur à eau
Les voitures électriques ne décollent pas, les voitures à hydrogène font peur (comme les GPL), alors il reste une solution, c’est la voiture à eau. La solution va peut-être venir du Japon.
Genepax, une société japonaise, vient de dévoiler  le Water Energy System (WES). Cette voiture fabrique son hydrogène qui alimente des batteries et roule grâce à un moteur électrique. Le seul plein à faire pour rouler est le plein d’eau. Les japonais, toujours très inventifs, veulent sortir une voiture fonctionnant uniquement à l'eau et attendent un accord avec les grandes marques automobiles pour commercialiser leur véhicule (ça c’est moins sûr!). Avec 1 litre d'eau (n'importe quelle eau) le moteur fonctionne 1 heure à 80 km/h, vous pouvez rajouter de l'eau à tout moment et le moteur peut fonctionner en continue tant qu'il y a de l'eau. Cette société a fermé son site internet car elle subit actuellement des cyber-attaques.

Mais il se pourrait qu’il y  ait mieux que le moteur à eau : l’énergie libre

Qui est Nikola Tesla, inventeur de l’énergie libre ?
Nikola Tesla né en 1856 en Croatie, il émigra à New York en 1884. Se battant pour ses idées, ses différences de vues avec Einstein furent l’objet de vifs débats entre eux. Après avoir été boudé pendant des décennies, le génial Nikola Tesla revient en force dans la quête de l’Energie Libre.

Rappelons qu’il est l’inventeur du moteur asynchrone, qu’il a introduit l'utilisation du courant alternatif, mono et multiphasé, et inventé la célèbre bobine à induction qui porte son nom. Vers 1890 Nikola Tesla découvrit que l’énergie électrique pouvait circuler autour de la terre dans une zone atmosphérique comprise entre la surface de la planète et l’ionosphère, à environ 80 km d’altitude. Les financements lui furent retirés sous la pression des distributeurs d’électricité ainsi que le retrait progressif du nom de Tesla des livres d’histoire. En 1895, il était un génie. En 1917, il n’était plus rien.
L’idée maîtresse de Tesla était que la Terre, avec son atmosphère formait un immense condensateur dans lequel il suffisait de puiser. Pour bien le prouver, Tesla alluma 200 lampes (10.000 watts en tout) à 40 km de distance de la source d'électricité, sans fils de connexion. Il a laissé 135.000 pages de documents qui sont loin d’être toutes exploitées. La légende s’empare de lui aujourd’hui car sa vision du futur semble la bonne. On peut affirmer que Tesla a été le plus grand génie inventif du vingtième siècle, peut- être le plus grand depuis Léonard de Vinci.
Il déposa 700 brevets dont celui qui nous intéresse le générateur électrique Tesla qui produit de l’électricité à l’infini sans aucun carburant.

Le générateur électrique de Tesla
Le système le plus prometteur semble être le générateur de Nikola Tesla car il peut produire une grande quantité d'électricité sans pollution. Le procédé est un moteur qui tire son énergie par des aimants permanents (dont les pôles sont mis en opposition dans un rotor). Ces moteurs tournent par eux-mêmes sans aucune énergie extérieure, couplés  à un générateur, ils produisent de l’électricité. On peut utiliser ce système pour équiper une voiture, électrifier son domicile, etc...

Les plans des moteurs à aimants permanents sans électricité existent depuis longtemps, mais de nombreux  inventeurs se sont, soit fait assassiner ou mystérieusement disparus, soit dirigés vers d'autres recherches. Aujourd'hui chacun peut les fabriquer, il vous suffit d'obtenir les plans et de le faire. Mais cela restera du bricolage!
Reste à développer ce moteur à énergie gratuite au stade industriel, et là, c’est une autre paire de manche. Le système ne génère pas assez de fric pour les lobbies et les états.
Au Japon, le moteur Minato, fonctionnant à l’énergie libre, est aujourd’hui en production. Minato en aurait vendu 40.000 exemplaires. Le moteur de Minato utilise la répulsion et non à l’attraction comme source d’énergie. D’après l’inventeur, Il subit très peu de pertes, ne chauffe pratiquement pas et a un rendement de 330 %, très largement supérieur aux moteurs conventionnels. C’est l’apparition des aimants plus puissants, dans les années 1980, notamment au néodyme qui permet aujourd’hui de rendre la chose possible.

Une autre invention va certainement bouleverser également la donne.  La voiture électrique est trés peu prisée pour son autonomie limitée et pour les temps de recharge particulièrement longs. Tout dernièrement, des chercheurs de l’Université de Californie ont fait une retentissante découverte… passée plutôt inaperçue. En faisant des études sur le graphène, une variété de carbone, ils lui ont découvert des propriétés qui pourraient tout simplement révolutionner les batteries !
En cherchant un moyen de produire du graphène de façon industrielle, les équipes de équipes de l’Université de Californie ont découvert, totalement par hasard, que des batteries au graphène était capables de stocker de l’énergie électrique trés rapidement (les batteries se rechargent en quelques minutes). Dans le cas de la voiture « Tesla » même plus besoin de s’arrêter pour recharger les batteries. Les arrêts ne seront que pour le bonhomme.
Les batteries actuelles, qu’elles soient au nickel ou au lithium, contiennent des matériaux rares, coûteux et polluants. Avec les batteries au graphène, constituées de carbone, élément présent dans la nature, le prix de revient sera nettement moins cher.

Donc résumons avec votre voiture (générateur Tesla + batteries au graphène + moteur électrique), vous supprimez le budget carburant, le prix de la voiture n’est pas excessif (car sur les modèles électriques actuels ce sont les batteries qui grèvent le prix) et vous bénéficiez de beaucoup d’autres avantages.

·         absence de pollution et d'émission locale de gaz à effet de serre,

·         silence de fonctionnement,

·         rendement énergétique élevé du moteur électrique (x 2 ou x 3 celui du moteur thermique),

·         fiabilité mécanique du moteur électrique,

·         indépendance vis-à-vis du pétrole.

Et surtout plus de passages à la pompe et finies les taxes.

En France, il est formellement interdit de fabriquer son propre moteur et de le mettre dans sa voiture. Il faut passer « votre voiture aux mines » et l’homologation est un tel casse-tête que les gens préfèrent tricher et ne rien dire. Nos dirigeants poussent les industriels vers l’hydrogène pour les voitures avec un réservoir sous vos fesses (même Airbus travaille sur un avion à deux étages, le second au dessus de vos têtes c’est la bombe, pardon... le réservoir à hydrogène). Ils ont perdu la mémoire, il me semble pourtant que l’hildenburg (en 1937) et la navette Challenger (en 1986) ont bien explosé, non !

Mercedes est le 1er grand constructeur  à faire un 1er pas vers la voiture à eau.
Le Mercedes Ener-G-Force qui a été présenté au Salon de Los Angeles en 2012, carbure à l'eau et à l’électricité. Mercedes a pourvu ce véhicule de quatre moteurs électriques, situés dans chacune des roues. Une solution idéale sur un 4x4 car elle permet de piloter indépendamment la traction de chaque roue. Pour alimenter ces moteurs, le courant est issu d’une pile à combustible mais le véhicule ne dispose pas de réservoir à hydrogène. Celui-ci est directement fabriqué dans la voiture à partir d'une électrolyse de l’eau contenue dans un réservoir. La voiture fonctionne donc à l’eau...et ne rejette que de l’eau. Mais dans ce schéma, une source d’électricité importante est évidemment nécessaire pour assurer l’électrolyse de l’eau. Deux packs de batterie interchangeables, situés dans les jupes latérales de la voiture, assurent ce rôle. Reste à voir si le bilan énergétique d’un tel dispositif est effectivement intéressant. Mercedes affirme qu’il est ainsi possible de parcourir 800 km avec « un plein » d’eau et d’électricité.

Pendant ce temps les constructeurs français carburent au « mazout » qui représente plus de 70% des ventes chaque année. La France est au ralenti, ses constructeurs misent sur l’Electrique, le GPL et le GNV (gaz de ville).

Quel est le vrai prix des carburants ?
Total paie le litre de brut près de 60 centimes d’euros alors que les vénézueliens payent à la pompe le litre de super à 1,7 centimes d’€, les iraniens 7 centimes d’€/L et les saoudiens 12 centimes d’€/L. Pourtant il me semble que Total n’achète pas le pétrole mais possède de nombreux gisements. Je vois mal ces pays producteurs vendre le carburant en dessous du coût de revient. Le vénézuelien paye le litre à la pompe 118 fois moins que le français.

 

De 2011 à 2012
 
  • le prix du litre de brut est passé de 0,503€ à 0,588€ soit + 17%
  • le prix du raffinage d’un litre de brut est passé de 0,034€ à 0,091€ soit + 267% pour l’essence
  • le prix du raffinage d’un litre de brut est passé de 0,081€ à 0,108€ soit + 33% pour le gazole
  • le prix de la distribution d’un litre d’essence est passé de 0,105€ à 0,087€ soit - 20%
  • le prix du raffinage d’un litre de gazole est passé de 0,095€ à 0,085€ soit - 11%  
  • la part de la TICPE sur un litre d’essence est passé de 0,612€ à 0,607€ soit – 0,8%
  • la part de la TICPE sur un litre de gazole est passé de 0,438€ à 0,428€ soit – 2,3%
  • la TVA sur la TICPE sur un litre d’essence est resté le même :  0,120€  
  •  la TVA sur la TICPE sur un litre de gazole est resté le même :  0,086€  
  •  la part de TVA sur un litre d’essence est passé de 0,126€ à 0,133€ soit + 19%
  •  la part de TVA sur un litre de gazole est passé de 0,150€ à 0,153€ soit + 15%
Soit au total une variation de 8,4% pour l’essence et de 0,7% pour le diesel.
*Source UFIP (Union Française de l’Industrie Pétrolière)

 
·         Quand le baril augmente, la part des distributeurs baisse.

Quelques vérités sur l’automobile

·         Savez-vous pour quelle raison en France les véhicules diesel sont plus chers que les modèles essence ? Eh bien les constructeurs vous répondront invariablement que les coûts de fabrication sont plus élevés parce qu’on fabrique moins de diesel que d’essence. Et pourtant 70% des français achètent des diesel.

·         A la fin des années 90 Nissan avait avoué fabriquer la Micra pour 4000 francs (elle était vendue TTC sur le marché français de 85.000 à 105.000 francs), de même que Volkswagen indiquait que sa Golf vendue aux alentours de 140.000 francs lui coutait 21.000 francs.(Cela les médias n’en n’ont jamais parlé)  

·         Les pots catalytiques sur les moteurs diesel à injection indirecte : Bruxelles avait obligé la mise place des pots catalytiques par les constructeurs automobiles sur tous les modèles diesel au 1er janvier 1997. Mais nos trois constructeurs français n’étaient pas prêts à en équiper leurs modèles car ils étaient restés au diesel à injection indirecte (Le catalyseur ne fonctionne que sur les moteurs à injection directe). Les constructeurs ont alors demandé une dérogation à l’état qui leur a été refusée. Tous les prix des voitures diesel ont donc  été majorés de 7000 francs pour l’ajout du pôt catalytique qui n’était d’aucune utilité. L’état avait préféré éviter des amendes de l’Union Européenne et les propriétaires « mazoutés » ont payé ce supplément pour rien. Cette situation dura plus de 2 ans et se termina lorsque nos constructeurs équipèrent leur « mazout » de l’injection directe (apparition des HDI remplaçant des TD et TDI).

·          Les réservoirs GPL sans soupapes de décharge. Le gouvernement français en supprimant la TIPP sur le GPL en 1992 a permis la multiplication des ventes de véhicules gépélisés en France. Toutefois, le matériel destiné à être installé pour la transformation était, soit italien, soit néerlandais. Les industriels français, désireux de s’accaparer une partie du marché (celui des réservoirs GPL), firent pression sur le Ministère de l’industrie et obtinrent la suppression de la soupape de décharge pourtant obligatoire dans le reste de l’UE (car ils étaient incapables de la mettre au point). Résultat, après quelques explosions et quelques décès de pompiers, le gouvernement rétablit ladite soupape en 1999.(c’est le client qui dut racheter un nouveau réservoir aux normes)

·         La garantie du constructeur ne joue pas : Les marques automobiles ne fabriquent pas de véhicules gépélisés d’usine. Quand les constructeurs français vendent un véhicule au GPL, ils utilisent la sous-traitance pour son installation. Mais si vous allez chez le même installateur qu’eux avec votre véhicule essence pendant la période de garantie pour une installation identique, vous perdez la garantie (dans le 1er cas non).

·         Le comble du bonus-malus « écologique ». En 2012,  70,8%  du parc automobile français est composé de diesel (contre 9,9% il y a 30 ans). Les véhicules diesel rejettent 87% des particules émises contre moins de 10% pour les moteurs à essence non catalysés. C’est le résultat de la politique française. Et le diesel bénéficie du bonus-malus « écologique », alors qu’il a été retiré pour les véhicules au GPL beaucoup moins polluants que les essence. Le diesel, à travers ses fumées noirâtres, émet beaucoup d’oxydes d’azote et de benzopyrènes, des particules fines, réputées cancérigènes et suspectées d’être responsables d’allergies, et de maladies cardio-pulmonaires. Les particules fines sont une catastrophe environnementale et sanitaire : 40.000 personnes en meurent chaque année prématurément en France (10 fois plus que la mortalité routière).

 
 ·         La côte officielle de l’Argus n’a rien d’officielle. Depuis que le gouvernement de de Gaulle en 1946 confia la mission à l’Argus de répertorier sur tout le territoire le nombre de véhicules roulants en état (voitures, camions, tracteurs,...), ce journal dit que sa côte est « officielle » . En revanche elle n’a rien à voir non plus avec une côte occasion puisque elle présente la valeur de reprise de votre voiture par un professionnel, la vraie valeur de votre voiture est 15% supérieure.

28 août 2013

Gérard Depardieu, le bouc émissaire


 En traitant Depardieu d’« assez minable », notre premier ministre a perdu une bonne occasion de se taire. Pourtant la plupart des médias tricolores avaient bien embrayé l’affaire derrière lui en brocardant l’acteur sur son départ en Belgique afin d’échapper à la taxation Hollande à 75 %. Mais, ils ont réussi une chose, c’est Hollande qui est devenu la risée de ses homologues et des médias étrangers. Or savez-vous que beaucoup d’entreprises françaises dans lesquelles l’Etat français détient une participation ont elles aussi émigré pour des raisons fiscales.

Pour le gouvernement PS l’exil fiscal ne concerne que quelques français essayant d’échapper à l’ISF . Or, il y a des départs beaucoup plus nombreux, ce sont les chefs d’entreprises (Pas d’ISF sur l’outil de travail) et certains expatriés (2 sur 10 selon une enquête de 2012) qui partent pour créer leur entreprise à l’étranger pour échapper au poids de la fiscalité française. Et tout cela est autrement plus pénalisant pour l’économie française. (selon l’Insee 57% des grands groupes français ont délocalisé contre 5% seulement pour les PME indépendantes) voir encadré Le fisc est laxiste envers les grands groupes.

En France, on endort le peuple avec les pertes d’emplois suite aux délocalisations, l’automobile notamment, mais aussi d’autres secteurs dont les productions se retrouvent en Chine, au Brésil ou au Maroc (Cela ne représenterait que 2 à 3% des pertes d’emplois en France selon l’Insee ). Ces délocalisations, détruisent des milliers d’emplois industriels chaque année, mais pour quelles raisons ne parlent-on jamais des transferts des directions ou des sièges sociaux des entreprises françaises qui causent infiniment plus de torts à l’économie. Les médias sont plutôt muets sur le sujet.

Paradis fiscal (par rapport à quoi ?)

Il n’y a pas de liste officielle des paradis fiscaux. Chaque état établit sa propre liste. Celle de la France est particulièrement fournie, vu le niveau des prélèvements. On pourrait presque s’avancer à dire qu’à part le Danemark, tous les autres pays du monde sont des paradis fiscaux pour notre pays.

Des paradis fiscaux et des paradis bancaires, il y en existe partout. Celui qui est considéré comme le premier au monde se trouve aux USA, c’est l’état du Delaware. Même la Belgique, pourtant avec une fiscalité plus lourde qu’en France, est considérée chez nous comme un paradis fiscal, c’est dire ! ( à cause de l ‘absence d'impôt sur les plus-values mobilières et pour l’anonymat des revenus d'épargne). Le Canada est considéré comme un paradis fiscal pour les mouvements religieux. Si l’on tient compte de certains services (Elle a organisé dès les années 50 le secret bancaire et l’absence de taxes pour les non-résidents et dispose de relais exotiques : Bermudes, Bahamas, Îles Vierges) le plus grand paradis fiscal de la planète est la City de Londres. La Suisse et le Luxembourg sont de simples tirelires, à côté de Londres.

Mais en France aussi, il y a des paradis fiscaux : Les zones franches, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna où il n'existe ni impôt sur le revenu, ni ISF, ni droits de succession et les TAAF (Iles australes) qui disposent d'un pavillon de complaisance.

Les Etats Unis, 1er paradis fiscal dans le monde

Avec la loi "Fatca" [Foreign account Tax Compliance act"], les Etats-Unis font la chasse aux fraudeurs et obligent toutes les banques qui veulent exercer sur leur territoire à signaler les contribuables américains qui possèdent des comptes chez eux. S'ils ne transmettent pas les données, ils ne peuvent pas ouvrir de succursale dans la première économie du monde. De même, le fisc américain voudrait taxer les ressortissants étrangers venant passer quelques mois aux Etats-unis comme le font 700 000 Québécois qui passent chaque année l’hiver en Floride.

Pourtant,ce sont les Etats unis qui, avec le Delaware, possèdent le premier paradis fiscal au monde. Dans cet état, il n’existe ni TVA (sauf si vous vendez à un client du Delaware ), ni impôt sur les bénéfices, l'impôt sur les sociétés y est forfaitaire (65 à 200 dollars), vous pouvez même ouvrir un compte sous un faux nom et enfin il n’est pas obligatoire de tenir à jour une comptabilité et de publier les comptes.

950.000 sociétés sont enregistrées dans ce petit état américain (dont plus de 60% des compagnies américaines de « Fortune 500 » et 50% des entreprises inscrites à la Bourse de New York). Des dizaines de milliers d'entreprises américaines y ont installé leur siège social comme Microsoft, Time Warner, Dupont de Nemours ou Amazon . Tiens, il y a même une société française Sagem Avionics Inc, une Filiale à 100% de Sagem Défense Sécurité (Groupe SAFRAN) dont l’état français est le principal actionnaire.

Les géants américains de l’informatique usent et abusent des paradis fiscaux (Google et Microsoft aux Bermudes, Apple aux îles Vierges britanniques, Amazon à Gibraltar, Facebook et HP aux îles Caïmans et LinkedIn sur l'île de Man...). La plupart de ces sociétés utilisent aussi des pays européens à la fiscalité réduite, comme l'Irlande, les Pays-Bas, le Luxembourg ou la Suisse. Et choisissent aussi des Etats américains fiscalement favorables, comme le Nevada (Apple) ou le Delaware (Amazon).

Le laxisme européen

Le laxisme qui sévit à Bruxelles favorise cette gabegie et est grandement responsable de la faiblesse des états de l’Union Européenne. L’Europe est une passoire avec ses droits de douane trés faibles et en plus, elle favorise la fraude fiscale à l’intérieur de l’Union. En effet, La Commission Européenne n’a aucun droit de regard sur les taxes des états, sauf sur les TVA dont elle peut limiter les taux, mais c’est à peu près tout. Les gouvernements, font donc ce qu’ils veulent, créer de nouvelles taxes ou impôts, durcir (comme fait Hollande ) ou bien assouplir leur fiscalité (Comme la Grande Bretagne ou les Pays-bas). Bruxelles ne peut faire que des remarques, mais ne peut agir et Hollande (pas le pays..., le président) le sait et en abuse. Et depuis qu’il est aux manettes de la France, d’autres, comme les Pays-bas, le Luxembourg, l’Autriche et la Grande Bretagne sont ravis de leur voisin qui leur envoie ces émigrants plutôt aisés.

Le choc fiscal « Hollande »

Les entrepreneurs et les investisseurs fuient la France. Aprés les hausses d’impôts, les nouveaux impôts, Hollande vient d’inventer les contributions (qui parait-il comme la TVA ne sont pas des impôts). Hollande a tout faux, avec le rétablissement de l’ancien barême ISF et une nouvelle tranche à 45% de l’impôt sur le revenu, on aboutit dans certains cas où le contribuable paye un impôt supérieur à ses revenus (et encore sans la tranche à 75% ). Le choc de compétitivité tant espéré est un miroir aux alouettes mais le choc fiscal de 30 milliards d’euros est lui bien réel (réduction des exonérations de charges salariales, hausse des cotisations retraites, hausse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).

Ce ne sont pas seulement quelques dirigeants qui partent mais aussi des cadres (comptabilité, droit, finance, marketing). C’est aussi des consultants, avocats, experts comptables ainsi que toutes les dépenses annexes (restauration, transport, immobilier, nettoyage, etc.) qui disparaissent . Selon l’économiste Christian Saint-Etienne, l’ISF nous a coûté 0,3% de croissance annuelle depuis douze ans, ce qui représente 500 000 emplois perdus. D’après ses estimations, 20 000 chefs d’entreprise se sont expatriés sur la période 1997-2009, ce qui représente une perte de capital productif de 300 Millards d’ € en douze ans.

Depuis que Hollande est là, c’est la débandade

Alstom (les centrales électriques et les TGV) délocalise sa direction à Singapour, probablement que bientôt ce sera le siège social qui sera transféré. Une entreprise ayant son siège et ses dirigeants à Singapour est-elle toujours de nationalité française ?

Autre exemple, la famille Peugeot souhaite céder ses parts dans PSA à General Motors. Avec un actionnariat américain, il est fort probable que Peugeot devienne rapidement une société américaine et personne ne pourra les contraindre à fabriquer leurs voitures en France si ce n’est pas rentable. Tous les fleurons de l’industrie française sont prêts à quitter le pays. (on n’entend plus Montebourg !)

Selon « les Echos », trois entreprises du CAC 40 seraient en partance pour Londres avec une partie de leur état-major. Parmi ces sociétés françaises qui nous ont déjà quitté, on trouve : Péchiney, Rhône-Poulenc, Total et Elf Aquitaine qui possèdent une société d’assurance captive aux Bermudes et Paribas et la B.N.P. au Luxembourg.

L'exil fiscal connaît une croissance sans précédent depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande et la hausse massive d'une fiscalité déjà l'une des plus élevées au monde. Selon Jean-Michel Fourgous (Député UMP), sur 2012, cinq fois plus de personnes assujetties à l'ISF qu'en 2011 auraient fuit l'enfer fiscal français.

Pour fuir les taxes « Hollande », partez en Hollande

Les Pays-Bas, la porte d’entrée vers les paradis fiscaux

Cela fait maintenant près de 20 ans que Renault a cessé d’être une entreprise française, lorsqu’au milieu des années 90, l’entreprise française, avec l’aval de son actionnaire principal, l’état, a tranféré son siège social aux Pays-bas et sa holding financière en Suisse. Voilà un bel exemple de l’état qui est mal placé pour donner des leçons.

Quand un groupe veut s’exempter d'impôts, il s’exile aux Pays-Bas où les bénéfices seront épargnés. Et que trouve t’on parmi les sociétés françaises installées dans ce paradis fiscal ( tels que Renault, EADS, Total, Saint gobain, Air liquide, Cap gemini , Casino, Bel, Accor, Sodexho, Aventis, L'Oréal, BNP, Paribas, Air France-KLM, Spie, Danone, Geodis, Transdev, Sofinco, Unibail... ), eh bien des sociétés appartenant à l’état : EDF (Etat actionnaire à 85%), GDF Suez (Etat actionnaire à 36%), Thales (Ent. publique actionnaire à 27%)et Veolia (Ent. publique actionnaire à env.30%). Ces sociétés viennent non seulement pour économiser des impôts, mais elles viennent profiter d’une législation trés souple qui permet de faire transiter les revenus des filiales étrangères vers un paradis fiscal comme les Iles Caimans, par exemple.

Donc l’état français gruge le fisc français mais aussi les administrations fiscales d’autres pays. Ca s’appelle du blanchiment et organisé ...en plus .

Ou en Irlande

L’irlande, autre état de l’UE, a su attirer de nombreuses entreprises grâce à un taux de l’impôt sur les sociétés plafonné à 13%. Plus de 1 360 filiales de groupes européens ont implantées leurs directions, leurs sièges sociaux ou leur usines pour exporter vers les marchés européens. Cela représente 250 000 emplois qui s’ajoutent au 115.000 des 700 multinationales américaines installées en Irlande. De nombreuses entreprises françaises, 292 filiales d’entreprises françaises, représentant 14 158 emplois s’y sont installées, comme Sanofi Aventis ou Yves Rocher.

Ou en Suisse

Selon la Chambre franco-suisse pour le Commerce et l’Industrie il y aurait 100 nouvelles sociétés françaises installées en Suisse depuis le 1er janvier 2013. La Suisse accueille maintenant environ 850 entreprises (Elles étaient 400 en 1999, 500 en 2003 et 750 en 2011). De plus en plus d’entreprises françaises y envoient leurs cadres même sans aller jusqu’à y déplacer leur siège social, car les charges sociales s'élèvent à 32 % en Suisse contre 65 % en France et pour bénéficier d’un taux d'imposition plus bas et échapper à la taxe sur les hauts revenus.

Sur les 5 500 fortunes étrangères imposées « au forfait » en Suisse, 2 000 sont d’origine française et 44 exilés français figurent parmi les 300 premières fortunes suisses.

Ou bien au Luxembourg

Eurofins Scientific (10 000 salariés) Sword Group (1 300 salariés) et Storengy (filiale stockage gaz de GDF-Suez), les trois sociétés françaises viennent d’annoncer leur intention de délocaliser leur siège social au Luxembourg. Ils viendront rejoindre plus d’une centaine d’entreprises françaises déjà implantées au Grand-Duché, dont un tiers dans le secteur financier.

Ou bien en Belgique

Gérard Depardieu et Bernard Arnault ont mis sur le devant de la scène ce pays où l’impôt sur le revenu est plus élevé qu ‘en France, mais où l’ISF et les taxations sur les plus-values n’existent pas. La Belgique compte environ 60 000 exilés français pour des raisons fiscales (sur 110 000 expatriés inscrits volontairement au consulat) selon le cabinet d’avocats bruxellois Dekeyser & Associés.

Sans oublier les cocotiers des iles caimans

Champion de l'opacité, l'archipel est devenu la cinquième place financière mondiale derrière New York, Londres, Tokyo et Hong­kong . 80 000 entreprises y sont domiciliées, la plupart n'étant que de simples sociétés-écrans. Il y aurait aussi plus de 1 000 établissements bancaires et compagnies d'assurances et près de 200 trusts. La plupart des banques françaises y sont : BNP, Société générale, Crédit agricole…

Il est probable qu’une partie de votre argent se trouve aux Caïmans si vous possédez des (Sicav) ou si vous êtes titulaire d’un contrat d’assurances vie.

Hollande se trompe

Une multi-nationale comme Total n'a de français que le nom (80% des actions appartiennent aux fonds de pensions américains, les 20% restant appartiennent à des milliardaires et aux dirigeants de l'entreprise). Cette entreprise créée sur les fondations d’entreprises appartenant aux contribuables (Elf, Caltex, Avia, ...) donne le privilège aux français de payer 1,50 euro le litre d'essence (dont 70% va à l'état) alors qu’au Vénézuela le litre est à 0,017 €, 0,07 €/L en Iran et 0,12 €/L en Arabie Saoudite. Et total n’est pas un cas unique.

La vrai richesse du pays, ce sont les PME/PMI et l’artisanat (premier gisement d'emplois et de richesses pour notre pays). Laissons tomber ces gros trusts et investissons dans les petites entreprises, celle qui payent leurs impôts en France.

Vive la France et ses "pigeons"...

encadré

Le fisc est laxiste envers les grands groupes

L'impôt sur les sociétés représente environ 10 % des recettes fiscales de l'État, mais il pourrait rapporter nettement plus si Bercy appliquait ses propres lois. Lorsqu’une entreprise française ouvre un établissement à l’étranger, elle doit justifier une autonomie de décision et de gestion, une installation permanente, un réseau commercial et un chiffre d’affaires propres à cette filiale. Or c’est loin d’être le cas, on constate souvent que ces sociétés rapatrient les bénéfices de filiales étrangères pour minimiser ou échapper à l’impôt. On arrive à des aberrations comme Total qui ne paye pas d’impôt en France alors qu’elle a dégagé un bénéfice net de 8,9 milliards d’euros en 2009. Total s'arrange pour être en perte en France: les raffineries françaises achètent cher le pétrole à ses filiales étrangères, qui font la marge dans les pays où c'est le moins taxé.... Danone, Essilor, Saint-Gobain, Schneider, Suez Environnement ne payent pas non plus l’impôt sur les sociétés en France. Le cas de Renault (dont on se demande si cette entreprise est toujours française) est emblématique des relations politiques /industriels en France : Le constructeur paie 3% d'impôt dans le monde sur ces bénéfices et pourtant il perçoit depuis des décennies des aides de l’état français, de l’Europe et de pays étrangers (aides de la France pour essayer de garder les emplois en France, aide de l’Europe pour la création d’emplois dans les pays voisins et absences de taxes lors de l’implantation d’une usine à l ‘étranger) A tous les coups on gagne.

Chez Total, comme chez Renault et tant d’autres on trouve parmi les dirigeants un nid de polytechniciens et autres petits commis de l'Etat (ils ont en fait fréquenté les mêmes écoles que nos politiques). Total est aidé par les moyens de l’état (Affaires étrangères, Défense, DGSE, Coopération, ...) pour accéder aux gisements de gaz et pétrole. Le coût que fait peser Total sur le denier public est considérable. Même chose, lorsque l’état soutient la vente des voitures neuves. Sans parler des aides aux banques : L'Etat, bon prince, prête de l'argent aux banques à (env.) 1,5%, mais comme il est sans le sou, il a emprunté à 4,5%.

Encadré

Les français expatriés

Déçus par la droite, paniqués par la gauche, les Français sont toujours plus nombreux à opter pour l’expatriation. Avec une augmentation du nombre d’inscrits de 60% depuis 2000, les Français sont toujours plus nombreux à opter pour l’expatriation. En 2012, 17 000 Français se sont inscrits au Registre mondial des Français établis hors de France, mais beaucoup ne s’inscrivent pas, si bien que le chiffre de 1 611 054 expatriés français au 31 décembre 2012 inscrits sur les registres consulaires serait loin de la réalité. 50 000 à 100 000 résideraient à l’étranger pour des raisons fiscales.

Encadré :

on les a autorisé a trafiquer les prix du gaz

Qu’ont en commun Gaz de France, Electricité de France, Renault SAS, BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, Deutsche Bank AG, Barclays Bank, JP Morgan et Goldman Sachs International ? Eh bien, ils ont tous été autorisés par le gouvernement français par arrêté ministériel entre 2004 et 2011 à faire le commerce du gaz naturel. Le prix du gaz augmente et est promis à un bel avenir et GDF, dont Bruxelles combat le monopole (comme pour la SNCF, EDF, Française des Jeux, etc...), veut-il faire croire qu’il aurait des concurrents sur le marché français ? C’est tellement plus simple pour fixer les tarifs, surtout que l’état actionnaire lui accorde sans problème les augmentations, même si Hollande fait mine de refuser. Il va falloir surveiller de prés sa gazinière. Car Hollande a trouvé la solution pour booster la croissance : faire grimper la consommation des ménages. Ce qui a permis de faire + 0,5% de croissance au second trimestre , c'est la consommation des ménages qui a tiré le PIB vers le haut (et notamment grâce à la hausse des dépenses d'énergie (+2,4%) liée à un printemps plus froid). Et tout ça c’est bon pour Hollande le grand économiste.

Encadré

Le japon a inventé une arme anti-immigration et anti-délocalisation

La population du Japon a vu sa population baisser de 200.000 habitants en 2012. Ce déclin démographique dû au vieillissement de la population va s’accentuer dans les prochaines décennies, ce qui pose un réel problème de main-d’oeuvre. Le Japon, pour protéger sa culture, se refuse, comme l’Allemagne le fait, à ouvrir ses portes à l’immigration. Aprés avoir créé les robots adoptés chez les constructeurs automobiles du monde entier, voici maintenant qu’apparaissent les robots humanoides. Au Japon, l’usine Glory, qui fabrique des caisses enregistreuses, utilise, au milieu des ouvriers humains, depuis 2 ans des humanoides sur une chaîne de montage. Ces robots assemblent les pièces d’un trieur de billets d'une caisse enregistreuse. Ces robots peuvent atteindre 80 % de la productivité d'un humain, mais la grande différence, c'est qu'ils ne font pas de pause, ils n'ont pas de week-ends, pas de congés, ils travaillent aussi la nuit et ne font jamais d’erreurs. Ils ne touchent pas de salaires, ne font jamais grève et sont amortis au bout de 2 ans. Grace à eux, inutile de délocaliser.

La France a choisi une autre voie, l’immigration et la délocalisation.

A méditer ! !