Avant qu’Hollande ne soit
président, il se faisait passer pour un expert en économie. Dans les débats à
l’assemblée nationale, c’était toujours lui qui intervenait pour le PS
lorsqu’il s’agissait de traiter ce sujet. A l’époque, il était le champion des
champions de la langue de bois pour dire tout et son contraire. Depuis qu’il
est aux manettes, il n’a plus aucun cap, il parle, il parle, mais son discours
est creux et surtout il ne sait même pas lui-même où il va. Il se trompe sur
tout, non seulement il ne redresse pas l’économie, mais avec lui la France perd
du terrain. En politique extérieure, même credo, il se trompe, pour quelle raison
drague t-il le Quatar et l’Arabie Saoudite qui soutiennent les djiadistes en
guerre contre la France au Mali. Que fait la France en Centrafrique, pour
défendre des chrétiens qui font autant d’exactions que les milices musulmanes.
Non, ce n'est pas une blague, François Hollande va essayer
de changer de politique. Après avoir dit, lorsqu’il était candidat : "Mon
véritable adversaire, c'est la finance", il avait rassuré la City avec un
"I’m not dangerous". Notre président sait adapter son discours en
fonction de son public. Rien ne vaut les voyages à l’étranger car cette semaine
il a dû rester à Paris, et celle-ci a été mauvaise. Il a fallu encaisser
l’échec de la vente des Rafales au Brésil (il devait être au courant puisque la
semaine dernière, les dirigeants de Dassault n’étaient pas parmi les invités
lors de son voyage à Brasilia) puis il a reçu pour un repas à l’Elysée l’élite
des patrons français, mais cela ne s’est pas passé comme prévu. Enfin le même
jour il a reçu une pétition signée par 50 patrons de filiales de groupes
étrangers.
Que connait-il de
l’économie ?
Cette semaine, Hollande a reçu quelques grands patrons du
CAC 40 qui ont prévenu le chef de l’Etat de la dégradation de la situation
économique. Hier, c’était au tour de l’Insee de tirer la sonnette
d’alarme : La croissance ne sera pas au rendez-vous en 2014. Mercredi, 50
patrons de filiales de groupes étrangers ont adressé une pétition à François
Hollande en expliquant que leurs sièges ne veulent plus investir en France.
Toutes ces entreprises représentent plusieurs millions d’emplois en France et
elles sont toutes d’accord pour dire à Hollande qu’il doit changer sa politique
économique. Leur crédo est toujours le même : Trop d’instabilité fiscale, aucune visibilité
sur ce qui va se passer, trop de charges sociales, trop de bureaucratie et pas
de goût pour le travail.
Cette semaine Hollande avait convié une dizaine de grands
patrons français ( Total, Suez, Société Générale, Publicis…) pour savoir ce qu’il
y avait au programme de Davos cette année. Mais il voulait surtout leur
demander s’il devait aller à ce forum du
capitalisme mondial pour y représenter la France. Il a donc fait un tour de
table pour connaitre l’avis de tous ces patrons. En guise de réponse, tous ont
parlé de sa politique économique désastreuse, de la fiscalité, de son
instabilité, du manque de compétitivité et de la difficulté à travailler en
France.
A- t-il compris l’absence de réponse à sa question :
« Surtout n’allez pas à Davos, vous
allez faire honte à la France, restez à l’ Elysée».
En raccompagnant ses hôtes, Hollande leur a dit qu'il était
d’accord avec tout ce qu'il avait entendu. Pépère comprendrait-il enfin
l’économie ? La semaine dernière au Brésil (voir : Elle est où la France ?), il avait
convenu que la fiscalité devait être stabilisée et même abaissée et que la
compétitivité des entreprises était trop faible etc.
Mais il ne convaint personne, nous avons en France la gauche la plus bête du monde.
Inversion de la
courbe du chomage
En septembre 2012, contre toute attente, Hollande nous
apprend que « le chomage va
connaitre une inversion d’ici un an », puis en juin 2013, « la courbe du chômage sera inversée à la fin
de l'année », ensuite en novembre 2013, sans doute inquiet par les
chiffres, il nous dit : « Tout
est fait pour qu'on puisse y arriver ». Aujourd’hui, c’est Ayrault qui
nous apprend: « On y est presque »
et Sapin : « L'inversion de la
courbe a été atteinte en octobre ».
Cela fait plus d’un an que Hollande nous bassine avec
l’inversion du chômage. Si Hollande est si affirmatif, c'est qu'il connait déjà
les chiffres. Entre les radiations mensuelles de Pôle emploi (plus de
200 000 dans l’année ), les transferts de la catégorie A (seuls
comptabilisés dans les statistiques) vers les catégorie B et C, les emplois
aidés (payés par les contribuables) et les embauches de fonctionnaires (plus de
16 000 cette année), il est facile de trafiquer les chiffres. Les collectivités
locales et les administrations embauchent massivement des contrats d'avenir et
des contrats aidés, même si elles n'ont pas de boulot à leur proposer. Ces
jeunes vont arroser les plantes, faire et servir le café à la pause et faire
quelques photocopies, le tour est joué.
Les français ne sont pas dupes de ces magouilles, l'emploi
marchand continue de se dégrader. Nous voulons de vrais chiffres, pas ceux du
chômage, Les Anglais publient le nombre de personnes qui ont un travail, pas
les chomeurs, rapporté à la population. Avec Hollande, à la différence avec les
escrocs qui sont souvent des gens très brillants et charismatiques, on voit la (grosse) ficelle... et on perçoit
bien le caractère mensonger de ses affabulations.
Quelle politique a t-il mis en place pour lutter contre le
chômage ? On ne compte plus les usines qui ferment car leurs coûts de
production sont trop élevés avec les prélèvements obligatoires confiscatoires
qu'il a mis en place. Le seul moyen qu’il a trouvé reste d'embaucher dans la
fonction publique, fabriquer des fonctionnaires et créer des emplois fictifs
pour quelques mois. tout l'inverse d'une solution. En Chine, il vante les
délocalisations, les transferts technologiques et les rachats d’entreprises.
Les pays pétroliers achetent nos entreprises pour copier nos brevets et fabriquer
ailleurs. Les emplois jeunes sont des postes de dépenses sans avenir (après
2017, ils seront tous chomeurs).
A MOINS D UN MIRACLE
Oh, le vilain petit
Quatar
Hollande et Fabius ont décidé qu’ils ne se rendraient pas à
Sotchi pour l’inauguration des jeux olympiques
d’hiver car ils considèrent que
des travailleurs immigrés recrutés en masse sur les chantiers des jeux d’hiver
sont soumis à des mauvais traitements, mais surtout la stigmatisation des
homosexuels par la législation russe. Mais que va t-il faire en Chine, au Qatar
où en Arabie saoudite ?
La visite du président français au Qatar, en juin dernier, ne
clarifie pas les débats : les chefs d'Etat passent, mais l'Elysée garde pour
l'Emirat ses yeux de Chimène. En vendant son gaz et son pétrole à la France, en
achetant le club de foot de la capitale (PSG), le Qatar s’achète une virginité
de conduite au "pays des droits de l'Homme".
L'Emirat qatari est un des deux pays wahhabites au monde.
Les Droits humains, y sont juridiquement et quotidiennement bafoués. Ainsi, à
l'occasion de l'implantation du Lycée Voltaire, on apprend qu'il est interdit
de mentionner, devant tout Qatari de moins de 18 ans, l'existence d'une
religion autre que l'islam. On n'ose penser ce que vaudrait la mention d'athée...
ou de laïcité, au pays de la charia. Le Qatar compte 1,8 million d'habitants,
dont 430 000 Qataris. Outre les expatriés occidentaux et arabes, 1,2 millions
de travailleurs asiatiques pauvres et sous-payés font tourner l'économie du
pays. Chaque travailleur immigré est « adopté » par son maître qatari
conformément à la charia. Il est placé sous une tutelle juridique qui bafoue
les normes juridiques internationales et privé de son passeport (Quelques français sont interdits de quitter
le Qatar. Que fait Fabius ? ). Que les Qataris vivent sous la loi
qu'ils se sont choisis, c'est leur droit, mais l'affaire dépasse les frontières
car le Qatar finance le djihadisme non seulement en Afrique (Mali, Tunisie,
Lybie), mais aussi dans nos banlieues. Grâce
à leur rente pétro-gazière qui lui rapporte plus de 80 milliards d'euros
par an, ce pays a tout loisir de les réinvestir dans le monde par le soutien
des mouvements djihadistes, wahhabites et frères musulmans dans le monde et les
investissements de prestige, et surtout financiers, en Occident.
Notre allié est ainsi notre meilleur ennemi. Il abrite ainsi
l'ancien numéro deux de Kadhafi, il scolarise les petits-enfants en fuite de
Ben Ali, il accueille l'ancien chef du FIS algérien, Abassi Madani, il abrite
le prédicateur en chef des Frères musulmans, l'ultra-rigoriste cheikh égyptien
Qaradaoui (interdit de séjour en France pour apologie du nazisme), il héberge
l'ancien vice-président de Saddam Hussein, et vient d'ouvrir un bureau aux
Talibans afghans!
Algériens, Maliens et les services français dénoncent la
main du Qatar dans le djihadisme islamique au Sahel et au Mali ainsi qu’en Tunisie
(soutien à Ansar Charia) et en Egypte (soutien financier massif aux Frères
musulmans).
L'armée française est donc franchement l’ennemi du Quatar en
ayant combattu les djihadistes en Afghanistan, puis au Mali. La France est
l'alliée de l'Algérie, de Bamako et de Tripoli qui traquent les djihadistes, en
revanche elle soutient, comme le Qatar, la révolution syrienne.
L'argent n'a pas d'odeur. Responsables politiques et
sportifs, médias publics et privés chantent la gloire du Qatar. Faut-il que la
crise économique aveugle nos responsables ? L’émir du Qatar, ami de l’État
socialiste français et des djihadistes, soutient le Hamas (considéré comme une
organisation terroriste par la communauté internationale).
Voilà donc à quoi s’occupe le nouvel ami (et peut-être
donneur d’ordre) des socialistes qui nous gouvernent. C’était bien la peine de
donner des leçons de morale à l’UMP pendant 5 ans ! En tant que socialiste, je
trouve qu’il n’y a pas de quoi pavoiser avec un gouvernement de cet acabit !
Que fait la France en
Centrafrique ?
L’armée française est chargée de désarmer les milices
ex-sélékas et anti-balakas. Or que constate t-on, non seulement, ils ne les
désarment pas mais leur demandent seulement de rester cantonnés dans leurs
casernes. Pendant ce temps, les soldats tchadiens (amis des Sélékas) leurs prêtent
leurs brassards afin qu’ils continuent à perpétrer les exactions contre les
chrétiens. Les anti-balakas ne sont pas en reste, aujourd’hui, leurs milices armées de coupe-coupe règlent
leurs comptes aux musulmans. Depuis début décembre, on dénombre plus de 1000
morts dans les deux camps. Que vient faire la France dans ce bourbier ? Hollande aurait dû réfléchir avant de se
précipiter. En début de semaine, Fabius annonce que des troupes allemandes et
britanniques vont se joindre à l’armée française sur le terrain et nous
apprenons finalement que seul, un équipage de 50 soldats polonais va se rendre
en Centrafrique. Hollande n’a aucun poids en Europe, après les déconvenues du
Mali et de la Syrie, il persiste en Centrafrique. Elle est loin sa promesse de
retirer tous les soldats français des théatres d’opérations afin qu’il n’y ait
plus de pertes.
En tout cas, il faudrait que Hollande explique aux français
sa guerre en Centrafrique car depuis 15 jours les médias ne parlent plus que de
"massacres" perpétrés par les méchants chrétiens contre les gentils
musulmans, histoire de brouiller encore un peu plus les cartes. Combattre les musulmans
qui ont envahi la RCA avec.... des musulmans tchadiens!!!! Car, c'est bien de
cela qu'il s'agit. Notre armée va se trouver dans une situation intenable.
C'est bien du Hollande qui n'a jamais rien compris à l'Afrique et qui s’est
encore précipité sans réfléchir, à moins que ce soit encore pour sa popularité.
Malheureusement, c'est de nos soldats dont il s'agit....
Mais qui les français ont-ils élu ? Pendant encore combien
d’années allons-nous payer les erreurs économiques et politiques de la gauche ?
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire