28 juil. 2014

Bienvenue en Diktaturie !



Cela dure depuis plus de 20 ans mais ça se voit de plus en plus,... quoi ? Eh bien la France à sa démocratie qui fout le camp. La France devient un pays où avoir certaines opinions va devenir un délit. 31 personnes arrêtées sur les Champs-Elysées pour avoir sifflé Hollande, Taubira vient de réintroduire les procès politiques. Même en Chine ils commencent à rire... quand ils voient que dans le pays des « droidelom », on interdit les manifs, on persécute les humoristes, on censure les sites Internet et on fait les poches des gens à coup de taxes, impôts et amendes, bref, le seul droit qui reste aux français, est celui de la fermer. Dans une démocratie, la justice poursuit la presse en cas de publication jugée illicite, le site Internet ou le journal prennent un avocat pour se défendre. Dans une dictature, c'est l'administration et la police qui sans avoir besoin de l’avis d’un tribunal, limitent ou suppriment toute liberté d’expression. Dans notre pays, c’est cette deuxième solution  qu’ont clairement choisi Valls et Hollande, avec notamment cette nouvelle loi qui a toutes les chances de passer à la rentrée et qui va permettre les fermetures de sites Internet sans intervention de la justice. Pour l’instant, cela ne concerne que de sites Internet  pédopornographiques et ceux faisant l’apologie du terrorisme. Mais qui nous dit que demain, critiquer Hollande ne va pas être considéré comme un acte terroriste.

On se croirait revenu au temps de l’ORTF, l’époque ou c’était le ministre de l’information Alain Peyrefitte, qui dictait à la seule chaine qui existait, ce que les journalistes avaient le droit de dire. Malgré 1968, 1981, les radios « libres » et la multiplication des chaines de télévision privées et publiques, ce n’est pas mieux aujourd’hui, sauf que le ministre de l’information a été remplacé par le président de la république. Crise majeure, destruction d’un avion par un missile en Ukraine, guerre  entre Israel et le Hamas, la Libye à feu et à sang, les chrétiens d’Irak chassés par les sunnites, hausse constante du chômage, tout cela laisse de marbre l’Elysée et le gouvernement. Puis, tout d’un coup un avion d’Air Algérie s’écrase au dessus du Mali et Hollande se réveille. Un conseiller de l’Elysée nous explique que le président a décidé de se montrer réactif (on se demande pourquoi), il annule son voyage à la Réunion et prend lui-même les choses en mains. C'est lui le chef d'orchestre, il distribue les rôles pour les prises de parole de ses ministres. Hier, c’est lui qui donne son feu vert à la publication des premières photos et vidéos de l'avion écrasé au sol. En 3 jours, Hollande fait 3 conférences de presse sur le crash, on y apprend rien puisque dans son discours, ce ne sont que des questions sur les causes de l’accident. Bref, il cause, il cause et les français ne comprennent pas cette avalanche de prises de parole. Hollande est le nouveau porte-parole du gouvernement, il se pose en président grave, sérieux et légitime! Il a transformé cette catastrophe aérienne en récupération politique. Il en fait des tonnes et des tonnes mais que peut-il faire d'autre, il faut bien qu'il s'occupe. On aimerait qu’il ait la même réactivité sur le chômage, la compétitivité de nos entreprises et sur la baisse des dépenses publiques.

Museler Internet, le nouveau projet du gouvernement
Les français sont en vacances ou occupés par la Coupe du monde de football et par le Tour de France, pendant ce temps, presque en catimini, la commission des lois de l’assemblée nationale a voté mardi le projet de loi de censure d’Internet (œuvre de Manuel Valls) présenté par le  ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Ce projet de loi qui va être à coup sûr voté en septembre prochain prévoit entre autres la fermeture administrative, sans autorisation de la justice, de sites Internet. On nous dit que cette loi n’intéresse que le blocage administratif de sites faisant l'apologie du terrorisme, mais il y a aussi d’autres choses. Cette nouvelle loi marque un recul de la liberté d’information en diminuant la protection juridique des journalistes et en aliénant la protection des sources. De nouveaux délits de “provocation aux actes de terrorisme” et d’apologie du terrorisme” sortent du champ de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 pour être inclus dans le code pénal et le simple fait de diffuser par internet devient une circonstance aggravante qui fait passer la peine de prison de 5 à 7 ans et une amende de 75 000 euros par rapport à la diffusion sur un autre type de média. Par exemple, un journaliste ou un blogger qui diffuse ou même qui partage un interview d’une personne considérée en France comme terroriste (par exemple un pro-russe ou une personne du Hamas ou du Hezbollah) pourra être poursuivi au pénal et son site fermé administrativement.
L’article 9 du projet de loi prévoit "la possibilité, pour l’autorité administrative, de demander aux fournisseurs d’accès à Internet de bloquer l’accès aux sites provoquant des actes de terrorisme ou en faisant l’apologie.Cette  procédure est opaque : Qui établit la liste des sites à bloquer ? Selon quels critères ? Surtout quand on sait qu’en 2013, plus de la moitié des sites ayant fait l’apologie du terrorisme concernaient des réseaux sociaux. Or, aujourd’hui, Facebook et twitter sont dans l’impossibilité technique de bloquer une page unique de leurs sites.

Ça commence comme ça
Quand on constate la censure de vidéos sur Youtube, de tweets, de pages Facebook, des spectacles de Dieudonné et de certaines manifestations, on comprend que l’on s’enfonce dans la nouvelle France de Valls et de Hollande ou la censure et la dictature sont devenues la règle du jeu. Comme disait l’autre, la France c'est l'Union soviétique qui a réussi. Quand on se permet d'écouter un ancien président de la République pourquoi se gêner. Ce gouvernement  utilise de plus en plus des artifices propres aux régimes totalitaires ! Vous verrez que bientôt les opposants seront appelés des terroristes anti socialisme... ! Ca a commencé par la chasse au Sarko et à la droite en général (voir procès de Cayenne). Pour quelle raison des policiers en civil ont appréhendé 31 personnes sur les Champs-Elysées le 14 juillet ? Leur faute, siffler Hollande à son passage, est-elle semblable aux casseurs ayant détruit du mobilier urbain et des commerces lors des manifestations pour la Palestine. Allons-nous tous nous retrouver sur le mur des cons ?
Demain le simple fait de taper des mots clefs sur un moteur de recherche se soldera par un séjour en prison.
Quand on voit comment est traitée par les médias l'affaire ukrainienne, on comprend qu'une censure d'internet, comme par hasard verrouillerait encore plus l'information. Nous n’aurons plus que le droit aux infos agréées par l'OTAN.

Gare les blogger
Nos politiques n’aiment pas internet qui diffuse des fausses nouvelles mais aussi DES VRAIES, et cela dérange.  Les  socialistes reconnaissent donc que leurs amis juges sont trop laxistes, alors ils font donc appel à des décisions administratives ou de police car là ils sont sûr de la fermeté des décisions. Les français ne sont pas assez intelligents pour faire eux-même le tri dans les informations qu'ils vont consulter. L'état va donc sélectionner à leurs place, ce qui est bon. Comme on l’a vu dans le projet de loi les peines de prisons seront plus lourdes lorsque la diffamation ou l’injure proviendra d’Internet. Les journaux papiers et les radios, déjà sous contrôle, sont favorisés. Moi qui pensait que la liberté d'expression était garantie par la constitution.
Les blogger ne le savent pas, mais vis à vis de la loi, l’état ne les considère pas comme des journalistes. Ils ne sont pas protégés comme le sont les journalistes et notamment concernant les accusations de diffamation et d’injure. Lorsqu’un blogger est convaincu de ces délits, l’amende peut aller jusqu’à 12 000 euros, mais si la victime est de la fonction publique (fonctionnaires, mais aussi président de la république ou ministre), un tribunal, l’armée ou un corps assimilé, l’amende passe alors à 45 000 euros. A ce risque d’amende peuvent s’ajouter des dommages et intérêts qui peuvent se monter à 20 000 euros.

Contournable en un clic
Comme c'est le cas dans les pays pratiquant déjà la censure d'Internet, les internautes utilisent des réseaux privés virtuels (VPN), qui leur permettent de se connecter de façon chiffrée via le réseau d'un autre pays et donc d'échapper aux blocages. Leur utilisation a explosé en France depuis la mise en place du gendarme du piratage, la Hadopi. De nombreux blogger utilisent aujourd’hui TOR, qui permet aussi d'échapper à la censure, gratuitement et en un clic. L'utilisation de Tor explose dans les grandes démocraties, de plus en plus adeptes de la cybercensure
L'internet est le seul moyen de s'informer et de rassembler des foules immenses en quelques jours. On comprend qu'ils en aient peur.

La France franquiste ?
Cabinet noir montant des dossiers contre l’opposition, muselage des médias, contrôle de l'information, enfumage des français, interdiction de manifestations, pression sur le  judiciaire, discours manipulatoire, et même soutien aux régimes d'extrême droite... Sacré Hollande, sacré Valls ! Ils se sont trouvés tous les deux. Et dire que 20% du peuple de gauche continuent à les soutenir mordicus.
Le projet de loi est bien parti pour être validé en septembre, car il est très cher au Premier ministre Manuel Valls. Aujourd'hui, comme pour tous les projets de loi concernant les libertés sur Internet (Hadopi, Loppsi 2, Loi de programmation militaire, etc.), il y a peu d’opposition parmi les élus de tous bords car rares sont ceux qui ont compris le fonctionnement d'Internet. Il y a un fantasme du contrôle d'Internet, que l'on retrouve autant à droite qu'à gauche. Les députés retrouveront-ils la raison d'ici l'examen de la loi et verront-ils Internet comme un espace sur lequel il faut appliquer les lois existantes et non pas en créer d'autres plus strictes.
La liberté n'existe plus en France. Avec ce type de loi, la France prend le chemin des dictatures bananières.

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